Baka to Test to Shoukanjuu (L'Idiot, les Exams et les Êtres Invoqués)
Les
premiers épisodes de la saison d'hiver de 2010 commencent à être
diffusés sur les différentes chaines japonaises et les bilans de de
début de saison vont bientôt débarquer sur une multitude de blog par ci
et là. Plutôt que de vous raconter que Cobra The Animation est mauvais
ou que SO-RA-NO-WO-TO n'est pas un K-ON! pendant le seconde guerre
mondiale, cet article parlera de Baka to Test to Shoukanjuu (ce qui
donne en français: L'idiot, les exams et les êtres invoqués).
L'académie Fumizuki est une école pas comme les autres. Elle a implémenté un tout nouveau système de motivation et de récompense des étudiants. Cela consiste en plusieurs règles et modifications de l'administration par rapport au système scolaire japonais habituel.
Baka
to Test to Shoukanjuu (qu'il est long ce titre) est encore une fois un
exemple d'oeuvre dont la bande annonce ne donne pas la bonne
impression. Alors que beaucoup pensaient que cette série serait une
petite série harem/ecchi avec un peu d'action comme on en a en pagaille
ces dernières années, on se retrouve avec une comédie loufoque au
rythme très effréné où l'action n'est là que pour soutenir le comique.
Mais avant de s'épancher plus là-dessus, il est de rigueur de fournir
un synopsis de la série.
L'académie Fumizuki est une école pas comme les autres. Elle a implémenté un tout nouveau système de motivation et de récompense des étudiants. Cela consiste en plusieurs règles et modifications de l'administration par rapport au système scolaire japonais habituel.
Tout d'abord, lors de votre
entrée dans une nouvelle année vous passez par une phase d'examens qui
détermineront votre niveau. Tout les élèves sont répartis dans 6
classes nommés de manière "très" originale A,B,C,D,E et F. Les classes
sont formées selon les scores obtenus lors de la première phase
d'examens. Ainsi, la première classe, la A contiendra les personnes qui
ont eu le meilleur score aux examens, le B ceux qui se situent après
dans le classement et ainsi jusque F.
Jusque
ici rien de très original si ce n'est que les classes sont réparties
par niveaux. Si d'un point de vu pédagogique, être dans la classe A
voudrait dire avancer plus vite, aller plus en profondeur dans le
programme et autres détails qu'un professeur expliquerait mieux; dans
la série c'est aussi synonyme d'avoir de meilleures installations.
Ainsi si vous êtes dans la première classe, vous aurez le droit à une
salle de classe qui ressemble plus à un salon de thé chic avec toutes
les commodités pour vous rendre la vie belle. Par contre, si vous êtes
dans la classe F, vous aurez le droit à de vieux équipements bon à
jeter à la poubelle. Et encore, vieux équipements est un euphémisme.
Autant dire qu'être dans la dernière salle, c'est pas la joie de vivre.
Heureusement
pour les élèves défavorisés, il leur est possible de regagner des lieux
décents. Il existe un autre concept dans cette école: les combats
d'invocations d'exams. Ces combats permettent à une classe d'en défier
une autre. Le gagnant de ce combat choisi alors sa salle de cours parmi
les classes qui ont participé au combat. En gros, si la classe F décide
de se battre contre la A, et qu'ils gagnent, les F pourront échanger
leur salle avec celle des A.
Bien sûr, ces combats ne sont
pas de simples actes de violence pure. Pour se battre les élèves font
appel à de petits êtres dont la force est proportionnelle au niveau de
l'élève. Ce niveau est mesuré par les notes aux différents examens
passés pendant l'année. Si par exemple, un élève à 80/100 en maths à un
devoir, alors son invocation gagne 80 points en maths.
Yoshii
Akihisa s'est lourdé complètement à son test de niveau à tel point que
son professeur le traite de pire qu'idiot. Il est donc assigné à la
classe F. Il découvre que les locaux sont pires qu'en mauvais état.
Parce qu'il veut plaire à la fille moé de l'histoire, Mizuki Himeji, il
décide d'emporter sa classe avec l'aide de son ami, Yuuji qui est
délégué de classe, dans une croisade pour récupérer la salle A.
Baka
to Test to Shoukanjuu (vraiment trop long comme titre) est donc une
comédie complètement loufoque qui racontera les combats entre les
différentes classes pour protéger leur environnement ou l'améliorer.
Si
on s'arrête juste au synopsis, on pourrait n'y voir là qu'un simple
shounen de combat. A la place de ça, l'humour omniprésente et le rythme
très rapide du premier épisode orientent la série vers une comédie qui
se rapproche plus d'un Sayonara Monsieur Désespoir que d'un énième
combat de boxe de Ring no Kakero (spéciale dédicace à Binôme).
L'humour
de la série est surtout basé sur de l'absurde et de la parodie avec par
exemple, une séquence de transformation ressemblant étrangement à celle
de Nanoha de Magical Lyrical Nanoha. Des gags sont incrusté un peu
partout dans la série à la manière du prof désesperé. Et on comprends
très vite pourquoi quand on voit que le réalisateur de l'anime n'est
autre que Shin Oonuma(Ef), le petit protégé de Akiyuki Shinbo (Sayonara
Zetsubou Sensei, Natsu no arashi, Bakemonogatari).
Par
ailleurs, on voit assez vite qu'il est au commandes avec les
différentes incrustations de texture dans les décors que lui et Shinbo
utilisent très fréquemment (pour ne pas dire tout le temps).
Même
si cet effet d'incrustation ne fait pas l'unanimité du public, il
ajoute un effet de style accentuant le coté humoristique de l'œuvre.
Cet effet est surtout un plus très appréciable sur l'animation qui même
si fourmille de détails pourrait être meilleure. Mais heureusement, la
mise en scène très dynamique cache les faiblesses de l'animation.
Baka
to Test to Shoukanjuu (petite note aux personnes qui nomment les
animes: faites des titres plus court s'il vous plait !) est en somme
une série au concept rafraichissante qui reprend le flambeau là où
Seitokai no Ichizon s'est arrêté la saison dernière: une comédie
loufoque au concept innovant qui passe bien le temps. Remarquons quand
même que par rapport à cette dernière, l'animation de Baka to Test to
Shoukanjuu est largement meilleure.
Bref tout
ça pour dire que (compléter par le long titre ici), c'est la série qui
vous ramènera, chaque semaine, un petit sourire dans la stressante et
déplaisante vie de tous les jours. C'est une comédie qui ne part pas
excessivement dans la perversité ou le moé et qui ne manquera pas de
faire rire tout le monde avec ses situations plus loufoques qu'un
vaudeville.




