Quand le pécheur se met à parier...
Après vous avoir présenté Akagi, Zero et Umineko no Naku Koro ni, la série « Jeux et Paris » n'est toujours pas finie ! On continue les présentations d'œuvres traitant de défis avec Gamble Fish.
Tomu est un étudiant qui vient d'arriver dans une école de riches très réputée. Celle-ci a été créée pour mettre en avant le japon et former des dirigeants. Peu intéressé par le pouvoir et les études, notre héros décide de lancer un défi farfelu à toute son école : transformer une pièce de 100 yen en plusieurs milliards de yen en l'espace de quelques mois grâce à des paris. Ces jeux d'argent devront respecter une simple condition, la somme pariée devra être le double des gains de la partie précédente. Bien décidés à lui clouer le bec, les étudiants lui lanceront des défis les uns après les autres et Tomu ne pourra pas les refuser.
Comme la plupart des œuvres de cette séquence, le fil rouge de Gamble Fish est très simple. Il est plus difficile de dire que ce scénario est un prétexte pour faire succéder des jeux comme dans Liar Game. En effet, les parties montrées sont moins imaginatives et reposent généralement sur une astuce très simple. On se retrouvera avec des jeux simplistes et connus comme le black jack ou le billard.
Malgré le fait que sur le plan scénaristique Gamble Fish est largement en deçà des autres œuvres du genre, il a l'avantage d'être bien plus adapté au grand public que les autres. L'histoire se passe dans un milieu Lycéen et les thématiques restent relativement bonnes enfants pour un manga parlant de paris.
La forte présence de fan service (images faites pour attirer le lecteur et le « ravir ») rend l'œuvre facile à lire même si parfois on tombe un peu trop dans l'excès avec les tenues trop abusés des personnages féminins.
Le rythme de l'histoire est relativement rapide comparé au genre et permet de ne pas trop s'ennuyer mais le manque de recherche dans les jeux plaira moins aux habitués de Kaiji et Liar Game.
Le dessin est l'une des forces de l'œuvre. Celui-ci est très détaillé et on voit rarement de mauvais traits ou d'incohérences dans les illustrations. Même si il rappelle les styles graphiques utilisés généralement pour du yaoi ou du shoujo, il permet aux personnages d'exprimer facilement une large palette d'expressions sans avoir à utiliser des déformations de personnages ou des indices visuels.
Le scénario de Gamble Fish est signé Aoyama Hiromi et le tout est mis en scène grâce aux dessins de Yamane Kazutoshi. Édité chez Akita Shoten, qui édite déjà entre autre les Saint Seya Lost Canvas et le très surprenant Qwaser of Stigmata, les 15 tomes de Gamble Fish ne sont malheureusement pas disponible en français actuellement.
Parfait pour se lancer dans les mangas sur les jeux et le pari, il est vivement recommandé aux novices. Les fans de Kaiji ou de Liar Game seront par contre extrêmement déçus par la simplicité des jeux montrés.



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