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Réflexion autour des business models de l'animation japonaise

Beaucoup de personnes parlent des business models comme s'il étaient des analystes financiers avec beaucoup d'expérience capables de dire sur un coin de table comment être rentable. Cet article a pour but de faire part de ma vision sur les business models de l'animation japonaise à la télévision et les problèmes qu'ils rencontrent. Il est sûr que je n'ai pas le savoir absolu en la matière et cet article ne reflète que ma pensée seule à partir des informations que j'ai pu glaner.

Qu'est-ce qu'un business model ?

Business model est un terme lancé à tort et à travers partout par les plus enflammés des trolleurs sur internet.

Lorsqu'on parle de business models sur internet, on entend souvent la définition des moyens de revenus d'une entreprise sur un service ou un produit. Ainsi si l'on essaye de définir le business model d'une baguette de pain, on parlera du coût de fabrication, du prix de vente et des processus engagés pour la vente du pain afin d'être rentable.

Le business model est finalement une clarification de ce qui permettra à notre produit d'être rentable. Un bon business model permet de faire du profit à l'entreprise tandis qu'un mauvais n’engrangera aucun profit voire même des pertes pour l'entreprise.

Quel est celui de l'animation japonaise ?

Je ne suis pas analyste financier et donc je n'ai pas le savoir absolut sur ces business models. Cette partie ne contiendra sûrement pas l'ensemble du business model associé à l'animation japonaise et il est possible qu'il soit différent pour certains studios d'animations ou format.

Un studio qui réalise une série télévisée animée peut situer son revenu sur 4 niveaux :

  • La diffusion télévisée

  • Les produits dérivés

  • La vente en DVD ou VOD

  • L'exploitation sur d'autre territoire

La diffusion télévisée

Lorsqu'une série est diffusée sur une chaîne de télévision, la plupart du temps, le canal TV a payé pour obtenir un droit de transmission. Ainsi chaque passage à la télé d'une série permet au studio qui l'a produit de se faire un peu de revenu.

Dans le cas d'émissions de télévision qui n'ont plus aucun avenir après diffusion, ce simple revenu sert à rentabiliser l'émission.

Certaines chaînes de télévisions vendent leurs slots pour que des studios puissent y diffuser des animes. C'est souvent le cas pour les animes diffusés en fin de soirée. Dans ce cas là, la diffusion télévisée n'est plus une source de revenu.

Les produits dérivés

Vous avez sûrement déjà vu lorsque vous regardez un épisode une petite coupure qui remercie les sponsors de la série. Ces entreprises sont des personnes qui ont participé au budget qui a permis la création de la série.Il est sûr qu'elles ne font pas ça par pur altruisme mais bien pour espérer tirer un profit de ce sponsorship. Généralement, lorsque le nom d'une entreprise apparaît sur ces slides, c'est qu'elles ont un partenariat avec le studio de production pour l'élaboration de produits dérivés. Ainsi, pour être assuré de pouvoir exploiter une série en figurine ou autre déclinaisons, les fabricants sont obligés de participer à la rentabilisation de la série.


Bien sûr cela ne donne pas un droit inconditionnel à l'entreprise de faire n'importe quoi niveau produit dérivé avec une série.

Lorsque l'un de ces sponsors fait un produit, il est soumis à une validation de l'ayant droit de la série et bien sur, une partie du chiffre d'affaire est reversé en royautés.

La vente en DVD ou en VOD

C'est souvent le premier canal source de revenu auquel on pense lorsqu'on parle de source de revenu d'une série.

Le revenu que fourni ce genre de vente est souvent de l'ordre du prix de vente moins le coût de production (masses salariales comprises) et les différentes taxes appliquées. Bien sur la production ne concerne pas simplement le prix des matières premières et des étapes de transformations de celle-ci. Il ne faut oublier d'y intégrer les coûts de conception du produit(création graphique, conception du packaging et des différents goodies fournis).

L'exploitation sur d'autres territoires

Le dernier canal est un récent pour les japonais car il n'était jamais jusqu'à quelques années pris en compte dans la production d'une série.

Pour qu'un éditeur puisse vous fournir une série en France, un contrat de licence est souvent signé et payé. La licence concerne les différents moyens d'exploitations dont jouira le distributeur étranger. Ainsi, un éditeur peut signer pour des droits d'utilisation en VOD sans acheter de droits pour les DVD par exemple.

Lorsque l'éditeur exploite la série, une partie du chiffre d'affaire des ventes part en royautés vers le studio japonais. Le reste permet la rentabilisation de la fabrication, de la distribution et du contrat de licence.



En résumé, nous avons 4 axes sur lesquels les studios créateur d'animes peuvent espérer une rémunération. Certains studio préfèrent miser sur certains axes plutôt que d'autres pour faire leur revenu. Ainsi une série fleuve préférera souvent miser sur les produits dérivés et les droits de diffusion tandis qu'une série visant un public plus otaku visera la vente du DVD et du produit dérivé. L'exploitation a l'étranger est devenu lui un vecteur fort depuis la démocratisation du simulcast dans le monde. Cela permet d'étendre la cible marketing du studio et donc de générer un revenu supplémentaire non négligeable.

Malheureusement...

Il y a toujours un mais qui vient foutre le bordel. Dans ce milieu, c'est le piratage et le fansub. Le piratage a une influence sur 3 des 4 vecteurs de revenu du business model de l'animation japonaise :

La diffusion télévisée (car les gens ne regardent plus la télé mais les vidéos directement téléchargées), la vente DVD (pourquoi acheter si je peux télécharger gratuitement ?) et l'exploitation sur d'autres territoires (quel intérêt de sortir une série si elle est déjà disponible gratuitement en piratage ?).

La conséquence de cette détérioration de 3 des sources de revenus est simple : pour être rentable, il faut baisser le budget d'une série et donc la qualité des séries baisse.

La Solution ?

La solution qui viendrait tout de suite à l'esprit serait tout simplement de changer de business model. Ce n'est pas si simple que ça.

Partir vers un nouveau business model entraîne de revoir un nombre important des processus lors de l'élaboration d'une série mais aussi il faut aussi convaincre de suite les nouveaux vecteurs de revenus.

Un cas pratique : Tiger & Bunny

Tiger & Bunny est une série diffusée en 2011 très particulière. Sunrise, le studio qui l'a produit, a proposé aux entreprises de payer pour pouvoir placer leurs marques sur les vêtements des personnes principaux de l'histoire.On a ici un développement d'une forme de marketing très connu dans le milieu du cinéma : le product placement. Le principe est simple : une marque paye pour avoir son produit mis en valeur dans un film. C'est comme ça que vous pourrait dire que votre scientifique fou préféré boit du Dr.Peppers donc cette boisson est forcément bonne.


Sunrise a trouvé un nouveau vecteur qui semble efficace car ils continuent avec la série en produisant 2 films et peut être une seconde saison. Mais est-ce une bonne solution ?

Je ne pense pas que Sunrise solutionne un problème, il risque même de l'envenimer. Pourquoi ?

Si cette pratique permet de se faire du revenu malgré le piratage, il donne un pouvoir non négligeable aux marques. Si votre série ne fonctionne pas ou ne correspond pas aux attentes d'une marque, elle ne vous achètera pas d'espace publicitaire ou alors avec un gros rabais. La série ne devenant pas rentable, elle ne sera pas produite.

Ce pouvoir laissés aux publicitaires risque d'être un frein à la création de série qui ne rentrent pas dans le moule prédéfini des série à succès obligatoire.

Dans un autre temps, comment lutter contre ces pratiques qui court-circuitent les sources de revenus de notre business model actuel ? Je n'ai pas de solution à ça et apparemment le marché non plus. Il est bien beau de dire aux créateurs de trouver un nouveau business model mais ce n'est pas chose aisée et tout problème n'a pas forcément une solution viable.

Regarder du fansub de série non licencié semble ne pas faire de mal mais c'est clairement un manque à perdre pour l'industrie qui se voit court-circuité d'un canal de revenu. Le piratage qu'il soit au japon ou à l'étranger est dangereux pour l'avenir de l'animation japonaise.

Je ne veux bien sûr là pas rejeter la faute sur les pirates et tomber dans le discours des majors mais les pirates ne sont pas blanc comme neige dans l'histoire.

Il ne faut pas oublier que le dernier vecteurs qui semble pas touché, le produit dérivé, est lui aussi menacé par la contrefaçon que l'on observe énormément dans les conventions de japanimation en France.

Je pense que le marché, s'il reste dans son état actuel est voué à son extinction et c'est bien triste.

Ecrit par le 2011-12-10 12:09:45

Et si on simulait ? - v3.5

A l'instar des américains avec Chartfag, voici un tableau récapitulatif des simulcasts de la saison d'anime en cours.
Si des éditeurs annoncent encore des simulcasts pour la saison (ce qui m'étonnerait mais on est pas à l'abris d'une annonce tardive), ce tableau sera mis à jour.
N'hésitez pas à signaler toute erreur ou manque pour que je corrige ça au plus vite.

Ecrit par le 2011-04-22 23:02:15

Et si on simulait ? - Edition Printemps 2011

Ça fait un an qu'il n'y a pas eu d'article ici sur les différentes sorties Video On Demand. Corrigeons cette erreur de suite.


Avant de commencer, il est important de rappeler pour les arrivants ce qu'est la Video On Demand et les simulcasts.

Le terme VOD est le diminutif de Video On Demand ou encore Vidéo à la demande pour les frenchouillard. La VOD est un système de location ou d'achat de vidéo par le biais d'internet qui permet de visionner instantanément sa vidéo. Vous êtes dans votre canapé ou devant votre ordinateur et vous regardez tout de suite les dernières sorties DVD légalement sans même bouger.

Les simulcasts sont quant à eux une réponse des éditeurs de japanimation fasse aux demandes de fans : avoir les derniers épisodes de leurs séries préférées en même temps que les japonais. Simulcast est la contraction des mots anglais « simultaneous »(simultané) et « broadcast »(diffusion). Cela veut dire que l'on diffuse en même temps que la source d'origine un même programme. Ainsi aussitôt un épisode d'une série « simulcastée » diffusé à la télévision il est disponible sur des plate-formes de VOD.

Historiquement, en France, on compte 4 éditeurs qui ont fait du simulcast : Dybex, KZPlay, Wakanim.tv et CrunchyRoll.

CrunchyRoll est historiquement le premier simulcasteur mondial et il est aujourd'hui une référence pour le public américain. Il faut savoir que le public français peut profiter d'une partie des simulcasts du site mais que pour cela il faut maîtriser la langue de Shakespeare.

Dybex fut le premier à faire un simulcast pour un public francophone avec le simulcast de Fullmetal Alchemist Brotherhood diffusé en 2009 et 2010.

KZPlay a débarqué quelques mois après les débuts de la plate-forme de Dybex dans le monde des simulcasts avec Kobato en fin 2009.

Finalement, le dernier entrant, Wakanim.tv a débuté en fin 2010 avec Que sa Volonté soit faite (Kami no mi zo shiru sekai : The World God Only Knows).


La dernière saison d'anime n'a pas été un franc succès pour les simulcasts francophones : seulement deux séries ont été diffusées en simulcast : Beelzebub et Fractale.

Beelzebub est l'adaptation d'un shounen tout droit sorti du fameux Weekly Shounen Jump à qui l'on doit déjà entre autres Dragon Ball, Bleach, Naruto ou One Piece. Réalisée par les studio Pierrot, méconnu pour la qualité de ses réalisations sur les animes de longue durée (dont fera sans aucun doute parti cette série), elle raconte l'histoire d'un délinquant à qui on incombe de s'occuper du fils de Satan, un bébé aussi électrisant qu'un Pikachu.

Beelzebub fut proposé par KZPlay.


Fractale est une production des dernières production Noitamina. Retrouvez plus d'information dans l'article sur Fractale.

Fractale fut la deuxième série simulée par Wakanim.tv.


Pour l'instant peu d'annonces ont été faites pour des simulcasts en France : KZPlay annonce Tiger & Bunny, la prochaine production des studios Sunrise connus pour avoir réalisé l'ensemble des séries Gundam.


D'un autre coté, un nouvel entrant pour le moins original arrive : Simuldub.com. Simuldub va proposer en exclusivité en VOD les épisodes de Star Driver, une production des studios Bones connus pour Eureka seveN ou encore Wolf's Rain. Le site distribuera les épisodes doublés au fur et à mesure des sorties en Blu-Ray au Japon. Ils ont déjà distribué un extrait de leur travail sur leur site officiel, simuldub.com. Je vous invite à aller le voir tout de suite.


Pas d'annonce pour le moment des autres acteurs du marché même si on attend de la part de Wakanim.tv la seconde saison de Que sa Volonté soit faites qui sera diffusé au japon bientôt.

En ce qui concerne Dybex, c'est le silence radio depuis le simulcast de Highschool of the Dead diffusé l'année dernière.

La saison prochaine sera donc marqué par au moins : la continuation de Beelzebub par KZPlay, Tiger & Bunny sur la même plateforme et Star Driver chez simuldub.com.

Ecrit par le 2011-03-31 13:54:02

Les écolos, c'est rigolo

L'écologie est le dernier phénomène de société à la mode dans la politique. Il est vrai que garder la planète en état est une bonne motivation. Les quelques petits gestes de rien du tout qui permettent de respecter la Terre s'accumulent les uns après les autres et au final, si l'on est un vrai écologiste, on passe plus de temps à sauver la nature que de vivre.

L'écologie est devenu une thématique tellement forte dans la société qu'il n'est pas rare de voir des œuvres issues de la japanimation parlant d'elle. Pour ne citer qu'un cas d'écologie connu dans le milieu, on peut faire référence aux travaux de Miyazaki.

La manière d'aborder l'écologie est souvent très différente selon l'auteur et on peut considérer que ce thème est un bon vecteur d'innovation dans le domaine de la créativité. Les idées vont généralement dans le même sens mais sont exprimées de manières tellement différentes qu'il devient difficile d'affirmer que les thèses sont identiques. L'approche du problème reste pour autant toujours du même point de vue : l'humain contre la nature.

Il est assez déplorable de constater que malgré cette diversité dans l'approche sur le thème, la thèse est toujours la même et le résultat donne toujours une approche niaise de l'écologie. Pour résumer la pensée des scénaristes de ces animes, elle se limite à « La terre est belle, protégeons là coute que coute ! ».

Il est sûr que la plupart du temps, l'antithèse de l'écologie est avancée pour représenter le méchant de l'histoire. Il est aussi difficile de rencontrer un méchant qui fasse dans la demi-mesure dans ce genre d'histoire. Généralement, le vilain ne fera pas dans la demi-mesure et cherchera à détruire complètement l'élément qui symbolise l'écologie dans l'anime. Les raisons données pour ce comportement sont généralement des thématiques toujours foncièrement mauvaises dans une histoire : l'argent et le pouvoir. L'univers dans lequel vit le méchant est toujours un univers que le spectateur considérera comme invivable : industries, sans végétation... Le cliché est l'ingrédient de base de l'antagoniste principal.

On accordera à Origine (Gin-iro no Kami no Agito), le grand prix du méchant le plus foncièrement méchant avec un superbe empire au milieu d'un désert qui se déplace en train à vapeur et qui vit dans une ville tellement polluante que les habitants portent tous des masques filtrant l'air. Ajoutons à cela que le vilain agira de manière foncièrement mauvaise sans véritable raison et qu'il n'est motivé que par la destruction de la forêt.

Il est généralement difficile de trouver une demi-mesure lorsque parle d'écologie dans un anime. On se retrouve dans un combat manichéen entre le bien (les écologistes) et le mal (les pas-écolos). La seule demi-mesure est parfois le héros qui au début ne fait parti d'aucun camp. L'astuce du héros au début neutre permet de voir l'ensemble des points de vues tout au long de l'anime pour se faire un avis. Ce dernier sera d'ailleurs souvent biaisé par le fait que les méchants feront quelque chose de foncièrement mauvais à son égard tout simplement parce qu'ils sont méchants.

En fait, résumer un anime écolo est relativement facile, il suffit de suivre le plan suivant :

  • La nature se rebelle

  • L'humanité se divise (la division peut parfois se résumer à un petit groupe de rebelle face à un empire gigantesque)

  • Le héros arrive

  • Le héros visite les gentils

  • Le héros visite les méchants

  • Le héros retourne chez les gentils

  • Le héros sauve la nature de la destruction imminente par les méchants

  • Le monde est sauvé, c'est la fête.

Bien sûr ce plan n'est pas absolu et les variations sont multiples. Par exemple dans Xam'd : Lost Memories des studios Bones, le héros est chez les méchants au début et il n'a donc pas besoin de visiter les méchants au cours de l'histoire. Il viendra quand même dire bonjour au méchant une fois de temps en temps histoire que l'on voit bien que les méchants sont méchants. Oui, il faut bien insister sur le fait que les méchants sont méchants, sinon on risque d'avoir une partie du public qui prendra le parti du méchant.

D'ailleurs, un point assez rigolo dans les animes écolos c'est qu'il est très rare de voir de la pédagogie dans les épisodes. On vous expliquera généralement par un argument de puissance (c'est moi le gentil, j'ai raison) que l'écologie c'est bien et qu'il faut la pratiquer. Par contre, jamais on nous expliquera comment pratiquer l'écologie. C'est bien beau de montrer des superbes technologies qui respectent l'environnement ou des pouvoirs magiques de la nature qui permettent de vivre sans polluer mais nous dans notre bas monde, on peut pas faire tout ça. En fait la seule pédagogie écologique que l'on retient de Eureka seveN, l'anime d'écologie par excellence, c'est que le CO2 c'est pas bien (et que le corail nous enterrera).

En fait, le gros reproche que l'on pourrait faire aux animes écologiques, c'est leur manque de justification. Le méchant est juste foncièrement méchant et ne donne pas de raisons valables. Le gentil ne connait pas la demi-mesure et est prêt à vivre dans une dictature de la forêt pour le bien de l'écologie sous prétexte que ça sauverait le monde. A aucun moment cette vision monochrome n'est justifiée et c'est bien ça qui est dommage car en plus d'un potentiel artistique, ces animes gagneraient un véritable intérêt social et éducatif.

D'un autre côté, il est difficile de trouver des animes qui exposent une thèse à l'encontre de cet écologisme niais. Il y a bien eu dernièrement Shangri-La. Partant d'une vision ni complètement écologiste, ni méchant à l'extrême, l'anime partait d'un point de vue intéressant. Malheureusement, le scénario finit par ne pas exploiter le seul coté intéressant de l'histoire et nous laisse dans un mysticisme infect qui ne mérite pas le détour. On attend toujours un véritable anime qui nous montrera que l'écologie c'est bien, mais que trop d'écologie tue l'écologie et l'humanité.

Ecrit par le 2010-05-16 11:24:28

.hack//Tasogare no Udewa Densetsu - Legend of the Twilight - La Légende du Bracelet du Crépuscule, faire une intégrale plus mauvaise, c'est du challenge

Depuis bientôt un an, on rencontre régulièrement dans les conventions un stand nommé Asian Quest. Comme il a été remarqué plusieurs fois déjà, cet établi à la particularité de vendre des produits de BEEZ à des prix cassés. Et c'est là qu'on peut trouver des éditions intégrales collector de séries à 10 euros. C'est comme ça qu'on se retrouve magiquement en possession de .hack//Tasogare no Udewa no Densetsu dont le titre officiel français est très difficile à déterminer lorsqu'on à la box entre les mains. Peut-être est-ce .hack//Legend of the Twilight ou alors .hack//La Légende du Bracelet du Crépuscule, pas moyen d'être sûr avec les DVD. Cet article ne sera pas une critique de l'anime, mais seulement de l'édition collector intégrale française.

C'est en déballant le coffret qu'on se rend compte qu'un petit problème surgit dans le packaging : les côtes des DVD ne sont pas harmonisées. Le premier DVD porte un petit logo vert sur la tranche tandis que les deux suivants sont ornés des portraits de personnages de la série.

Histoire de comprendre pourquoi ce manque d'harmonisation dans l'intégral, intéressons nous de plus près aux boitiers des DVD. Il n'est pas rare qu'une édition intégrale soit simplement le rassemblement des DVD unitaires dans un simple packaging et ici c'est le cas.

D'ailleurs de ce fait, essayons de voir l'économie que l'on fait en achetant l'intégrale en coffret plutôt que DVD par DVD. Généralement, la différence de prix justifie l'achat de l'intégrale directement. Pour faire la comparaison, rien ne vaut le vieux Beez shop qui entrepose tous les produits de l'éditeur. Avec la recherche « twilight »(ironie du sort ?), on retrouve l'ensemble des produits de la série soit l'intégrale et les 3 DVD unitaires. Chaque DVD vaut 4,99€ tandis que l'intégrale vaut 54,99€. Donc acheter l'ensemble de la série volume par volume coûte environ 15 euros alors que l'intégrale coute 55€. Une différence de 40 euros pour avoir quasiment le même produit, l'intégrale ayant un petit fourreau en carton permettant de tenir facilement les trois DVD ensemble. 40 misérables sous pour un bout de carton, c'est vraiment exagéré.

Passons la parenthèse des prix ratés sur Beez-shop et intéressons-nous donc à ce disque qui n'est pas en harmonie avec les deux autres. C'est en le sortant du fourreau, qu'on découvre que celui ci est … en allemand ! Le premier volume, contenant l'ensemble des bonus est dans la langue du pays à l'est de la France. Génial, ça commence bien pour visionner la série. C'est en parlant avec le vendeur de ce problème qu'il explique que tous les coffrets ont le même problème mais que le DVD contient bien la version française. La jaquette n'indique pourtant que la présence de la version allemande et japonaise... Cette édition laisse vraiment une bonne impression avant même de visionner la série !

On retire rapidement la pochette plastifié habituelle aux DVD pour pouvoir en sortir le DVD et le mettre dans le lecteur. Et joie, à l'intérieur de la boite, il y a un livret expliquant un peu l'univers de la série et de .hack en général. Pas de chance pour ceux qui pigent rien à la jaquette, le manuel est dans la même langue. Donc pour résumer, dans l'édition française, on a un DVD en allemand et un manuel en allemand mais rien d'autre en français. De toute façon, vu que le manuel semble écrire des conneries, on ne rate pas grand chose. Après tout, c'est pas grave d'indiquer tous les romans de l'univers comme étant des mangas. Notons tout de même que parmi les « mangas » listés, il n'y a QUE des romans. Il est aussi noté à tort que CyberConnect 2 est à l'origine des jeux Dragon Ball Budokai. Il y a aussi une page sur les monstres apparaissant dans la série qui est très risible. Tout d'abord, le plus gros monstre de la page est un spoil des deux derniers épisodes (disponibles dans le volume 3). Ensuite, histoire de faire classe, les HP (Hit Points, Points de vie) sont notés à coté de chaque monstre. Le problème c'est que pour ces valeurs, il est soit noté « infini », soit « inconnu » (en allemand toujours). Pour le reste du manuel, il faut piger l'allemand et chez Home Made Naouak, c'est pas notre spécialité.

Après insertion du DVD dans le lecteur, on se trouve face à des menus simples. Si l'on accède facilement sans bandes annonces ou pubs récalcitrantes au bouton « lire le DVD », en ce qui concernent l'accès aux sous menus c'est différent. En effet, le menu s'arrête apparemment avant de faire une transition complète et on se retrouve dans un menu bâtard où les boutons sont présent mais l'image n'est pas bonne. En se battant avec les fonctions DVD, on finit par enfin avoir le visuel prévu d'origine pour les menus.

Les bonus du DVD sont simples : génériques sans crédits, bandes annonces BEEZ et notes de traduction. Ces dernières sont des vidéos avec un texte défilant. Celui-ci défile tellement vite que la lecture complète de celui-ci n'est pas possible sans mettre la pause.

En ce qui concerne la vidéo, l'encodage est pas exceptionnel mais pourrait être largement mieux. Les couleurs sensées être unies sont des dégradés issus d'une compression trop forte. C'est assez déroutant pour un DVD qui doit contenir maximum 120 minutes de contenu.

La traduction est des plus risible. On voit dans les sous-titres des problèmes simples comme la traduction de « Monochrome » par « noir et blanc ». Un bon nombre de noms se verront écorchés : « Souten no Balmung » (qui avait été traduit auparavant dans la licence par « Balmung du Ciel Azure ») devient « Sire Balmung », « Ouka » devient « Hoka »...

Le pompon sera obtenu par la traduction de « Data Drain ». Ce dernier terme est une compétence apparaissant dans la plupart des .hack sous des formes différentes (Avatar, bracelet, monstre …). Ici le terme est traduit par « Draineur de Données » (ce qui n'est pas faux hors-contexte) et il fait référence non pas à la compétence du Bracelet du héros mais au nom de l'accessoire. Si l'on traduit le nom japonais de la série, on obtient : La légende du bracelet du crépuscule. Ce même bijou porte aussi le nom de bracelet du crépuscule dans le reste des .hack mais dans le cas de cette série, il est devenu le « Draineur de Données ». L'erreur de traduction est d'autant plus risible que dans la série, on dévoile une seconde capacité du bracelet qui n'a rien à voir avec le « Data Drain ».

Au final, on est plutôt content d'avoir payé ça que 10 euros. La série est mauvaise et l'édition fournit par BEEZ aide encore moins à l'apprécier un minimum. Enchainant ratés sur ratés, cette intégrale du Double Zeta des .hack est à éviter comme la peste.

Ecrit par le 2010-05-14 17:58:02

Les Chaussettes, c'est le pied !

Comme promis, voici un article sur l'atour qui vient toujours par paire : les chaussettes.

On a tous un jour ou l'autre dans sa vie décidé de se balader pieds nus. C'est ainsi que l'on découvre des sensations assez déplaisantes comme la texture du sol sur la peau ou encore les échardes dans les pieds. C'est pour ça que nos amis les chaussettes ont été créées (avec leurs sœurs les chaussures).

Les chaussettes sont un atour qui ne laissent pas tout les otakus insensibles et on rencontre chez énormément d'entre-eux ce qu'on appelle un « sock fetish »(fétichisme des chaussettes pour les anglophobes).

Si on trouve pas encore de doujinshis evangelion exploitants cet atour avec autant de brio que les Plug Suits, il n'est pas rare de voir un bon nombre d'images douteuses mettant en scène des chaussettes. Étudions de plus près cet atour.

Avant tout, il faut définir un peu l'atour pour pouvoir l'étudier un peu plus en détail. Une chaussette est un vêtement dont la fonction principale est de protéger le pied face aux agressions externes (un peu comme l'Actimel mais seulement pour les pieds). Elles sont souvent étudiées pour épouser parfaitement la forme du bout des jambes.

Il ne faut surtout pas confondre les chaussettes et les collants ! Si ces premiers vont toujours par paire, les seconds sont seuls et protègent l'intégralité des jambes.

On parle souvent de deux écoles de fétichisme à propos des pieds : ceux nus et les habillés. Ces deux écoles sont connus pour se vouer une guerre sans merci à travers ces grands débats stériles appelés trolls. Si vous ne choisissez pas votre camp entre pieds nus ou à chaussettes, vous risquez de subir les discriminations des deux écoles à la fois. Histoire de vous aider à faire votre choix, voici les arguments entre de chacun des camps.

Pieds Nus (représentant : Patchouli) :

« pied nus > avec chaussette ! »

Avec Chaussettes (représentant : blueberry) :

« les pieds, c'pas soyeux, c'pas doux, alors que les chaussettes si. »

Face à des arguments imparables, il est difficile de faire son choix. Heureusement les animés sont aussi là pour vous aider à choisir votre camp.

Rien que dans ces dernières années, on peut citer le morceau de musique de Lucky Star vantant les mérites des chaussettes « Kaeshite! Knee Socks ». Distribué directement avec le single de l'opening de l'anime « Motteke! Sailor Fuku », on peut voir ici une attaque directe des majors japonais pour tenter de faire gagner des voix au camp des Avec Chaussettes en attirant les fans de Moe.

Il fallut attendre quelque temps avant de voir une contre-attaque de la part des studios GONZO (paix à son âme) pour remettre les fans de Moe sur le droit chemin. En effet, dans l'anime Saki, l'héroïne de l'anime explique qu'elle joue mieux au mahjong si elle retire ses chaussettes.

Histoire de contrer un peu les dernières actions des Pieds Nus, les studios J.C.Staff décidèrent de mettre le paquet sur l'avantage des chaussettes en montrant dans les premières images de l'OP de Toradora! (encore un anime moe) l'héroïne en train de mettre ses chaussettes.

Il faut admettre qu'il est difficile de choisir son camp parmi les pieds nus et les chaussettes avec toutes les attaques mettant en valeur l'un ou l'autre que nous subissons régulièrement.

Vous êtes victime de la discrimination des deux camps car vous n'avez pas encore choisi votre camp ? Votre avis nous intéresse ! Témoignez votre expérience dans les commentaires et nos experts tenteront de vous aider.

NOTE : aucun nain n'a gagné de niveau pendant cet article.

NOTE2 : Il est inutile de crier Chaussettes dans les commentaires pour tenter de faire gagner un niveau à votre personnage.

Ecrit par le 2010-05-10 22:38:00

Et si on simulait ? - édition Printemps 2010

Qui dit nouvelle saison d'animés, dit nouvelle série de simulcasts. Comme pour la saison précédente, les éditeurs nous proposent des simulcasts de séries en cours de diffusion au japon.

Simulcast, Késako ? Le simulcast est un jeu de mot entre Simultané et Broadcast (émettre, diffuser en anglais). Cela signifie qu'une œuvre est diffusée simultanément sur plusieurs supports. Dans le cas de la japanimation, cela équivaut à dire que les épisodes sont disponibles légalement chez nous quelques heures après la diffusion à la télévision japonaise.

Si il est sûr que cette saison s'avère pour le moment moins riche en simulcast que la précédente, on a eu le droit à un petit lot de nouveautés.

Commençons par voir ce qui reste disponible en simulcast par rapport aux saisons précédentes. Des 7 simulcasts disponibles auparavant (La Mélodie du Ciel, Dance in the Vampire Bund, Durarara!!, Cobra The Animation, Kobato, Fullmetal Alchemist : Brotherhood et The Book of Bantorra) seulement 2 continuent leur chemin. Durarara!! ayant prévu de s'étaler sur deux saisons, il continue à être diffusé gratuitement sur la chaine DailyMotion de Dybex; de même pour la nouvelle version des aventures des frères Elric qui continuent jusqu'au moins la fin du mois de mai.

Si Dybex continue 2 simulcasts sur les 3 qu'il avait la saison dernière, il n'annonce pas pour autant de nouveautés pour compenser la fin de Dance in the Vampire Bund. En même temps vu le retard accumulé pour cette dernière série, ils ont encore 3 séries en diffusion sur leur chaine DailyMotion.

Du coté de Kazé, second éditeur à faire du simulcast en France, c'en est fini avec La Mélodie du Ciel, Cobra The Animation, Kobato et Bantorra. Pour palier au vide laissé par ces 4 simulcasts, Kazé a décidé de faire une diffusion (assez anecdotique) hebdomadaire de Honey & Clover, série inédite en France. Ils ont aussi annoncé le lancement d'un nouveau label VOD : Kazéneo. Le but de celui-ci serait de fournir aussi bien en simulcast qu'en simple VOD des titres issus de la case horaire de la chaine FujiTV : niotaminA. Le label a commencé avec deux simulcasts : Goyô et The Tatami Galaxy.

Malheureusement pour le public français, seul deux nouveaux simulcasts ont été annoncés pour cette saison. Cela m'étonnerait que d'autres soient mis en place vu que la saison est déjà bien entamée et que toutes les séries ont démarré. Il faudra donc se contenter de deux nouveaux programmes et de la continuation de deux autres.

Donc au programme des simulcasts de cette saison:

Fullmetal Alchemist: Brotherhood



Nouvelle adaptation du manga de Hiromu Arakawa. Toujours avec le studio Bones connu pour avoir fait Eureka SeveN, Bounen no Xam'd ou encore la première série Fullmetal Alchemist.

Cette fois-ci contrairement à la première série, les épisodes suivent à la lettre les chapitres du manga.

Pour les quelques personnes qui ont vécus dans un bunker antinucléaire ces dernières années, voici le synopsis de la série :

Edward et Alphonse Elric ont commis l'irréparable : ils ont tenté de ramener à la vie leur mère grâce à l'alchimie. Cette science repose sur le l'échange équivalent, pour obtenir quelque chose, il faut donner autre chose de valeur équivalente. Pensant pouvoir faire revivre leur chère maman adorée en réunissant les composants d'un corps humain, ils tentèrent de transmuter l'être perdu. Malheureusement pour eux, la transmutation a mal tournée et ils y ont laissé des cicatrices. Edward à perdu un bras et une jambe tandis que Alphonse y a laissé son corps. Bien déterminés à récupérer leur corps d'origine, les deux frères se lance dans la poursuite de la pierre philosophale.

Retrouvez l'ensemble des épisodes gratuitement sur la chaine DailyMotion de Dybex ici.

Durarara!!



L'auteur de Baccano! a encore frappé avec une nouvelle série de roman qui cette fois se passe dans le quartier d'Ikebukuro. Encore une fois, on nous propose toute une série d'intrigues qui s'entremêlent. Plongez dans un quartier de grande ville ou de nombreuses bizarreries et rumeurs circulent : un motard sans tête, un homme tellement fort qu'il lance les distributeurs de boisson sur les gens, un restaurant de sushi russe... Même si la série est largement en deçà de Baccano! Cela reste un bon moment très agréable.

Comme pour Fullmetal Alchemist: Brotherhood, retrouvez l'ensemble des épisodes sur la chaine Dailymotion de Dybex.

Goyô



De son titre original Sarai-ya Goyô, cette série est l'adaptation du manga de Natsume Ono (auteur de Ristorante Paradisio) qui paraît actuellement chez Kana.

Au détour des épisodes au rythme très lent, on nous narre l'histoire de Akitsu Masanosuke, un ronin (samurai déchu sans appartenance à un Seigneur) très timide qui cherche à survivre. Il est repéré par Yaichi qui lui propose un job de garde du corps. Acceptant l'offre, il se retrouve emporté dans une organisation qui kidnappe des enfants pour survivre avec la rançon qu'ils en tirent.

La série est disponible sur le portail VOD KZPLAY à 0,99 euro l'épisode ainsi que dans leur abonnement (à partir de 4,99 euros par mois) qui propose une douzaine de séries dont les simulcasts. Le premier épisode est aussi disponible gratuitement sur Premiere.fr.

The Tatami Galaxy



Dernier simulcast de la saison, The Tatami Galaxy ( Youjou-han Shinwa Taikei en version originale) est l'adaptation d'un roman de Morimi Tomihiko par les studios Madhouse (La Traversée du Temps, Summer Wars, Card Captor Sakura ou encore Death Note).

Partant à cent à l'heure sur un trip visuel délirant qui donnera l'impression d'être sous l'influence de champignons hallucinogènes, la série nous racontera les conséquences de la première année à l'université de « Moi »(c'est le nom du héros, c'est pas l'auteur de l'article). Partant sur une narration style effet papillon, chaque épisode racontera une nouvelle version de la première année de lycée du héros.

Seconde série du label Kazéneo, elle est elle aussi disponible sur le portail VOD KZPLAY pour le même prix que Goyô (0,99 euros pour les fainéants). Le premier épisode est lui aussi disponible gratuitement sur Premiere.fr.


Si l'on peut considérer que Dance with the Vampire Bund est encore en diffusion chez Dybex à cause du grand retard de la série, on préfèrera dire que arrivé à plus d'un mois de retard, ce n'est plus du simulcast.

Si la saison est moins florissante en simulcasts que la précédente, on se réjouit quand même de savoir que le procédé reste utilisé en France. Après tout lorsqu'une entreprise décide d'assurer la diffusion à un rythme plus rapide que les productions pirates, on ne peut que saluer l'intention. Le format est économique même si il est vrai que ça reste plus cher dans le cas de Kazé qu'un fansub. Profiter de 2 simulcasts (et une dizaine d'autres séries) pour 5 euros par mois, c'est largement accessible à toutes les bourses. On saluera la distribution gratuite de Dybex aussi même si le choix de l'équipe de production et traduction est douteux pour Dance with the Vampire Bund et que Dybex peine énormément à respecter les délais.

Ecrit par le 2010-05-01 19:53:09

Hey, à Onze, on peut faire une équipe de foot !

Il y a des jours comme ça où l'on trouve par hasard une œuvre complètement inconnue et que sur un coup de tête, on se décide de la regarder. Aucun synopsis regardé avant, aucune connaissance du cast, juste un titre. Ce fut mon cas lorsque j'ai lancé la lecture de « Juuichinin iru », titre qui se traduit par « Ils étaient onze »; un petit film datant de 1986 sans grande prétention.

Pour rentrer dans la plus grande et prestigieuse école de l'univers connu, les élèves doivent passer une série d'examens très difficiles. Arrivés à la dernière épreuve de cet examen, les concurrents sont répartis en groupe de 10 et sont envoyés dans un vieux vaisseau pour survivre un total de 53 jours sans aide extérieur.

Le problème est que arrivé dans le vaisseau, le groupe d'élève que suivra le film est composé de 11 personnes alors qu'au départ, ils n'étaient que 10.

Basé dans un univers de science fiction, « Ils étaient onze » ne brille pas par son background qui n'est que brièvement expliqué au tout début du film. Je ne pense pas que l'auteur du manga original n'aurait du mal à avouer que ce décor n'est là que pour l'aider à créer la situation qui serait assez difficile à retranscrire dans notre époque.

Ce qui pourrait faire de ce film un classique que tout le monde devrait voir, c'est plutôt pour son point de vue différent du thriller américain typique de huis-clos (ou plutôt devrait-on dire « onze-clos » ici) : plutôt que de chercher sans cesse qui est la onzième personne, les personnages se décident de faire avec. Après tout, ce onzième personnage n'est pas forcément un tueur en série qui veut se venger d'un grand chagrin de son enfance que l'un des élèves lui aurait infligé sans le vouloir.

Bref, les fans d'enquête et de mystère seront autant déçu que s'ils étaient partis voir le dernier film Sherlock Holmes : ici point d'énigme dont on cherche la solution, l'objectif principal, c'est la survie dans cette carcasse de vaisseau interstellaire échouée.

Étant l'adaptation d'un manga de Hagio Moto, la mangaka qui est considérée comme la « mère-fondatrice » du shoujo, il est de rigueur qu'une romance soit de l'ordre de l'histoire. Pourtant, parmi les onze personnes présentes dans le vaisseau, aucune n'est une femme et il n'y a pas de boy's love. Autant vous le dire tout de suite, Hideyoshi n'est pas le seul !

Du point de vue de la technique et de l'équipe qui a travaillé sur le film, il est difficile de citer un nom qui soit connu ou qui vous donnera envie de voir ce film. L'animation est très moyenne surtout si on compare le film à La Contre-Attaque de Char qui est mieux animé que n'importe quelle série actuelle alors qu'il a plus de 20 ans. La mise en scène est assez typique des huis-clos intergalactique et rappellera ces épisodes de Stargate et Startrek qui utilisent le même genre d'ambiance. Les voix sont peu connues et ne brillent pas d'une interprétation hors-norme. Pour résumer ça rapidement, la production est moyenne.

Mais c'est pas pour autant que c'est un film à laisser de côté. Il est difficile de recommander ce film comme un très grand classique que tout le monde doit voir au moins une fois dans sa vie. Si par contre un jour vous tombez dessus (avec énormément de chance) et avait le temps de le visionner, je vous le recommande vivement, ne serait-ce pour voir à quoi ressemblait les premiers pas des shoujo. Ce film est un très bon passe temps qui même s'il n'a pas super bien vieilli, il se laisse regarder et apprécier.

Ecrit par le 2010-03-24 23:58:10

Bokura no Summer Wars Game

Si peu le prédisaient, l'avant-première de Summer Wars à l'UGC ciné-cité des Halles le 23 février 2010 à fait salle comble, un fait assez rare pour un film d'animation en France. Il faut dire que c'est sûrement dû à la présence de Mamoru Hosoda, le réalisateur du film et aussi d'une grosse campagne à coup de buzz de la part de Kaze, l'éditeur en France du film.

Avant d'aller un peu plus loin sur l'évènement il est de rigueur de présenter un peu mieux le contexte. Mamoru Hosoda est surement une personnalité du monde de l'animation qui vous connaissait sans pour autant en connaître le nom. Il était à l'origine un storyboarder et animateur clé chez Toei Animation, le studio qui réalise depuis un bon paquet d'années One Piece au Japon. Après avoir réalisée les deux premiers films Digimon (qui sont pas complétement les même que la version occidentale) et le sixième film One Piece, il décida de couper court son partenariat avec la Toei. Ce n'est que quelque temps plus tard qu'il se rapprocha du studio MadHouse pour réalisé un film qui est maintenant considérable comme un classique de l'animation : La Traversée du Temps (Toki wo Kakeru Shoujo en japonais).

Ce dernier était l'adaptation d'un roman classique japonais en une version un peu revisitée pour en faire un film d'animation qui fut l'unanimité chez les fans d'animation.

Pour ne pas rester sur ce succès, il décide de réaliser un second film avec le studio MadHouse, Summer Wars.

Oz est un réseau social hors norme, il est un peu l'assemblage de twitter, facebook et Second Life en un seul et unique réseau social. La plupart des grandes institutions s'y sont installées et une véritable seconde vie existe pour plus d'un milliard de gens sur le net.

Kenji Koiso a obtenu de sa camarade un petit boulot pour ses vacances : se faire passer pour son petit copain auprès de sa famille, un vieux clan japonais qui a servi dans les armées des Takeda (pas ceux de Rance). Son séjour dans le manoir de la famille se serait bien passé si les autorités ne l'avaient pas accusé d'avoir piraté OZ.

Avant même que le film soit disponible en DVD ou en Blu ray au japon, Kaze a récupéré les droits de diffusion du film en France afin de nous faire parvenir sur grand écran le chef d'œuvre de Mamoru Hosoda. Le film leur a plu et ils veulent le faire savoir en mettant le paquet sur la communication sur cet événement.

Il est vrai que le film est une superbe surprise même si on s'attendait déjà à un travail de qualité quand on connait les travaux du Mamoru. D'ailleurs connaître son parcours cinématographique est plutôt un mal lorsque l'on voit le film parce qu'il a énormément de ressemblance avec l'un de ses premiers films, Digimon Adventures : The Movie 2 : Bokura no War Game (d'où le titre de l'article). Ce film raconte le piratage de l'internet par un digimon inconnu et les digi-sauveurs viennent à la rescousse pour sauver le réseau mondial. Le scénario ressemble sensiblement à ce qui se passe dans OZ pendant le film.

Heureusement pour le public, même si les astuces scénaristiques des deux films sont semblables et que le style graphique est proche, le fait que Summer Wars ne soit pas lié à une licence et que le film soit trois fois plus long que Digimon le rend assez unique pour qu'on s'en réjouisse tout le long même si le suspense est relativement peu maintenu pendant le film si l'on connait le scénario du long-métrage Digimon.

Mis à part ce point sombre, le film est à la hauteur des attentes de nombreux publics : L'animation est tout simplement somptueuse et on cherche bien à la montrer en faisant fourmiller de partout les détails. L'humour est omniprésente grâce à la réalisation qui se permet d'utiliser les détails de l'animation pour rajouter des petits gags simples mais efficaces (mention spéciale à la carpe volante). Les geeks effarouchés ressortiront contents de ce film car il n'y a pas vraiment de grosse erreur au niveau du background en ce qui concerne le coté technique de la chose. Finalement le grand public verra un film qui lui rappellera le facebook ou myspace qu'il côtoie tout les jours avec son portable et son ordinateur. Hosoda nous a pondu ici une œuvre qui convient à tout les publics et ça s'est bien vu avec le succès phénoménal qu'il a eu au japon.

Si l'on omet la ressemblance avec le second opus des films Digimon, on a ici un film absolument fantastique. Il est à noté que c'est l'une des rares fois ou l'utilisation d'images générées par ordinateur se prête si bien à la vidéo et pourtant on a ici un des meilleurs rendus jamais vu dans de l'animation japonaise. On sent un véritable travail pour coordonner la réalisation 2D et 3D un peu comme le scénario qui coordonne internet et réalité. Les dessins sont parfaitement incrustés dans le monde en troisième dimension de OZ et l'on a du mal à différencier ce qui est fait par l'ordinateur et ce qui est dessiné au crayon. D'autant plus que certaines séquences faites à l'ordinateur ont tellement de détails que l'on peut vraiment voir que les animateurs 3D se sont fait chier pour nous pondre ce film.

Finalement, les plus philosophes d'entre nous se verront ravis par les nombreuses thématiques superbement amenées par le film qui ne nous fait pas poser de questions mais plutôt nous rappelle les petits plaisirs de la vie qu'il ne faut pas perdre. Si OZ est un peu une métaphore de l'évolution de l'internet, on voit que trop faire confiance à ce genre de réseau peut nous être fatal mais pourtant c'est pas ce que veux nous faire dire le film. Ce long-métrage cherche à nous rappeler que lorsqu'on rencontre une épreuve aussi insurmontable soit-elle, on peut toujours compter sur quelqu'un pour nous aider, et surtout la famille. Les liens qu'à Kenji avec la famille illustrée dans le film nous prouve aussi qu'une famille ce n'est pas forcément qu'un lien de sang, c'est juste une union face à l'adversité.

Au final ce film, même si il peut être vu comme une upgrade de Bokura no War Game est en fait une ode à la famille et à l'unicité plutôt qu'une mise en garde face aux méfaits des réseaux sociaux.

Après la diffusion du film dans le cinéma, le cher Hosoda a répondu aux questions des fans. Même si on a eu deux fois la même question sous une forme différente, il est a noté deux questions très pertinentes de la part de Tetho et d'un inconnu : « On voit que des Nintendo DS et aucune PSP pendant le film, pourquoi ? » et « Dans La traversée du Temps et dans ce film, on voit qu'une grande importance est attribué aux chiffres, avez vous un fétichisme ? ». Hosoda a joyeusement répondu pour la première question qu'il était ami avec Shigeru Miyamoto, le papa de Mario en ce qui concerne la première question. Pour la seconde il a avoué ne pas savoir et a raconté pleins de choses pour faire passer le temps en cherchant la réponse à la question qu'il n'a finalement pas trouvé.

On ne remerciera jamais assez Monsieur Mamoru Hosoda de s'être déplacé jusque Paris pour nous faire découvrir son incroyable œuvre et aussi d'avoir été d'une gentillesse incroyable face à la horde de fans qui voulaient avoir une dédicace après la séance. Merci aussi à Kaze et à Eurozoom de nous avoir ramené la licence en France et rendez-vous tous le 9 juin dans les salles obscures pour voir ou revoir ce somptueux film. Par contre on ne remerciera pas UGC d'avoir tenté de nous refourguer la copie HK de Hosoda, Momaru Hasado, à plusieurs reprises pendant l'évènement.

PS : Merci à Nyo pour le titre.

Ecrit par le 2010-02-25 00:22:08

J'eus Pitié

S'il y a bien quelque chose de marquant lorsqu'on regarde des animes à la pelleteuse, c'est qu'un bon nombre de thématiques et références reviennent souvent. Autant certaines permettent de définir un genre, d'autres semblent être des coïncidences bizarres. Il y a déjà quelque temps été exposés dans les articles de Home Made Naouak les apparitions régulières du poireau dans l'animation japonaise mais on peut se rendre compte que d'autres phénomènes apparaissent souvent. Cette fois-ci, intéressons nous à un astre récurrent dans les thématiques des animes : Jupiter.

Jupiter est la 5ème planète du système solaire. Un bon nombre de faits surprenants la rend particulièrement unique. On peut par exemple citer que cette planète est visible à l'œil nu et qu'elle fut méprise pour une étoile pendant les débuts de l'histoire humaine.

Un autre phénomène intéressant sur cette planète est la petite tache rouge situé sur son hémisphère sud. Si pendant longtemps on ne savait pas ce que c'était, on découvrit avec les avancés de l'homme en astronomie que c'est un anticyclone géant constant qui recouvre une surface plus grande qu'un bon nombre de pays terriens.

Dernier point qui met Jupiter en retrait des autres planètes, c'est la plus grande de notre système.

Cesse de trivia inutile et intéressons nous au lien qu'il y a entre Jupiter et les animes. Cherchez dans votre esprit et essayez de trouver des animes qui utilisent Jupiter d'une manière ou d'une autre dans leur scénario. Vous devriez en avoir trouvé plusieurs assez rapidement.

On va commencer simple avec par exemple RahXephon et l'apparition d'une grande sphère ressemblant énormément à Jupiter sur la surface terrestre. La ville de Tokyo qui se trouve être à l'intérieur de ce dôme se voit alors renommée Tokyo Jupiter. L'implication de Jupiter semble bizarrement forte mais n'a pourtant pas vraiment de raison.

On peut continuer à citer les exemples avec le récent Mobile Suit Gundam 00. En effet les moteurs à particules G.N. sont fabriqués sur Jupiter. De plus, la première image que l'on a vu en corrélation avec le futur film qui fait suite à la série est une illustration de Jupiter. L'implication de Jupiter est encore une fois ici difficile à comprendre mais il est possible qu'une explication soit donnée dans le futur film (qui ne sera pas un live action).

Un autre exemple intéressant sur l'utilisation de Jupiter se trouve dans GaoGaiGar. Dans cette série qui redéfinit la genèse de l'être humain à coup de météorites et robot géant, on apprends que Jupiter renferme une source de pouvoir originalement appelée « The Power ». Le pouvoir de « The Power » (The Power no chikara dans la version originale) permettrait des miracles tels que le déplacement temporel. Encore une fois l'utilisation dans le scénario de Jupiter semble abstrait.

En effet pourquoi ne pas avoir choisi d'utiliser une autre planète comme Mars ? Pourquoi le geass donne-t-il des visions de Jupiter aux codes ? Pourquoi faire venir des baleines volantes sur Jupiter dans Gundam SEED ? Pourquoi les différentes populaces fanatiques d'un anime de mecha des années 80 se réfugient sur Jupiter (on évite les spoils)?

En faisant quelques recherches, on peut trouver un bon nombre d'anime qui utilisent Jupiter: Code Geass, Cowboy Bebop, Double Zeta Gundam, GaoGaiGar, Gundam 00, Gundam SEED, Macross : Ai oboete imasu ka, Martian Successor Nadesico, Planetes, RahXephon ou encore Top wo Nerae. Et il en reste surement encore beaucoup.

Si l'on regarde de plus prés cette liste, on se rend compte que la plupart de ces animes ont de nombreux points en commun. On voit que énormément d'entre elles sont des séries de mechas et aussi qu'un bon nombre sont des productions de Sunrise (ou d'un studio proche, Bones).

Ces points communs amènent à penser à l'hypothèse suivante : L'utilisation de Jupiter est une private joke de la part des scénaristes des séries de mechas.

Cette blague pourrait se révéler être en fait un jeu. Ce divertissement est dans le principe très simple : une liste de concepts a été établie comprenant des concepts qui sont pas forcément très en adéquation avec le monde des robots géants.

Voici une possible version de cette liste réalisée en croisant de nombreuses productions du genre :

  • Jupiter

  • Métaphysique incohérente

  • Pilote Emo

  • Pilote inconnu ou peu connu étant apparu quelques épisodes plus tôt qui doit mourir d'une mort dramatique et qui donnera une raison au héros de s'attaquer à l'ennemi.

  • Thématique Musicale

  • Envahisseur Alien Inconnu

  • Références Religieuses

  • Mecha sorti de nulle part qui se trouve être destiné au héros (sans aucune raison apparente)

  • Scientifique qui sait tout sur tout et accompli le travail d'un an par une équipe d'ingénieur en cinq minutes (aussi appelé variante McKay)

  • Perte d'énergie soudaine et imprévue

Cette liste de 10 concept permet de faire un classement des animes de mechas que nous appellerons par convenance échelle de Jupiter. Une note de 0 à 10 est attribuée aux animes. Celle-ci est calculée à partir du nombre de concepts de cette liste présents dans l'anime.

Prenons par exemple, l'anime Gundam SEED : on a le droit à l'utilisation de Jupiter, le pilote emo, le pilote inconnu et la perte d'énergie soudaine. Gundam SEED a donc une note de 4 sur 10 sur l'échelle de Jupiter.

Il ne reste plus qu'à trouver l'ultime série de mecha sur l'échelle de Jupiter. À votre avis, qu'elle est la série qui est la mieux placée sur cette échelle ?

Erratum: Merci Trit' pour les corrections sur les faits de Jupiter. Il faut toujours vérifier ses informations avant de les poster.

Ecrit par le 2010-02-16 23:56:17

Amazing Grace, I sing your song ...

La saison d'hiver 2010 est un plutôt bon cru en comparaison des saisons précédentes. Entre les différentes productions qui touchent un peu à tout les genres, la plupart des otaku trouveront de quoi s'occuper cette saison (à part peut être pour les fans de mechas mais depuis le temps qu'ils sont laissés de coté, ils ont dû se faire une raison). On pourra citer assez facilement quelques bons titres comme Durarara!!, Baka to Test to Shoukanjuu ou encore SO-RA-NO-WO-TO (renommé pour notre plus grand bien en français La Mélodie du Ciel). Intéressons nous un peu à ce dernier.

Kanata Sorami est un jeune fille qui rêve depuis qu'elle est toute petite de pouvoir jouer du clairon. Les cours de musique étant trop cher, elle décide de s'engager dans l'armée afin de bénéficier d'une instruction gratuite à l'art de la mélodie. Elle est alors assignée à une petite brigade assez particulière dans le pays de Seize. La spécificité de ce corps militaire est qu'il n'est composé que de 5 filles (Kanata comprise) et qu'elles semblent laissées comme abandonnées.

Si beaucoup de mauvaises langues annonçaient cette anime comme étant la suite de K-ON! pendant la seconde guerre mondiale, c'est parce qu'on pouvait retrouver de nombreux points communs entre les deux productions en se basant sur les visuels de présentation et le synopsis : Des filles musiciennes et des character-designs très proches.

Le premier épisode de la série aura pourtant bien montré au public que les liaisons avec la production de Kyoto Animation s'arrêtent là. En effet plutôt que de se cantonner à une série qui n'a qu'un simple scénario qui permet de mettre en place de nombreux gags, on a ici une véritable recherche sur l'univers et le scénario.

L'univers est un véritable patchwork de nombreuses cultures européennes qui ressort au final comme complètement nouvelle mais sans nous faire perdre nos repères. On observera une architecture très hispanique avec les maisons empilées les unes sur les autres aux vis-à-vis très proche au milieu d'un paysage montagneux pouvant rappeler la Suisse et pourtant le français semble être la langue de vigueur dans le pays.

Le français est d'ailleurs très bien représenté dans l'anime avec une très belle chanson dans la langue de Molière interprétée par un canadien pendant le premier épisode. Malheureusement, les textes ont une qualité très variables avec parfois des textes dans un français impeccable et sur le plan suivant une typo assez énorme en gros plan. Ce qu'on peut surtout reprocher sur les textes c'est la tendance à mettre des idéogrammes japonais par endroit sans aucune raison apparente.

Pour en finir avec l'univers de la série, si tout pense à croire que l'histoire se passe dans un monde alternatif pendant la seconde guerre mondiale, très vite les épisodes tendent vers une autre explication qui reste un mystère aux yeux des spectateurs. Dans les différents dialogues et décors de la série sont disséminés des indices sur le background qui éveillera la curiosité du public et qui lèvera un bon nombre de nouvelles questions sur l'univers. Espérons qu'il sera riche et aussi fournit qu'il le prétend avec ces indices.

L'animé ayant comme thème la musique, il lui est de rigueur d'avoir une bande son de qualité. La condition est très bien remplie avec un sublime opening de Kalafina, le groupe qui fut formé par Yuki Kajiura pour faire la bande son des Kara no Kyoukai – Garden of Sinners. Leur chanson, Hikari no Senritsu, nous berce sur une mélodie mélancolique et entrainant collant parfaitement avec l'univers.

De son coté, l'ending se veut plus standard avec une musique pop qui se veut en adéquation avec le coté de tranche de vie de la série.

Enfin, l'anime a choisi d'utiliser la musique gospel « Amazing Grace » que les otakus connaissent déjà pour son utilisation dans le 4ème opening de Eureka Seven. Une superbe version instrumentale est fournie au cours des épisodes qui ravira tout fan du genre.

Sur la réalisation technique, on se retrouve avec de sublimes décors fourmillants de détails. Des correspondances des décors avec des lieux existants ont d'ailleurs déjà été trouvées. On ne se plaindra pas non plus de l'animation qui est de très bonne qualité. Les cheveux ballants des personnages volent au vent de manière réaliste, les vêtements sont pleins de plis se formant avec les mouvements des personnages : on sent bien ici que l'animation n'est pas refilé à toute une tribu de coréens exploités.


En conclusion, même si beaucoup d'entre nous s'attendaient à voir un nouveau K-ON!, La Mélodie du Ciel nous offre un vent de fraicheur dans une industrie de l'animation qui commence à sur-utiliser les concepts qui ont marché. Même si l'on retrouve une petite dose de moé, on se rend très vite compte que ce n'est pas du tout l'objectif de la série. Comme quoi, on peut avoir des productions très intéressantes en terme d'univers et de scénario avec un peu de moé.

Ecrit par le 2010-02-11 00:00:04

Encore un anime qui fait froid dans le dos chez Deen...

Chaque personne à ses démons en ce qui concernent la japanimation et chaque nouvelle série est une occasion de tenter de les oublier... Mais parfois, c'est le contraire qui arrive : de nouvelles hantises sont créées. C'est ce qui est arrivé avec la série Princess Princess.

Le concept de cette série est simple : Dans une école de garçon, afin de calmer les hormones des élèves, le bureau des étudiants fait appel aux princesses, de charmantes jeunes filles. Jusque là tout va bien, sauf que ces princesses sont des TRAPs, c'est-à-dire des travesties pour les non-initiés.

L'anime étant classé dans la catégorie Shoujo, il ne faut pas s'attendre à une intrigue qui ravira vos instincts de mâle. Le scénario ne casse pas trois pattes à un canard et passe par tout les clichés possibles des comédies romantiques : la fête de l'école, la pièce de théâtre, le concours de chant, le rende-vous en ville... En fait, il ne manque que les bains mais heureusement pour notre santé mentale, ils n'ont pas osé.

De plus l'« action » se déroulant dans une école remplie exclusivement de membres de la gente masculine, le nombre de personnages féminins frôle les zéros. Pour compenser ce manque de féminité, les scénaristes n'ont rien trouvé de mieux que d'efféminer un paquet de garçon, histoire de ne pas avoir un monde de brutasses.

Monde de brutasses ? Le terme est complétement à côté de la plaque en fait. On se demande à quoi ça sert d'avoir des princesses pour calmer les hormones si aucun des membres masculins de cette école ne semble démontrer la présence d'un seul milligramme de testostérone dans le corps. On a à la place un character design typiquement yaoi (genre avec des homosexuels à foison) (alors que la série ne l'est pas vu que les héros sont hétérosexuels) avec de grands types blonds qui ont toujours un fond avec des roses ou autres symboles du genre afin de montrer au spectateur qu'ils sont beaux (au cas où vous ne l'auriez pas déjà compris).

Cette série semble d'ailleurs être une tentative de DEEN, le studio responsable de cette chose, d'initier les plus jeunes filles de l'audimat au Yaoisme en prétextant que les personnages sont quasiment des filles. D'ailleurs seule la jeune gente féminine pourrais apprécier cet anime car la réalisation est du niveau des épisodes de Pokémon : Quelques décors par épisodes dont un paquet très très (répétition voulue) récurrent et des plans qui peuvent excéder la minute avec juste des lèvres qui bougent. Ça bouge tellement qu'en survolant les épisodes, on peut retomber sur exactement la même image toutes les 10 secondes. Autant dire que les réutilisations d'images sont plus qu'abusées.

Ajoutez à ça, une surabondance de fonds avec juste un dégradé pour faire apparaître l'humeur du personnage.

Si vous pensiez que Higurashi no Naku Koro ni avait une animation de très mauvaise qualité, dites-vous que Princess Princess fait pire.

En résumé, si un jour vous tombez sur cette série, fuyez là ! Votre santé mentale en dépend. Vous ne ressortirez pas indemne de ce périple ! Aussi bien d'un point de vue scénaristique que de la réalisation ou du character design, il n'y a absolument rien pour plaire dans cette série. La seule utilité que l'on pourrait trouver à cette série ce serait pour caler un meuble qui ballote.


Note de l'auteur: Heureusement pour moi, je n'ai fait que survoler la série, je n'y ai pas laissé trop de santé mentale.

Ecrit par le 2010-02-03 20:24:40

Et pourtant, j'aime pas le football...

En 2008, Level 5, un développeur de jeux déjà très connus pour ses différents gros hits comme Dragon Quest VIII, Professor Layton ou encore Jeanne D'arc annonce un nouveau projet sur la petite console portable de Nintendo: Inazuma Eleven.

Inazuma Eleven est un jeu de rôle japonais comme on en voit partout dans le paysage videoludique mais qui a pour théme : le football. Oui oui, vous avez bien lu : un football-rpg.

Le principe est simple, les combats habituels d'un rpg sont remplacés soit par des petites séquences de dribble ou de tir au but soit dans le cas des boss par des matchs. Plutôt que de gérer vos quelques membres de votre compagnie d'aventuriers, vous gérez un club complet de foot.

Mais qui dit rpg japonais dit surtout grosses attaques avec 36000 effets partout (et encore dans certains jeux c'est un euphémisme). Bien sûr, celui-ci ne déroge pas à la règle.

Il faut avouer que le genre n'est pas tout à fait nouveau. En effet, il y a un bon nombre d'années est sorti sur la Super Nintendo un football-rpg qui reprenait une licence que nous connaissons tous, soit parce qu'on était assidu au club dorothée ou parce que la cinq diffusait des épisodes, j'ai nommé: Captain Tsubasa, mieux connu sous le nom de Olive et Tom (avec Tom qui n'est là que sur les premiers épisodes de la série, notons le).

Cet anime est une légende juste pour ses lois de la physique à retourner n'importe quel grec dans sa tombe. Entre le terrain qui faisaient plusieurs épisodes de long (car dans cette série on compte les longueurs de terrains en épisodes) ou encore le ballon qui se déforme à outrance lorsque l'on tire dedans, le dessin animé ne faisait pas dans la demi-mesure.

Enfin c'est ce qu'on croyait jusqu'à la diffusion de Inazuma Eleven, l'anime tiré du jeu de Level 5.


Endou Mamoru est un jeune garçon qui adore le football mais qui voit que le club de son école n'a pas assez de joueurs pour participer à un match. C'est avec l'arrivé de Gouenji, un garçon qui vient d'être transféré dans l'école Raimon que Endou se décide de reformer une véritable équipe de football afin de participer à un très grand tournoi: le Football Frontier.

L'anime se base sur un schéma très simple pour les épisodes: un épisode d'entrainement suivi d'un épisode de match. Même si le schéma n'est pas conservé systématiquement, les scénaristes ne divergent que très peu de celui-ci. Ce n'est pas plus mal car il marche très bien, les épisodes n'étant pas les même les uns après les autres, on a une très bonne illusion de non répétition même si au final la plupart sont semblables.

Mais ce qui fait la force de cette série, c'est un peu ce qu'appelleraient les anglais le « fighting spirit » ou ce que les foreurs appellent le pouvoir de la spirale : le combat toujours plus sensationnel.

Si les premiers matchs nous montrent quelques petits trucs sympathiques comme des shoots boules de feu. Après une petite dizaine de match, on se retrouve avec des coups aussi démentiels que surprenant.

Ainsi, un des joueurs sifflera pour appeler des pingouins qui l'aideront à marquer ou encore un autre se verra pousser des ailes dans le dos afin de tirer de plus haut. Autant vous dire que les effets de Captain Tsubasa, à coté c'est de la gnognotte.

Pour en rajouter une couche sur le sensationnel, les scénaristes n'hésitent pas avec des situations qui sont tellement extraordinaires qu'elles sont complétement improbables. Les équipes vont chercher dans tout les stéréotypes possibles et imaginables (voir inimaginables) comme une équipe de ninja, ou encore une équipe d'hommes de la forêt. Mention spéciale à l'équipe des otakus qui ont une technique absolument géniale pour éviter de se prendre un but.

D'un point de vue technique, il est vrai que la série n'est pas ce qu'il y a de mieux. Utilisant un rendu un peu trop assisté par ordinateur, les décors manquent un peu de vivant et font un peu trop CG. Les réutilisations d'images sont un peu trop fréquentes (mais moins souvent que dans Gundam SEED et SEED Destiny). Heureusement, les animations des grosses techniques sont bien réussies et généralement sont l'occasion d'un beau spectacle.

Même si l'anime est destiné à un jeune public de par le scénario qui ne s'aventure pas dans des thématiques matures, il est quand un très bon passe temps qui nous donne envie de s'intéresser au foot (après quoi on se rend compte que ce sport a pas vraiment changé et on préfère rester sur Inazuma Eleven). Après le visionnage de quelques épisodes, on se rend compte qu'on veut la suite non pas parce que le scénario est bourré de « cliff hanger » mais plutôt parce qu'on se demande jusqu'où iront les scénaristes.

Malheureusement pour nous, ni le jeu ni l'anime ne semblent avoir de chances de débarquer dans nos vertes contrées, les études de marchés se montrant défavorables (où alors parce qu'aucun éditeur n'a le courage de tenter une telle licence).

Ecrit par le 2010-02-01 21:52:40

Et si on simulait ?

2010 sera une année charnière pour la japanimation en France. En effet alors que notre petit public s'est habitué à acheter régulièrement des galettes avec des épisodes, les éditeurs se sont décidés à bousculer un peu nos habitudes en mettant le paquet sur les simulcasts.

C'est ainsi qu'en l'espace de quelques semaines, on a vu apparaître 4 nouveaux simulcasts chez les différents éditeurs: Cobra The Animation(Kaze), Dance in the Vampire Bund(Dybex), Durarara!!!(Dybex) et Sora no Oto(Kaze) (qui a pris le doux nom de La mélodie du Ciel en français). Ces 4 simulcasts viennent s'ajouter aux 3 précédents qui étaient déjà en cours: Book of Bantorra(Kaze), Fullmetal Alchemist Brotherhood(Dybex) et Kobato.(Kaze) (c'est vraiment bête de mettre un « . » dans un titre).

D'ailleurs, Simulcast, Késako ? Le simulcast est un jeu de mot entre Simultané et Broadcast (émettre, diffuser en anglais). Cela signifie qu'une œuvre est diffusée simultanément sur plusieurs supports. Dans le cas de la japanimation, cela équivaut à dire que les épisodes sont disponibles légalement chez nous quelques heures après la diffusion à la télévision japonaise.

On pourrait croire que c'est une tentative des éditeurs de contrer les fansubs, ou alors de faire plaisir aux fans. Toujours est-il que ça ne peut que nous rendre heureux.

Il ne reste plus qu'aux derniers éditeurs français de lancer leurs simulcasts. (Beez si tu m'entends, il y a .hack//LiNK qui arrive bientôt.) Si chacun se met à faire deux séries, les fansubs auront peu de raison de continuer et peut être que la communauté japanimation se tournera alors vers quelque chose de plus constructif que de tenter de faire une énième team de fansub qui se dit « par des fans pour des fans » alors qu'avec le nombre de pubs sur le site, on se demande si c'est pas juste pour gagner un peu d'argent tous les mois. Bref fermons cette petite parenthèse.

Les simulcasts, comment qu'on y accède ?

Selon l'éditeur le format change radicalement.

Chez Dybex, ils ont choisi de mettre leurs épisodes directement disponibles sur le net sur une chaine Dailymotion, le tout gratuitement.

Chez Kaze, c'est de la VOD, chaque épisode coute 1euros environ et si vous consommez beaucoup, vous pouvez vous abonner pour quelques euros par mois pour avoir accès à une grande partie du catalogue de KZPlay

Histoire de vous mettre un peu l'eau à la bouche, voici quelques descriptions des différentes séries simulées cette saison:


Cobra The Animation



A-t-on vraiment besoin de présenter Cobra ? Ce grand manchot blond qui fait tourner des têtes dans toute la galaxie et qui aime tout ce qu'adore un bon macho revient dans de toutes nouvelles aventures.


Dance in the Vampire Bund



Si on vous annonce que les vampires existent à la télé, vous y croirez vous ? C'est pourtant comme ça que commence la série. Mina Tepes la reine des vampires a décidé de révéler leur existence. Cela n'est pas au goût de Akira qui est toujours très mal à l'aise lorsqu'on parle de vampire; un comble lorsque la reine des vampires s'intéresse à lui.


Durarara!!!



L'auteur de Baccano! Revient encore une fois avec une histoire loufoque racontée de la même manière que dans Snatch. Cette fois-ci, tout se passe dans la banlieue de Tokyo et on parlera non plus d'un braquage d'un train mais d'un motard sans tête. Au programme, des étrangers étonnamment forts, des fous qui aiment les suicides et un étudiant au milieu de tout ça qui sait pas vraiment comment il va s'en sortir.


La Mélodie du Ciel (Sora no Woto)



Première production du projet Anime no Chikara qui a d'abord été dénigrée comme étant K-ON! Saison 2. Il se trouve qu'au final les seuls points communs aux deux séries sont la musique et le character design.

Kanata s'est engagée dans l'armée pour réaliser son plus grand rêve : Faire du clairon. Elle se retrouve alors embarquée dans une petite compagnie qui n'est formée que de 5 filles (elle comprise) dans le pays de Seize. C'est une agréable balade onirique qui oscille entre tranche de vie et science fiction.


Tout un programme pour cette saison avec 7 simulcasts disponible légalement. Le fansub va-t-il conserver sa raison d'être originale encore longtemps ? En tout cas, on peut remercier les éditeurs pour ce superbe travail, en espérant que les traductions sont vraiment faites par des professionnels et non pas par des fansubeurs sous-payés.

Ecrit par le 2010-01-27 23:01:22

Baka to Test to Shoukanjuu (L'Idiot, les Exams et les Êtres Invoqués)

Les premiers épisodes de la saison d'hiver de 2010 commencent à être diffusés sur les différentes chaines japonaises et les bilans de de début de saison vont bientôt débarquer sur une multitude de blog par ci et là. Plutôt que de vous raconter que Cobra The Animation est mauvais ou que SO-RA-NO-WO-TO n'est pas un K-ON! pendant le seconde guerre mondiale, cet article parlera de Baka to Test to Shoukanjuu (ce qui donne en français: L'idiot, les exams et les êtres invoqués).
Baka to Test to Shoukanjuu (qu'il est long ce titre) est encore une fois un exemple d'oeuvre dont la bande annonce ne donne pas la bonne impression. Alors que beaucoup pensaient que cette série serait une petite série harem/ecchi avec un peu d'action comme on en a en pagaille ces dernières années, on se retrouve avec une comédie loufoque au rythme très effréné où l'action n'est là que pour soutenir le comique. Mais avant de s'épancher plus là-dessus, il est de rigueur de fournir un synopsis de la série.

L'académie Fumizuki est une école pas comme les autres. Elle a implémenté un tout nouveau système de motivation et de récompense des étudiants. Cela consiste en plusieurs règles et modifications de l'administration par rapport au système scolaire japonais habituel.
Tout d'abord, lors de votre entrée dans une nouvelle année vous passez par une phase d'examens qui détermineront votre niveau. Tout les élèves sont répartis dans 6 classes nommés de manière "très" originale A,B,C,D,E et F. Les classes sont formées selon les scores obtenus lors de la première phase d'examens. Ainsi, la première classe, la A contiendra les personnes qui ont eu le meilleur score aux examens, le B ceux qui se situent après dans le classement et ainsi jusque F.

Jusque ici rien de très original si ce n'est que les classes sont réparties par niveaux. Si d'un point de vu pédagogique, être dans la classe A voudrait dire avancer plus vite, aller plus en profondeur dans le programme et autres détails qu'un professeur expliquerait mieux; dans la série c'est aussi synonyme d'avoir de meilleures installations. Ainsi si vous êtes dans la première classe, vous aurez le droit à une salle de classe qui ressemble plus à un salon de thé chic avec toutes les commodités pour vous rendre la vie belle. Par contre, si vous êtes dans la classe F, vous aurez le droit à de vieux équipements bon à jeter à la poubelle. Et encore, vieux équipements est un euphémisme.
Autant dire qu'être dans la dernière salle, c'est pas la joie de vivre.

Heureusement pour les élèves défavorisés, il leur est possible de regagner des lieux décents. Il existe un autre concept dans cette école: les combats d'invocations d'exams. Ces combats permettent à une classe d'en défier une autre. Le gagnant de ce combat choisi alors sa salle de cours parmi les classes qui ont participé au combat. En gros, si la classe F décide de se battre contre la A, et qu'ils gagnent, les F pourront échanger leur salle avec celle des A.
Bien sûr, ces combats ne sont pas de simples actes de violence pure. Pour se battre les élèves font appel à de petits êtres dont la force est proportionnelle au niveau de l'élève. Ce niveau est mesuré par les notes aux différents examens passés pendant l'année. Si par exemple, un élève à 80/100 en maths à un devoir, alors son invocation gagne 80 points en maths.
Yoshii Akihisa s'est lourdé complètement à son test de niveau à tel point que son professeur le traite de pire qu'idiot. Il est donc assigné à la classe F. Il découvre que les locaux sont pires qu'en mauvais état. Parce qu'il veut plaire à la fille moé de l'histoire, Mizuki Himeji, il décide d'emporter sa classe avec l'aide de son ami, Yuuji qui est délégué de classe, dans une croisade pour récupérer la salle A.

Baka to Test to Shoukanjuu (vraiment trop long comme titre) est donc une comédie complètement loufoque qui racontera les combats entre les différentes classes pour protéger leur environnement ou l'améliorer.
Si on s'arrête juste au synopsis, on pourrait n'y voir là qu'un simple shounen de combat. A la place de ça, l'humour omniprésente et le rythme très rapide du premier épisode orientent la série vers une comédie qui se rapproche plus d'un Sayonara Monsieur Désespoir que d'un énième combat de boxe de Ring no Kakero (spéciale dédicace à Binôme).
L'humour de la série est surtout basé sur de l'absurde et de la parodie avec par exemple, une séquence de transformation ressemblant étrangement à celle de Nanoha de Magical Lyrical Nanoha. Des gags sont incrusté un peu partout dans la série à la manière du prof désesperé. Et on comprends très vite pourquoi quand on voit que le réalisateur de l'anime n'est autre que Shin Oonuma(Ef), le petit protégé de Akiyuki Shinbo (Sayonara Zetsubou Sensei, Natsu no arashi, Bakemonogatari).
Par ailleurs, on voit assez vite qu'il est au commandes avec les différentes incrustations de texture dans les décors que lui et Shinbo utilisent très fréquemment (pour ne pas dire tout le temps).

Même si cet effet d'incrustation ne fait pas l'unanimité du public, il ajoute un effet de style accentuant le coté humoristique de l'œuvre. Cet effet est surtout un plus très appréciable sur l'animation qui même si fourmille de détails pourrait être meilleure. Mais heureusement, la mise en scène très dynamique cache les faiblesses de l'animation.
Baka to Test to Shoukanjuu (petite note aux personnes qui nomment les animes: faites des titres plus court s'il vous plait !) est en somme une série au concept rafraichissante qui reprend le flambeau là où Seitokai no Ichizon s'est arrêté la saison dernière: une comédie loufoque au concept innovant qui passe bien le temps. Remarquons quand même que par rapport à cette dernière, l'animation de Baka to Test to Shoukanjuu est largement meilleure.
Bref tout ça pour dire que (compléter par le long titre ici), c'est la série qui vous ramènera, chaque semaine, un petit sourire dans la stressante et déplaisante vie de tous les jours. C'est une comédie qui ne part pas excessivement dans la perversité ou le moé et qui ne manquera pas de faire rire tout le monde avec ses situations plus loufoques qu'un vaudeville.

Ecrit par le 2010-01-12 16:08:31

Et si on faisait dans l'original ?

Si vous vous baladez régulièrement dans les milieux otakus du net, vous avez surement déjà eu à faire à des vilains trolls affirmant que les shounens c'est le cancer de l'animation ou que K-ON! détruit les animes. Aujourd'hui plutôt que de ressasser des discussions inutiles qui permettent de faire couler des milliers de pixels sur /a/ tout les jours, intéressons nous aux animes originaux de cette dernière année pour faire un triste constat.
 
Avant d'aller plus loin, il faut bien s'entendre sur le terme anime original. C'est une oeuvre qui n'est pas une adaptation ou une suite d'une licence existante. Si l'on voudrait résumer, cela voudrait dire un anime qui est créé à partir de rien, pas de monde de référence et encore moins de scénario tout droit tiré d'un autre support comme une série de light novels ou de manga.

Tout de suite il devient difficile de trouver des productions de 2009 qui répondent à ces critères. En effet, en parcourant la liste des animes diffusés en 2009, on ne trouve que 4 animes: Basquash!, Eden of the East, Sora wo Kakeru Shoujo et Viper's Creed. 4 parmi la centaine diffusée sur l'année, c'est un nombre assez minable.

Quelles peuvent être les raisons d'un tel manque d'originalité chez les producteurs d'animes ? La panne d'idées ? peu de chance. Beaucoup vous diront que c'est à cause de la crise qui touche actuellement l'animation japonaise. Les producteurs ne veulent plus investir que dans des productions qui ont déjà fait leurs preuves auparavant. 

Et c'est ainsi que l'on a vu plusieurs remakes cette année avec entre autre Dragon Ball Kai qui fut tout simplement une honte. Reprendre des veilles images et rediffuser ça en HD et censuré. Certains remakes furent quand même bon comme Sora wo Miageru Shoujo no Hitomi ni Utsuru Sekai (plus souvent réduit à Munto TV) ou encore Shin Mazinger Shougeki! Z-Hen mais cela reste une expérience déjà vécue pour le publique et il ne faut surtout pas tomber dans le piège dans lequel est tombé la GBA: ne fournir pratiquement plus que des remakes.

En plus de ces remakes, on a aussi eu le droit à des adaptations de nombreux romans et light novels avec par exemple Asura Cryin'2, Kämpfer, Seitokai no Ichizon, Nogizaka Haruka no Himitsu: Purezza, Aoi Bangaku Series, Winter Sonata et Sangouku Engi juste pour l'automne. On en serait pratiquement à croire que pour éviter de faire lire les japonais, les chaines de télévision adaptent tous les bouquins qui sortent. Encore un complot de la N.H.K. !

Comme chaque année, les adaptations de mangas n'ont pas manqué avec par exemple le décevant Fullmetal Alchemist: Brotherhood qui est très en deçà de la première série. Pas de superbe morceaux musicaux, des styles d'animations qui changent trop souvent, treize premiers épisodes résumé donnant vraiment l'impression d'un bâclage de la série. Il y a beaucoup à dire sur FMA 2009.
Les fans de shounens ont aussi eu le droit à une bonne dose d'anime avec entre autre l'adaptation de Fairy Tail dont le premier épisode était d'une qualité risible, 07-Ghost et The Sacred Blacksmith.

Il y a eu aussi des adaptations de jeux avec entre autre Umineko No Naku Koro ni, la suite de Higurashi no Naku Koro ni: le Sanglot des Cigales dont les deux premières parties sont disponible en français grâce à Pbsaffran ou aussi Sengoku BASARA avec son générique très rythmé.

Finalement, on voit que malgré une crise qui touche l'animation japonaise, on a encore énormément de diversité dans le catalogue des diffusions. Malheureusement plus aucune de ces productions ou presque n'est originale. Et on en est arrivé à réadapter ce qu'on avait déjà adapté.

Espérons-le, 2010 sera plus fournie en oeuvre originales. Et heureusement pour nous cela semble bien s'annoncer avec entre autre le projet Anime no Chikara qui nous fournira 3 animes originaux en 2010: SO.RA.NO.WO.TO, Senkou no Night Raid et Zaidan Hôjin Occult Designer Gakuin ainsi que Angel Beats!

Ecrit par le 2009-12-31 16:32:43

Boing Boing...

Beaucoup de monde, lorsqu'il regarde une série ou lit un livre s'attend à avoir une histoire pleine de rebondissements. Malheureusement pour nous, assez souvent ce n'est pas le cas car on devine rapidement où va le scénario ou on peut prédire l'histoire.
Heureusement pour nous, d'un autre coté on a toujours à faire à des ovnis qui nous fournissent notre dose de rebondissements.
Basquash! rentre dans cette dernière catégorie: c'est un anime sur le basketball.

....Ou plutôt semble l'être mais une petite différence va faire qu'on ne peux plus appeler ça du basketball: les personnages jouent à un pseudo-basket dans des robots géants aux corps ressemblants à des carcasses de vieilles voitures : les Bigfoots.

Dan J.D, aussi connu sous le nom de Dunk Mask ne supporte pas les faux matchs de BFB (Big Foot Basketball) orchestrés par les habitants de Moondash. Pour exprimer son mécontentement, à chaque diffusion de match à la télévision, il détruit toutes les télévisions de Rolling Town armé d'un ballon de basketball.
Un jour, la fédération de BFB décide de faire son premier match sur Earthdash et Dan assiste au match. Pour conforter encore plus son mécontentement, il découvre que les matchs télévisés sont parsemés d'effets spéciaux rajoutés afin de rendre le sport attrayant car le BFB est mollasson et ennuyeux.
Dan décide alors de piloter le BigFoot que Miyuki, son ami d'enfance lui a donné, afin de montrer aux joueurs de la BFB ce que devrait être du basketball. L'ère du Basquash commence; une légende est née.

Au travers de ses 26 épisodes, Basquash! continuera sur les épopées de Dan J.D dans le milieu de basketball en utilisant des éléments de scénarios sur un premier abord classiques: Chercher un remède pour une personne malade, participation à des matchs...etc. mais qui au final sont développés pour donner une dimension tout autre au scénario. Des éléments simplistes ne sont là qu'en couverture d'un scénario plus grand spectacle qui est malheureusement trop bien caché sur la première partie de la série.

La série est clairement divisée en deux partie: en effet l'équipe a été complétement changée arrivé au milieu de la série car elle ne semblait pas atteindre les objectifs requis: le scénario pas assez avancé, le character design moyen parfois très lourd. Heureusement pour le public la nouvelle équipe remonte très vite le niveau sans pour autant donner l'impression que la série n'est plus la même.

La deuxième partie de la série signe ici une remise à niveau de la série. Le character design est subtilement changé pour le rendre plus agréable; le scénario prends des avancés rapides et efficaces et surtout affiche de manière plus visible sa profondeur; les thématiques sont aussi de ce fait plus appréciable par le public.

Parlant des thématiques, lors d'un débat sur IRC, il est apparu que les thèmes de Basquash! même si complètement devant notre nez n'apparaissaient pas forcément aux yeux du public. La seconde partie nous les donne tels quels sans le cacher:
L'opposition du petit peuple au grand peuple, trop de loi tue les lois, peut-on se permettre de toucher à l'ADN humain ?, l'importance de la culture.

A la direction du projet, on retrouve une personne qui a travaillé sur quasiment tout les Macross: Shouji Kawamori. On se rends très vite compte de son implication avec la très grande présence de chansons tout au cours de l'anime. On retrouve aussi les triangles amoureux typiquement macrossien entre l'une des chanteuse, le héros et un autre personnage féminin.

Au niveau de l'animation, c'est le studio Satelight (Sousei no Aquarion, Macross Frontier) qui cherche à éblouir nos rétines et on sent le potentiel qu'a la CG dans l'animation actuelle. Un bon nombre des décors sont réalisés en 3D par ordinateur puis redessinés afin de donner un effet stylisé et propre. L'ensemble des bigfoots sont réalisés en en image de synthèse et la modélisation est extrêmement belle; pas de bouillie de polygone comme on pouvait en avoir dans certains plans de Macross Frontier. L'animation est dans l'ensemble assez moyenne même si parfois on reprochera des baisses de qualités assez inquiétantes. Heureusement pour le public, ces problèmes d'animations sont relativement bien cachés grâce au style graphique qui se veut très dynamique et propre.

Au final, même si la première partie est très moyenne (malgré que dans le contexte de sa diffusion, il est largement au dessus de la moyenne), on se surprendra à d'abord regarder la série pour son style. Enfin on dévorera les derniers épisodes pour la trame scénaristique qui semble inextricable sur le début mais qui se résoudra de manière relativement sympathique et assez inattendue (tout au moins avant le dernier épisode). Une série pleines de rebondissements aussi bien de balles que scénaristiques.

Pour information: le titre est sensé représenter le bruit que fait une balle qui rebondit.

Ecrit par le 2009-11-01 05:52:11

Sora wo Kakeru Shoujo

La robotique et l'intelligence artificielle sont souvent vues par les gens comme des choses infâmes qui risquent de conquérir le monde et de tous nous anéantir. Heureusement, il y a toujours un scénariste de science fiction pour remettre ça en place.Sora wo Kakeru Shoujo fait parti de ce genre d'anime.

Même si le titre semble très proche de Toki wo Kakeru Shoujo (La traversée du Temps), la ressemblance avec le titre s'arrête ici. Cette fois-ci, on aborde des histoires de colonies de l'espace qui se "foutent sur la gueule"(sûrement l'expression la plus adéquate).
Dans un futur lointain, la terre est abandonnée par les humains qui sont partis vivre dans des colonies de l'espace. Shishidou Akiha, petite dernière d'une famille constituée entièrement de filles fait la rencontre de Leopard, une "brain colony" fugitive: une colonie pensant comme un être humain et ayant sa propre personnalité.

Vous êtes prié de laisser votre santé mentale et votre sérieux à l'entrée au début de chaque épisode car vous n'en aurez pas besoin. Chercher quelque chose de sérieux dans Sora wo Kakeru Shoujo, c'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin: c'est présent, mais faut vraiment le vouloir pour le trouver.
Malgré tout, les scénaristes ont réussis à trouver le moyen d'insérer de la thématique sérieuse dans leur série: "une vie parfaite sans aucun problème est-elle `bien` ?", "Doit-on laisser des intelligences artificielles penser ?" ou encore la discrimination.

Les personnages de la série sont tous plus rembarrés les uns que les autres: des colonies de l'espaces, des petits cyborgs et des boites.
Le personnage de Leopard est la plus grande trouvaille de la série. Juste après le grand succés de Code Geass R:2, Jun Fukuyama prends ce rôle et interprète une grande colonie mégalo qui s'ennuie entre deux tasses de "thé". Comme les deux séries sont de Sunrise, les rapport à Geass seront réguliers et pas caché: un symbole de Geass par ci par là, des références à Lelouch faite par Leopard ou Akiha. Un personnage qui pourrait finir sur le podium des meilleurs personnages de 2009.
D'autres colonies rejoignent l'histoire au fur et à mesure que le scénario avance. Ainsi on retrouvera aussi Xanthippe, une colonie qui aime chanter mais qui ne sait pas le faire correctement doublée par Rie Tanaka, chanteuse et doubleuse connue pour son rôle de Lacus Clyne, diva de l'espace de Gundam SEED.
Du coté des petits cyborgs, la série apporte un nouveau genre de personnages, les navimen, des petit robots spécialisés dans le contrôle de véhicule. Lorsque ceux ci prennent le contrôle d'un véhicule, ils crient "I HAVE CONTROL" de toute leurs forces.
Pour en finir avec les personnages étonnants de Sora wo Kakeru Shoujo, on ne pourra pas oublier Hako-chan et ses milliers de compagnons. Ce personnage est littéralement... une boite ! Se déplaçant en lévitant et communiquant par l'intermédiaire d'un écran sur l'avant, Hako-chan est un personnage très expressif même elle ne possède aucun atout pour.
Sur le plan musical, on retrouve un OST composé en partie par JAM Project qu'on ne présente plus pour les fans de mechas pour leur nombreux génériques aussi bien d'animes que de jeux vidéos.
Le premier générique d'ouverture donne bien la donne sur la série, comme le décrit FFenril, c'est comme "si on mettait du Maximum the Hormone sur du Fruit Basket". Un générique complètement décalé par rapport à la série interprété par Ali Project.

Sunrise a pris du poil de la bête dans les CG, finit les horreurs qu'on avait vu dans Gundam SEED et Destiny. On se retrouve avec des CG belles et bien intégrées et une animation de très bonne qualité. Les colonies, faites par ordinateur, fourmilles de détails renforçant l'idée d'un space opera qu'on s'est faite avec les différents Star-trek ou Stargate.

Sora wo Kakeru Shoujo est pleins d'ingrédients qui ne vont pas forcément bien ensemble: une comédie space opera complètement rembarrée et pleine de références mais l'ensemble s'en sort avec brio. Peut-être que le manque de sérieux de la série a eu raison d'elle. Bref, si vous cherchez une comédie rafraîchissante sortant des sentiers habituels et avec des gags originaux,Sora wo Kakeru Shoujo est fait pour vous.

Note qui n'a rien à voir avec l'article:
Il y a eu une erreur sur l'article de la Japan Expo 2009: Ce n'est pas complètement la faute de Bulle Japon pour le manque de remerciements au Baka Club.

Ecrit par le 2009-10-09 09:09:23

Digimon - The Movie

Souvenez-vous, fin 2000, après la folie du bug de l'an 2000, débarquaient les Digimons, monstres digitaux aux capacités extraordinaires. Le succès de la série fut sans conteste lors de sa diffusion avec ses 70% de parts de marché. Et grâce à celui-ci, arrive en 2001 le film subtilement nommé: Digimon - The Movie.



Avant de parler de ce film, parlons un peu de ce que sont les Digimons. A l'instar de Pokémon, Digimon Adventures (première série de la licence) relate les aventures de jeunes enfants qui sont accompagnés de petites créatures aux pouvoirs surnaturelles. La comparaison avec le jeu phare de Nintendo s'arrête ici. Les enfants "dresseur" de Digimons sont appelé les DigiSauveurs. Leur tâche est de sauver le digimonde, le monde des monstres digitaux, de la destruction à l'aide de leurs compagnons.

Histoire de changer un peu de la méthode habituelle de critique, laissons la parole à Monsieur John Ion qui va nous donner son avis:

Ouais... Alors Digimon - The Movie, j'ai grave kiffé ! LOL ! Tout d'abord, le format en trois partie il était vachement cool, ça faisait comme si c'était les trois Pirates des Caraïbes mais en un seul film. LOL ! C'est trop bien que ça se passe avant la première série, puis après et enfin pendant la deuxième saison. Par contre j'ai pas aimé qu'on voit pas Palmon parce que je suis trop fan de lui. Wesh, les plantes c'est trop mon kif ! MDR !
J'ai trouvé ça trop réaliste en plus, les mails qui font ramer le PC et tout ça c'était super bien pensé quoi. J'parie que le scénariste il a les mêmes problèmes que moi quand il va sur le net avec les pubs pour les sites pas pour les enfants qui apparaissent partout et qui font ramer le PC.
Et puis Omnimon, il a trop super la classe ! xD. Quand il sort ses attaques avec des noms qui déchirent sa race, j'étais sur le cul ! Il est trop méga balèze ! Faut que je trouve comment on le débloque sur le jeu PS2 ! LOL !
J'ai rien compris à la troisième partie du film, mais c'était vachement cool surtout avec le digimon avec les sulfateuses au bout du bras ! LOL !
En gros, j'ai trop grave kiffé ce film ! LOL !

Merci John pour cette intervention très constructive sur ce film, on a bien ressenti ce que pouvait ressentir un jeune enfant de 10 ans en ressortant du cinéma.



Parlons maintenant de ce film de manière réellement constructive:

Tout d'abord il est à noté que le film est divisé en trois partie qui n'ont aucun liens scénaristiques. Pour cause, Digimon - The Movie est une compilation des trois premiers films Digimon: Digimon Adventures, Digimon: Bokurano WarGame et Digimon Hurricane Touchdown.
Le problème c'est que les trois mis bout à bout on dépasse les deux heures de film très facilement et pour un film destiné pour un jeune public, c'est impensable. Pour y remédier, les adaptateurs ont décidé de couper des séquences des trois films et de modifier complètement certains dialogues.
On arrive au final à un film qui ressemble plus à la mise bout à bout de trois bons épisodes de Digimon qui n'ont rien à voir entre eux. Quelques références sont ajoutés par ci par là dans les dialogues afin de faire une pseudo liaison scénaristique entre les films mais le résultat est un échec catastrophique.
Le passage du format trois films à un unique est donc ici un gros échec.



Si seulement, c'était le seul point à critiquer sur l'adaptation. Les traducteurs n'ont pas fait un travail sensationnel. Si en version originale on parle d'une surcharge du réseau à cause des mails qui fait lagguer les digimons; dans la version occidentale, on préfèrera dire que les mails font ramer le "cpu"(dit tel quel dans la version française) de l'ordinateur. Autant dire que le film perd tout de suite en crédibilité. Et le pire de l'histoire c'est que le plan pour battre le méchant perd tout son sens à cause de l'explication donnée par la version française.
Enfin, on remarque aussi l'horrible travail des traducteurs sur des passages qui deviennent complètement illogiques: "Veux-tu boire un verre ?" en version originale devient "Personne ne boit de ma limonade aux oignions" en version française.
La mére de Tai (un des héros) devient une grande psychopathe qui tente tout types de recettes de cuisine complètement farfelues pour s'amuser.
Il suffit de quelques secondes de la version originale pour se rendre compte de la qualité de l'adaptation.

Le passage à l'occident à aussi vu un changement de bande originale. Si certains passages de la version originale sont accompagnés d'une musiques orchestrale magnifique, la version française les remplacera par des petites chansons pop rock issues de la série. L'effet se ressent tout de suite sur certaines scènes qui passent de héroïques et classes à ringardes.
Et histoire de bousiller encore plus l'ambiance d'origine, tout les digimons se doivent de crier des noms d'attaques à chacun de leur mouvement. Ainsi Omnimon, qui est sensé incarner la classe, devient pitoyables avec des noms d'attaques surement imaginé en prenant deux mots au hasard.



Le seul point "positif" qu'on peut considérer dans cette adaptation c'est l'ajout de petits dialogues humoristiques qui feront sourire.

Bref pour résumé un peu ce qui ressort du film, un scénario très rapide et parfois complètement incompréhensible ou illogique. Des dialogues modifiés de A à Z perdant ainsi tout du sens original.
On tient ici un concurrent sérieux pour le palmarès pour la pire adaptation d'anime. Si vous voulez voir ces films, procurez-vous les versions originales, il y a plus à voir et c'est compréhensible. C'est bien dommage de voir une si belle animation gâchée par une adaptation horrible

Ecrit par le 2009-08-31 22:05:30

Les Shounens de "Base"

Le manga est divisé en de nombreux genres dit démographiques: qui sont destinés à une tranche particulière de la population. Parmi les genres les plus connus, on peut citer les shounens, les shoujos ou les seinens.
Dans cet article nous allons nous intéresser à une tranche particulière des shounens: Les shounens dit "de base".


Avant de décrire ce genre, intéressons nous d'abord à son pére: le shounen. Le shounen est un genre dédié aux jeunes ados garçon (12-16ans). Il racontent généralement les épopées de guerriers, de sportifs ou de lycéens.
Le shounen de base est quant à lui un genre de shounen qui suit un schéma répétitif spécifique aux shounens de combat. On parle parfois aussi de syndrome Dragon Ball.


Comment reconnaît-on un shounen de base ?

Pour reconnaître un shounen de base, on fait appel à quelques points clés qui sont généralement apparents dans toutes les oeuvres du genre.

Tout d'abord, le shounen de base a toujours au départ un unique héros qui semble à première vu très fort: Sangoku dans Dragon Ball, Ichigo dans Bleach, Luffy dans One Piece...etc.
Les objectifs de ce héros sont souvent définis clairement: Naruto veut être hokage, Ichigo sauver les humains de hollows, Sangoku sauver la planète terre...etc.

Si après quelques chapitres introductifs, on reconnaît très facilement un héros de shounen de base, il reste des clés qui arrivent plus tard dans le scénario. Tout d'abord, les premiers ennemis du héros finiront par être ses plus grand amis par la suite: Vegeta dans Dragon Ball Z, Sasuke dans Naruto, les shinigamis dans Bleach.
Rares sont les mangas du genre à ne pas avoir un héros qui ne finit pas par avoir un ennemi qui passe dans son camp.

Si le héros devient de plus en plus puissant grâce à son amitié avec ses anciens opposants, cela ne suffira jamais à battre ses ennemis qui se mettent en travers de son objectif. C'est pour cela que le héros doit faire ce qu'on appelle des "level ups"(montées de niveau). En effet dans un shounen de base, il y aura toujours des arcs mis en place juste pour que le héros deviennent plus fort. Ainsi dans Dragon ball on verra se répéter les passages ou les différents personnages s'entraînent dans les montagnes; dans bleach, Ichigo cherchera à obtenir son Bankai; dans Naruto, le héros sera recueilli par un autre personnage pour qu'il puisse parfaire ses techniques.

Même si le héros s'entraîne et apprends des techniques, il semblerait que les ennemis du héros respectent aussi ce schéma. Les ennemis viendront toujours se battre du plus faible au plus puissant. Ainsi à chaque nouvel arc, les ennemis sont jugés plus puissant que les précédents ennemis même si celui ci était censé être le pire ennemi imaginable. On retrouve très facilement ce point dans Dragon Ball avec les méchants qui se succèdent les uns après les autres toujours plus fort: Freezer, empereur de la galaxie, succédé à Cell méchant du futur; ou encore dans Bleach: des simples hollows qui sont remplacé par ceux qui les tue puis finalement par des hollows hybride avec des shinigamis. L'effet est même complètement avoué dans D.Gray-man où les ennemis possèdent des niveaux: des akumas de niveau 1 à 4 (voir peut être plus par la suite).

Autre point important, le héros doit toujours être différent du reste de la populace. Ainsi si il
apprends une technique, il doit toujours l'utiliser d'une manière différente que celle prévue ou alors la perfectionner à des stades inimaginables. Cette différence se verra souvent par l'incrédulité de l'adversaire ou des proches du combattant: "Il ne peut pas maîtriser une telle technique à son niveau !", "Seul les plus grands peuvent l'utiliser sans risque !"  Cela se traduit par le super sayen niveau 2,3... dans Dragon Ball; le Bankai de ichigo dans Bleach qui est "trop" petit pour en être un; le Rasengan avec les clones de Naruto...etc.

Et pour finir, toute évolution que fera le héros qui était sensée être impossible pour la plupart des gens sera généralement suivi par les ennemis et les alliées: le niveau de super sayen atteint par Vegeta dans Dragon Ball; les différents bankais et autre level ups de Bleach ... etc.

Si la plupart des points de cette liste semblent s'appliquer au manga que vous lisez, vous avez sûrement à faire à un shounen de base. Un dernier signe peut être révélateur: la longueur de la série: si elle fait plus de 50 épisodes / 10 tomes, il est fort probable que vous ayez à faire à un représentant du genre.

Voici une liste non exhaustive de shounens du genre:
  • Dragon Ball Z
  • Naruto
  • Bleach
  • One Piece
  • D.Gray-man

Si l'on parle souvent des shounens de base en mal c'est que souvent ce schéma apporte peu de diversité au scénario. Les rebondissements deviennent attendus et les issus des combats facilement prédictibles.

Bien sur c'est n'est pas pour autant que tout les représentant du genre sont mauvais. Généralement même le début de ces mangas est plutôt bon, mais ils ne tiennent pas sur la longueur par manque de renouvellement ou alors le surnombre de temps morts scénaristiques.

Ainsi on trouvera le début de Naruto sympathique, l'arc de la Soul Society de Bleach surprenant...Etc. Certains réussissent même à conserver un renouvellement constant et un plaisir de lecture continue. One Piece réussit à garder son image comique depuis le début de sa parution et réussit à surprendre le lecteur à grands rebondissements; D.Gray-man réussit à couper la monotonie des arcs répétitifs avec ses petits arcs comiques.

Au final, on a tous un de ces shounens de base qui nous plaira et d'autres qu'on rechignera. Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas.

Ecrit par le 2009-08-24 08:04:52

Yuki Kajiura

Quand on parle de musique au cinéma, on fait souvent référence à des noms comme John Williams ou Howard Shore. Des compositeurs respectés pour leurs nombreux travaux dans des grandes productions.
La japanimation posséde aussi son petit lot de compositeurs de renom. On peut citer par exemple ALI PROJECT, Youko Kanno, Kenji Kawai, Shirou Sagisu ou encore Yuki Kajiura.
Cet article va s'intéresser à cette dernière.



Yuki Kajiura est une compositrice japonaise connus pour avoir fait les bandes originales de nombreuses productions BEE TRAIN et ses nombreux duos avec des chanteuses. Ces duos sont facilement reconnaissables car ils sont toujours nommé de la même manière: FictionJunction suivi du nom de la chanteuse (ex: FictionJunction YUUKA pour son duo avec  Yuuka Nanri). Il y a tout de même une exception (comme le français): son duo avec Chiaki Ishikawa s'appelle See-Saw.

Ce dernier groupe est le premier groupe formé par Kajiura en 1992. Après deux albums assez anecdotiques, ses membres se séparent pour chacun faire une carrière solo. Le groupe revient en 2001 pour signer la bande originale de Noir. Depuis, le groupe participe réguliérement à des génériques d'anime (Gundam SEED, Gundam SEED Destiny, .hack//SIGN, .hack//Liminality ...).
C'est sa participation à la bande originale de .hack//SIGN qui l'a rendu connue pour de nombreux otakus français. Il est a noté que la musique a tellement était apprécié que les DVD de la série proposent une piste audio avec juste la musique.
Yuki Kajiura est une compositrice qui est souvent la cause de polémiques. Elle est souvent citée pour un genre "qui tourne en rond". Ces critiques sont majoritairement dû au fait que sa signature musicale ( ce qui permet de la reconnaitre facilement en écoutant sa musique) est souvent très prononcée et que ses productions les plus connues (.hack//SIGN et Tsubasa Chronicle) sont du même registres.
Kajiura utilise toujours des mélanges de styles musicaux dans sa création qui donne une image assez unique à sa composition. Énormément de ses titres mélangent de la pop avec du classique et de l'opéra.
Les chœurs sont aussi souvent présent dans ses compositions. Il est intéressant de noter que ces choristes ne sont pas forcément là pour appuyer une voix principale. Ils sont au même rang que tout autres instrument de sa composition.
Finalement, on retrouve aussi très souvent dans la musique de Yuki Kajiura des solos de violon. Certain de ses morceaux ne sont même qu'un solo de violon.
Si il fallait résumer, on peut dire que Yuki Kajiura est une artiste qui a su créer sa propre image musicale (certains parle même de genre) avec ses nombreuses productions.

Pour finir, voici quelque extraits de quelque uns de ses productions en japanimation:
Key of Twilight - .hack//SIGN
I talk to the Rain - Tsubasa Chronicle
Anna ni Issho Datta no no - Mobile Suit Gundam SEED
In the Land of Twilight, Under the Moon (version concert) - .hack//SIGN
Parallel Hearts - Pandora Hearts OP

Ecrit par le 2009-08-19 13:37:37

Film Gundam 00, plus d'infos !

La nouvelle a circulé sur les forums de 2ch dans la nuit, on a plus d'infos sur le film Gundam 00 annoncé dimanche après la diffusion du dernier épisode de la série.

Attention tenez-vous bien, la nouvelle est surprenante: il n'y aura pas un seul mais plusieurs films Gundam 00.

On apprend entre autre qu'il y aura 3 films récapitulatifs de la série qui seront peut-être diffusé en DVD directement, une suite de la série expliquant les bizarreries dans l'épilogue et remettant en scène les Gundam Meisters de la Celestial Being.

Mais il reste un film plus surprenant encore qui doit sortir: un live action !

Un live action est une adaptation en film non-animé jouée par des acteurs humains. C'est un passage de l'animation au réaliste.

Apparemment cette information viendrait d'un assistant de James Cameron, le réalisateur présumé. Les producteurs seraient Sunrise, Bandai Entertainment Japan et USA.

Il y aurait même déjà des personnes qui auraient été choisies pour jouer les rôles des Gundam Meisters.

On cite par exemple, Dev Patel, le hèros de Slumdog Millionnaire comme étant l'acteur qui incarnera Setsuna F Seiei. Lockon Stratos serait quant à lui par Orlando Bloom et finalement Tieria Erde par Daniel Radcliffe.

Personne n'a encore été sélectionné pour le rôle de (H)Allelujah Haptism mais les rumeurs vont de bon train sur /m/ et 2ch. On entend des noms voler dans tout les sens mais le petit préféré de /m/ serait Steven Seagal.

Pour ce qui est du scénario du film, il raconterait le début de la première saison de Gundam 00. Le long métrage s'arrêterait juste avant l'exercice conjoint entre les trois puissances planétaires. Le scénario serait largement adapté pour qu'il puisse être sans suite au cas où il ne marcherait pas.

Les adaptations en live action semblent être en vogue dernièrement au japon et dans le monde entier. Après les Death note, 20th Century Boys et Dragon Ball Evolution, Keanu Reeves aurait pour projet Cowboy Beebop et plusieurs autres licenses d'animes ont été acquises par des studios Hollywoodiens ces dernières semaines.

On apprend aussi cette semaine sur le site de TypeMoon qu'une adaptation de Tsukihime en live action est aussi prévu. Yahoo! Japan annonce quant à lui que Neon Genesis Evangelion aura lui aussi le droit à une adaptation.

Que de réjouissances pour les fans de live action ! (et que de pleurs pour les fanboys)


Mise à jour:

Apparemment, d'après 2ch encore une fois, James Cameron aurait contacté hier le studio d'effets spéciaux de George Lucas, Industrial Light&Magic. On pourrait donc espérer de sublimes effets spéciaux pour ce film. À croire que Sunrise veut faire oublier la bouse qu'était G Saviour.

Ecrit par le 2009-04-01 00:08:34