Critique - Kemeko DX
Oui mesdames et messieurs ! Pour la modique somme de 12 épisodes, vous obtiendrez en exclusivité la version deluxe de notre nouveau pack Kemeko ! Ce paquet deluxe contient, en plus de l'édition standard, du mecha, de l'ecchi, de l'épée, de la conspiration... Vous en aurez pour votre argent ! Cette remise extraordinaire nous est permise grâce à notre sponsor, Mishima Corporation. It's a Mishima !
Sanpeita Kobayashi pouvait se vanter d'avoir une vie de lycéen classique, mais c'était sans compter l'arrivée de Kemeko, petit mecha « fille » aux allures d'Asuka de Evangelion. Après avoir amené le chaos et la destruction dans la classe du lycéen, Kemeko se présenta : Elle était... La fiancée de Sanpeita.
Kemeko DX est un anime des studios Hal Film Maker déjà connus pour Mahou tsukai ni taisetsu na koto, Obân Star-Racers, ou encore Bokusatsu Tenshi Dokuro-chan ; Ils ne sont connus ni pour leurs grosses productions, ni leurs animes transcendants. Cette adaptation du manga de Masazaku Iwasaki est orchestrée par Tsutomu Mizushita (Dokuro-chan, Kujibiki Unbalance, XxxHOLIC).
Coté voix, on retrouve Eri Kitamura (Rimi Sakihata de Chaos;Head, Saya de Blood + ou encore Ami Kawashima de Toradora!) dans le rôle de Sanpeita et Chiwa Saitô (Louise Halevy de Gundam 00, Becky de Pani Poni Dash!, Subaru Nakajima de Nanoha StrikerS) dans celui de Kemeko. Mention spéciale pour Rie Kugimiya (Shana, Louise Françoise Le Blanc de la Vallière, Taiga) qui pour une fois ne joue pas le rôle d'une tsundere, une expérience qu'on aimerait bien se voir renouveler plus souvent.
En ce qui concerne la réalisation, l'animation est assez inégale, et même si l'on a eu le droit à un final sublime, on aurait préféré voir le budget un peu mieux dispersé sur les épisodes centraux de la série. On a aussi le droit a des CG absolument affreuses dont on aurait largement pu (et préféré) se passer.
La musique, quant-à-elle, remonte un peu le niveau, avec un ending qui a le pouvoir de laisser un grand sourire au premier visionnage, et qui a suffisamment marqué les esprits pour engendrer un certain nombre de parodies sur NicoNico quelques jours après le passage du premier épisode. Malheureusement, petite production oblige, cet ending a été tellement réutilisé à toutes les sauces qu'il en est devenu un gag bien trop lourd... En revanche, l'opening, lui, est une arme de destruction massive d'oreilles et de neurones : Imaginez simplement une suite de mots pris au hasard et répétés pendant 90 secondes avec un pauvre fond musical digne d'un groupe d'adolescents jouant dans un garage et vous serez encore... loin du compte.
Ce qu'on reprochera surtout à Kemeko Deluxe c'est un scénario condensé sur 12 épisodes qui est plus « bordélique » qu'une chambre d'étudiant geek névrosé atteint de la maladie de Parkinson en phase terminale.
Les points forts de la série sont bien plus durs à trouver, même si on peut souligner quelques personnages appréciables comme ceux de Misaki (Malheureusement doublée par Rie Kugimiya) et de M.M, même si au final, on ne retiendra que Kemeko, seul personnage qui n'est pas un stéréotype parfait de comédie ecchi, même si en creusant un peu, on se rend compte que ce n'est qu'une tsundere dont le coté deredere est symbolisé par le pilote hors du kemeko.
En conclusion, qu'est-ce que Kemeko DX? Un anime où chaque épisode aura ajouté une nouvelle dose d'ingrédients dans une recette étrange mais pourtant classique, dont le cuisinier, Tsutomu Mizushita, a mal calculé le temps de cuisson, rendant son plat incomestible. Un anime à servir à ceux qui ont un petit creux et surtout un estomac assez solide pour pouvoir ingérer le cœur de ce plat trop cuit, et qui auront le courage de digérer le nappage final présageant... D'une nouvelle fournée de Kemeko.


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