ざわ... ざわ... ざわ...
Noboyuki Fukumoto est un mangaka connu en occident pour deux choses : le fait qu'il dessine dans un style très spécial et son oeuvre phare: Tohai Densetu Akagi -Yamini Maiorita Tensai- (qu'on ne va pas tarder à raccourcir par Akagi parce que c'est quand même fichtrement long comme titre).
Akagi est un jeune garçon de treize ans qui après s'être réfugié dans un parloir de Mahjong Yakuza se retrouve plongé dans l'univers impitoyable des jeux d'argents de cette mafia japonaise. Enfin... Impitoyable pour qui ? Très vite le jeune garçon se révèle être un génie du jeu, quelqu'un capable de garder son sang-froid dans n'importe laquelle des situations et battre tous ses adversaires quelque soit le pari.
Tout en somme, le scénario est simpliste et n'est vraiment qu'un simple prétexte pour faire se succéder des parties de mahjong plus impressionnantes les unes que les autres. Comme vous avez pu vous en rendre compte si vous avez lu l'article sur le mahjong, ce jeu est basé sur de la chance et de la stratégie. Autant dire que Akagi est un manga qui recherchera par tout les moyens possibles de montrer au lecteur toutes les stratégies utilisables lors d'une partie.
Énormément de notions et concepts sont passées au crible par le mangaka afin de nous montrer la richesse du jeu. On commencera simplement avec des techniques de triches utilisées afin de récupérer le jeu que l'on veut rapidement et au fur et à mesure des chapitres on découvrira comment exploiter son adversaire pour qu'il joue dans notre main.
Bien sûr, le manga reste une fiction et donc les réactions des personnages et les techniques utilisées restent trop compliquées pour être exploitées dans de véritables parties. Après tout, jamais on ne jouera toutes ses économies ou même sa vie dans une partie de mahjong.
Dans un sens, c'est à travers le mahjong que Nobuyuki Fukumoto cherche cette fois-ci à montrer l'une de ses thématiques prédominantes : l'instinct de survie ou encore « jusqu'où êtes vous prêt à aller pour survivre ? ».
C'est pourquoi dans ce manga, il ne faut pas s'attendre à voir de la joie ou de la comédie. A la place, l'auteur s'amuse avec ses lecteurs à nous faire penser que le désespoir est fini pour nous y replonger et cette fois-ci encore plus en profondeur.
On est très loin d'un éventuel Saki que l'on pourrait qualifier de shounen du mahjong. Même si les deux mangas nous montrent des mains absolument hallucinantes, Akagi se tournera vers une approche plus parieur du jeu. Très régulièrement, les mains des joueurs seront montrées et expliquées. Généralement un dilemme apparaîtra pour le personnage entre l'instinct du parieur et les probabilités. Après tout, comment peut-on calculer les chances qu'une tuile soit défaussée lorsque des facteurs humains comme les autres joueurs rentrent en jeu ?
En fait, si la plupart des gens ont regardé Akagi, ce n'est pas pour le coté mahjong de la chose, mais pour la psychologie des personnages poussée à fond. C'est l'un des rares animes où une voix off (fait par Touru Furuya (Armuro Ray, Seya, Yamcha)) peut être considérée comme un personnage tellement elle est utilisée. D'ailleurs le style très carré de l'auteur et le dessin très simplistes des expressions fait que l'on comprend facilement l'état du personnage.
Parler des expressions des protagonistes dans Akagi sans parler des ざわ(zawa) serait un crime. Zawa est une onomatopée créée par Fukumoto pour indiqué la stupeur et l'étonnement des personnages. Si un personnage fait quelque chose d'extraordinaire, inattendu ou tout simplement énorme, tous les autres présents feront des ざわ. L'expression est tellement utilisée qu'on en compte une dizaine par chapitre de 20 pages.
Comme vous devez déjà le savoir, une adaptation en anime du manga existe. Utilisant le style de Fukumoto à la perfection pour rendre l'animation simple mais efficace, l'anime marquera surtout pour ses longueur qui ressortent plus que dans le manga. Certains épisodes étant littéralement 20 minutes d'explication de la part du narrateur de la situation des personnages, le format manga était largement mieux adapté pour Akagi. De plus, Fukumoto n'ayant pas l'habitude de finir ses mangas (enfin tout du moins pour le moment), l'anime s'arrête d'une manière assez sèche en plein milieu d'une partie laissant une fin très amère. On aurait préféré que le final soit un épisode écrit spécialement pour l'anime plutôt qu'une fin aussi net qui de plus ne permet pas de suite à l'adaptation.
En parution depuis 1992 au japon, avec 22 tomes disponibles, ce seinen n'est pas disponible en dehors du japon. A moins de se rapatrier sur les moyens illégaux, il est relativement difficile de découvrir cette œuvre.
L'anime quand à lui datant de 2005 parcourt en 25 épisodes une bonne partie de ces 22 tomes mais souffre d'une fin net et qui de plus est difficilement qualifiable de fin. Comme pour le manga, introuvable pour le moment en dehors du japon.




Commentaires
/me veut également une éventuelle S2 pour akagi...
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