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The Sacred Blacksmith

Lorsqu'une série de light novels (romans dont les chapitres sont pré-publiés) a du succès, il n'est pas rare d'en voir une adaptation en anime ou en manga. Pour n'en citer qu'un qui a subi ce traitement, on peut parler de la série des Suzumiya Haruhi. Aujourd'hui, on va s'intéresser à un autre manga qui a commencé sa publication il y a une semaine chez Doki Doki, maison d'édition française : The Sacred Blacksmith (ou Seiken no Blacksmith pour les puristes).

Cecily Cambell est depuis peu un chevalier de la ville de Housman. Cette jeune fille voit son plus grand trésor, l'épée qu'elle a hérité de son père, se briser lors de son premier combat. Alors qu'elle pensait mourir lors de sa première escarmouche, Luke Ainsworth, un forgeron armé d'un katana vient à sa rescousse.


Il est sûr que si Doki Doki sort ce manga maintenant c'est parce qu'une adaptation en animé fut diffusée il y a quelques mois au Japon. Pensant pouvoir surfer sur la vague d'un anime qui avait sur le papier du potentiel, l'éditeur français a eu la malchance de sortir un produit de la même licence qu'une série très moyenne qui ne laissa pas énormément de souvenir dans l'esprit de nombreux otakus. Heureusement pour Doki Doki, le manga est bon et possède du potentiel.

Dessiné par Yamada Kotarô à qui l'on doit le manga Étoile publié chez Tonkam et aussi une adaptation de Fire Emblem qui parut dans le Shounen Jump, le manga bénéficie d'un réel travail graphique. On sent réellement à travers les pages de ce premier tome que le dessinateur a énormément de talent. La qualité du dessin est constante et fourmille de détails dans tout les coins. Le seul reproche que l'on pourrait avoir à faire au graphisme c'est de ne pas avoir son propre style. On a ici un dessin qui fait très conventionnel mais qui marche très bien.

Du coté du scénario, l'histoire semblent un peu plus lente que l'anime : en 1 tome de temps, on nous raconte l'équivalent du premier épisode de la série soit ce qui parait être à peu prés la moitié du premier roman. Il semblerait que le manga soit plus proche des romans car les détails fourmillent et l'intrigue est plus riche que l'anime. Le scénario n'est pour le moment pas très évolué mais plus d'indications vis à vis de la suite de l'histoire sont données par rapport à son homologue animé.

Bien que les personnages soient classables dans les catégories habituelles d'otakus (tsundere pour Cecily, Moeblob pour Liza … etc.), le fait qu'ils ne reposent pas complètement sur ces stéréotypes ne donne pas à l'œuvre des sentiments de déjà vu ou de re-pompages de personnages(argument majeur de troll dans les sphères otakus ces derniers temps).

Il est rangé par Doki Doki dans la catégorie Seinen et il faut avouer qu'il est difficile d'être d'accord avec cette décision : adaptation d'une série de roman pour adolescents, pas de thématiques matures... Il faut croire que les classifications, c'est pas le point fort des éditeurs français. Rappelons pour la petite histoire que Gantz qui est l'un des mangas les plus matures paru en France est considéré par Tonkam (l'éditeur) comme étant à mi-chemin entre le seinen et le shounen.

La seule piste plausible pour que The Sacred Blacksmith soit classé dans les seinen serait à cause de la présence de gags quelque peu pervers.

Le tome 1 est disponible depuis le 14 avril dernier chez Doki Doki; le second arrivera en juin prochain. L'édition française est de bonne facture : la traduction semble bonne et le vocabulaire utilisé correspond bien à l'univers. Un petit supplément de 4 pages très complet explique comment on fabrique un Katana. Avec une explication claire et concise, ce petit guide est un bonus très sympathique. Espérons qu'il y en aura d'autres dans les prochains tomes.

Pour les plus chanceux d'entre-vous, il est possible d'obtenir une très belle lithographie dessinée par Yamada Kotarô dans certains magasins de France depuis le 22 avril. Elles sont en nombres limités donc dépêchez-vous de les récupérer si ils vous intéressent (il est possible qu'il n'en est déjà plus actuellement). Pour les plus paresseux d'entre-vous, vous pouvez vous procurer le manga depuis les boutiques Amazon et Fnac de Doki Doki disponibles ici.

Ecrit par le 2010-04-30 14:04:53

Quand le pécheur se met à parier...

Après vous avoir présenté Akagi, Zero et Umineko no Naku Koro ni, la série « Jeux et Paris » n'est toujours pas finie ! On continue les présentations d'œuvres traitant de défis avec Gamble Fish.

Tomu est un étudiant qui vient d'arriver dans une école de riches très réputée. Celle-ci a été créée pour mettre en avant le japon et former des dirigeants. Peu intéressé par le pouvoir et les études, notre héros décide de lancer un défi farfelu à toute son école : transformer une pièce de 100 yen en plusieurs milliards de yen en l'espace de quelques mois grâce à des paris. Ces jeux d'argent devront respecter une simple condition, la somme pariée devra être le double des gains de la partie précédente. Bien décidés à lui clouer le bec, les étudiants lui lanceront des défis les uns après les autres et Tomu ne pourra pas les refuser.

Comme la plupart des œuvres de cette séquence, le fil rouge de Gamble Fish est très simple. Il est plus difficile de dire que ce scénario est un prétexte pour faire succéder des jeux comme dans Liar Game. En effet, les parties montrées sont moins imaginatives et reposent généralement sur une astuce très simple. On se retrouvera avec des jeux simplistes et connus comme le black jack ou le billard.

Malgré le fait que sur le plan scénaristique Gamble Fish est largement en deçà des autres œuvres du genre, il a l'avantage d'être bien plus adapté au grand public que les autres. L'histoire se passe dans un milieu Lycéen et les thématiques restent relativement bonnes enfants pour un manga parlant de paris.

La forte présence de fan service (images faites pour attirer le lecteur et le « ravir ») rend l'œuvre facile à lire même si parfois on tombe un peu trop dans l'excès avec les tenues trop abusés des personnages féminins.

Le rythme de l'histoire est relativement rapide comparé au genre et permet de ne pas trop s'ennuyer mais le manque de recherche dans les jeux plaira moins aux habitués de Kaiji et Liar Game.

Le dessin est l'une des forces de l'œuvre. Celui-ci est très détaillé et on voit rarement de mauvais traits ou d'incohérences dans les illustrations. Même si il rappelle les styles graphiques utilisés généralement pour du yaoi ou du shoujo, il permet aux personnages d'exprimer facilement une large palette d'expressions sans avoir à utiliser des déformations de personnages ou des indices visuels.

Le scénario de Gamble Fish est signé Aoyama Hiromi et le tout est mis en scène grâce aux dessins de Yamane Kazutoshi. Édité chez Akita Shoten, qui édite déjà entre autre les Saint Seya Lost Canvas et le très surprenant Qwaser of Stigmata, les 15 tomes de Gamble Fish ne sont malheureusement pas disponible en français actuellement.

Parfait pour se lancer dans les mangas sur les jeux et le pari, il est vivement recommandé aux novices. Les fans de Kaiji ou de Liar Game seront par contre extrêmement déçus par la simplicité des jeux montrés.

Ecrit par le 2010-04-21 20:15:49

Le Sanglot des Mouettes

Article Garanti sans spoils.

Sortons un peu du support manga et anime pour nous inviter dans un format un peu moins connu : le visual novel. Aujourd'hui, toujours dans le cadre de la séquence « Jeux et Paris », on va s'intéresser à l'un des jeux du genre qui a fait énormément de bruit dernièrement : Umineko no Naku Koro ni (raccourci Umineko parce que encore une fois c'est long comme titre).

Sous-titré « When They Cry 3 » en anglais , Umineko est la suite d'un jeu tout aussi connu qui est sorti en France sous le nom de « Le Sanglot des Cigales »(Higurashi no Naku Koro ni) grâce aux efforts de l'ami Pbsaffran. Dans Umineko, on s'éloigne de Hinamizawa pour aller sur Rokkenjima, une île toute aussi maudite que le village cité précédemment. Cet bout de terre en pleine mer est la possession de la famille Ushiromiya et même plus particulièrement de Kinzo, le chef de la famille.

Le 4 octobre 1986, toute la fratrie se réunit sur l'île comme chaque année. Alors qu'une tempête sévit, toutes les personnes présentes se retrouvent coincées sur Rokkenjima. Le sur-lendemain matin, on ne retrouvât aucun survivant.

Rokkenjima avait une légende racontant qu'une sorcière du nom de Béatrice vivrait sur cette île et aurait permis à la famille Ushiromiya de s'enrichir grâce à un prêt de lingots d'or à Kinzo. La lanceuse de sorts serait passée récupérer ses intérêts...

Les rumeurs sur la possible cause de cet incident sont multiples : l'œuvre d'une sorcière, un meurtrier en série … etc. Personne ne sait ce qu'il en est vraiment.

Umineko no Naku Koro ni est un visual novel, c'est-à-dire un roman interactif et multimédia. Plutôt que de se contenter d'un texte, le jeu utilise en plus sons et images pour faire passer son message. Généralement ce genre de jeu possède des choix pour faire avancer l'histoire dans la direction que souhaite le joueur mais dans le cas de Umineko, vous n'aurez qu'à lire sans jamais vous soucier d'avoir fait le bon ou le mauvais choix.

Le jeu commence son récit le 4 octobre 1986 et nous raconte les événements pendant ces deux jours sur l'île. L'intrigue mettra un bon bout de temps à démarrer. Devant présenter un peu moins d'une vingtaine de personnages dès le départ et faire en sorte que le joueur se souvienne d'eux, le visual novel souffre d'une introduction longue mais nécessaire pour nous faire apprécier ce qui suit.

La suite de l'histoire suit un schéma classique de film d'horreur américain : un huis clos, des meurtres à la chaine et aucune solution à l'horizon. 07ThExpansion, l'auteur, veut rendre hommage aux romans policiers classiques : les faits et manières d'opérer des personnages respectent les schémas établis par le genre et un véritable travail de détective est fait par les personnages.

Le personnage principal, Battler Ushiromiya, fera part au joueur de ses pensées et raisonnements au cours du jeu. Cherchant désespérément l'assassin, il tentera de répondre avec son intuition et sa réflexion au mystère des meurtres qui se passent sur l'île. Étant une personne très « terre à terre », il cherchera à trouver l'hypothèse la plus réaliste possible et à la démontrer. Après tout, les sorcières n'existent pas, ça ne peux pas être l'œuvre de magie; donc une personne est derrière tout ça.

Au cours du jeu, les meurtres arriveront dans des conditions assez invraisemblables qui semblent impossible pour un humain. Battler se lancera le pari de prouver que chacun des meurtres est possible se prouvant ainsi à lui même que la magie n'existe pas.

Explorant les bas-fonds de la logique, partant de principes comme celui du chat de Shrödinger, le jeu nous plongera dans le grand débat intérieur de Battler et tentera de lever le voile sur les événements du 5 octobre 1986.

Si le scénario est extrêmement bien ficelé et que l'attention au détail est omniprésente, le style de l'écriture de l'auteur est très lourd et parfois très maladroit rendant certaines séquences longues et ennuyeuses. Heureusement les multiples retournements de situations et le dynamisme des discussions des personnages rend le jeu plaisant la plupart du temps. Après tout, il n'est pas rare d'être absorbé par un livre au style très maladroit mais au scénario absolument passionnant.

D'un point de vue technique, le jeu ne brille pas par ses graphismes, qui sont très pauvres. Les fonds sont des photos sur lesquelles on a appliqué un paquet de filtres Photoshop. Les personnages sont dessinés dans un style qui est difficile à définir autrement que mauvais. Le jeu n'est jouable qu'en 800x600.

Par contre, la bande son est l'une des forces du jeu. La musique est toujours en accord avec l'ambiance et parfois même vous fera flipper. Les différents bruitages rendront l'atmosphère glauque et insupportable, donnant ainsi au public une véritable sensation de mal-être lors de la découverte de cadavres. Malheureusement, les voix des personnages ne sont pas doublés. Certains considéreront ça comme un avantage car un mauvais choix de voix aurait pu polluer l'ambiance que produit le jeu.

Ce jeu vous est présenté dans la séquence « Jeux et Paris » car le scénario du jeu repose sur le pari que se lance Battler : se prouver que c'est un humain qui est la cause de cet incident et que la sorcellerie n'existe pas. Un pari mythique dont l'issue n'est pas encore connue. Effectivement, le jeu se décompose en 8 épisodes et seulement 6 sont disponibles. Et encore moins (seulement 5) sont disponibles en anglais.

Umineko est un jeu amateur réalisé par 07thExpansion qui paraît de manière épisodique à chaque Comiket. En décembre dernier sortait le 6éme épisode et le 7éme arrivera surement au cours de l'année. Le jeu vous intéresse mais vous ne savez pas comment vous le procurer ? Le site de la traduction anglaise Witch-Hunt (qui est une traduction amateur) vous expliquera comment l'obtenir. Sachez juste que le premier épisode est disponible gratuitement en guise de démonstration. Essayez-le avant d'acheter le jeu et découvrez pendant cette bonne 15aine d'heure de jeu (une démonstration comme on en verra plus jamais dans le milieu professionnel) l'univers de Rokkenjima et de When They Cry.

Il n'est pas nécessaire de connaître Le Sanglot des Cigales pour jouer à Umineko mais certains passages pourraient vous gâcher une partie de l'histoire des premiers When They Cry.

Surtout, si vous vous intéressez au jeu, ne cherchez pas à vous renseigner dessus sur le net car c'est une très grande source de spoilers sur les chapitres les plus avancés. Une simple image peut parfois gâcher le plaisir de jeu. Si vous les commencez, préparez vous à vous jeter dessus sans vous arrêter car le suspense est une composante majeure du jeu et que le spoil peut tout gâcher.

Sachez aussi qu'une adaptation en anime existe et a été diffusé en juillet dernier. Il est vivement conseillé de faire les jeux plutôt que regarder l'anime pour de simples raisons : les jeux vont plus loin et des éléments qui pourraient être importants (comme on ne connait pas la solution tout peut l'être) sont omis.

Ecrit par le 2010-04-16 22:50:43

Zero !

Continuons la séquence spéciale « Jeux et Paris » et bougeons un peu de l'univers du mahjong pour s'intéresser à un autre manga de Nobuyuki Fukumoto: Empereur du Pari Zero (« Tobaku Haouden Zero »).

Zero sauve des gens du suicide en échange de quoi il leurs demande de prêter leurs vies pour sa cause. Agissant comme un Robin des bois des temps modernes, il vole des millions à des voleurs pour les rendre aux propriétaires originaux. Malheureusement pour lui, les malfrats prennent en flagrant délit les hommes de mains qu'il avait sauvé de la mort auparavant. Partant à leur secours, il se fait lui aussi prendre la main dans le sac. En échange de sa liberté, il doit participer à un grand concours organisé par l'homme le plus riche du Japon. A l'issue de cet épreuve sera décidé qui sera l'empereur japonais du pari.

Le nom de Zero évoque pour énormément de monde le personnage issu de l'imagination de CLAMP et habilement mis en scène par Sunrise dans Code Geass : Lelouch Lamperouge. La similarité des noms des personnages entre cet anime et Empereur du Pari Zero n'est peut-être pas anodine. En effet, les deux personnages partagent de nombreuses qualités qui font d'eux des personnages intéressants : Ils sont intelligents, fins stratèges et minutieux.

Le manga ayant commencé en 2007 alors que les aventures dans la zone 11 avaient déjà démarré, il est clair que l'utilisation de ce nom par Fukumoto n'est pas fortuite. On pourrait penser que l'auteur veut montrer ce qu'aurait pu devenir le petit Lelouch si le défi était venu à lui et que le danger de mort était plus présent que jamais.

Fidèle à lui même, l'auteur aborde encore une fois la thématique du pari et de la survie dans un milieu mal famé. Hommes à lunettes noires et « Zawa » sont encore une fois de la partie. Comme chaque manga sur le pari, le scénario ne semble être qu'un prétexte pour lancer une série de paris et jeux en tout genre dont l'objectif est de trouver la faille pour s'en sortir. Ne dérogeant pas à la règle, les défis et énigmes se succèdent à un rythme relativement rapide nous faisant ainsi oublier les abominables lenteurs de Akagi et Kaiji. Ainsi en l'espace de 8 tomes, les jeux se succèdent à un rythme assez effréné. Fort de son expérience en la matière, l'auteur explique clairement et simplement les méthodes utilisées par les personnages pour s'en sortir et les solutions sont rarement des plus compliquées. Contrairement à Liar Game, on est sur une optique de pari à sens unique : le héros contre le millionnaire. De ce fait, les renversements de situation en pleine partie sont relativement rares. De plus, ce manque de communications entre les joueurs fait plus de place aux énigmes. Plusieurs jeux sont basés sur des questions dont il faut trouver la réponse. Par ailleurs, il est très intéressant de tenter de répondre à ces défis avant les héros et ceci dans le temps imparti octroyé aux personnages du manga (vivement conseillé sur l'épreuve de la pièce triangulaire).

Malheureusement pour le lecteur, la solution n'est pas toujours devinable. Des éléments ne sont parfois dévoilés qu'au moment de l'explication. Heureusement, lorsque c'est le cas, il est généralement évident pour le lecteur que l'on ne peut pas trouver la solution avant la fin du jeu.

Même si beaucoup de concessions sont faites sur le point de vue des solutions, les jeux et paris montrés restent de bons passe-temps qui nous montreront une fois de plus l'habileté de Fukumoto à dépeindre l'instinct de survie de l'humain.

Comme à son accoutumé, les dessins sont dans un style très sec et les angles sont omniprésent. Il est difficile d'adhérer au graphisme des mangas de cet auteur mais les développements du scénario et des personnages en valent la chandelle.

Comme tout ses mangas, Fukumoto les dessine par saison. La première saison est pour le moment la seule sortie et fait un total de 8 tomes disponibles en relié pour le moment qu'au japon. Il vous faudra trouver une alternative pour pouvoir profiter de ce manga assez jouissif grâce à ses innombrables défis plus déments les uns que les autres.

Ecrit par le 2010-04-12 22:27:39

Liar Game - Le Retour

En septembre dernier, on vous parlait dans ces pages de Liar Game, petite révélation manga surprenante qui nous livre une sorte de Death Note sans aucun mysticisme et surtout laissant au public la possibilité de deviner.

Liar Game est un manga pour joueur, ou plutôt pour personne qui aiment la stratégie et le jeu. Chaque arc consiste en un jeu dont l'héroïne en cherchera la solution pour le gagner et pouvoir échapper d'une dette incommensurable de plusieurs millions de yen.

Joie pour tout ceux qui ont apprécié l'œuvre toujours en cours de parution du coté du soleil levant, Tonkam a décidé d'éditer le manga en France. Le premier tome arrivera dans votre librairie préférée dès le 30 juin prochain.

Cette date de sortie n'est pas anodine : quelques jours avant la Japan Expo 2010. Cela veut dire une chose : Tonkam veut que ce manga ait du succès.

Même si le premier tome de Liar Game est loin d'être le meilleur et qu'il n'est pas en adéquation parfaite avec la suite de la série, il reste un passage très sympathique. Peu de rebondissements mais une fin de tome assez surprenante pour compenser le reste de ce premier arc qui manque de punch.

Liar Game s'est aussi doté d'une adaptation du manga en Live Action. Reprenant les arcs du manga, le drama suit bien la trame de l'histoire pendant quelques épisodes jusqu'à décider de faire des modifications assez grosses d'éléments. Un personnage se verra par exemple changer de sexe du manga au drama sans aucune raison valable.

Le 4ème arc sera lui complétement réécrit arrivé à son milieu pour finir sur une morale qui ne correspond pas aux idées que véhicule le manga tout au long des chapitres. Pire, un personnage qui été sensé rester en jeu se voit disparaître du Liar Game. Ajoutez à cela le jeu pitoyable des acteurs typique du drama japonais et la surcharge d'effets spéciaux inutiles; vous comprenez pourquoi le drama n'est pas recommandable.

Une seconde saison vient d'être diffusé et le scénario est maintenant totalement différent du manga, les personnages ne sont plus les mêmes. Heureusement, les jeux restent les mêmes et leurs solutions aussi.

Enfin tout du moins au début... Pour clôturer la seconde saison du drama, un film a été réalisé (et est depuis 1 mois dans les salles nippones) avec un « round final » inédit du manga. Espérons qu'il soit à la hauteur du manga et non pas comme la fin de la première saison.

Bref, ce qu'il faut retenir de cet article :

  • Liar Game c'est bien

  • Achetez le premier tome le 30 juin chez Tonkam !

  • Évitez le drama

Avec ce billet, on rentre dans une séquence spéciale « jeux et paris », série d'articles qui va surtout rendre un hommage à un mangaka au style très spécial, Nobuyuki Fukumoto, avec la critique de 3 de ses œuvres : Akagi, Kaiji et Zero.

Ecrit par le 2010-04-06 17:56:42

Hey, à Onze, on peut faire une équipe de foot !

Il y a des jours comme ça où l'on trouve par hasard une œuvre complètement inconnue et que sur un coup de tête, on se décide de la regarder. Aucun synopsis regardé avant, aucune connaissance du cast, juste un titre. Ce fut mon cas lorsque j'ai lancé la lecture de « Juuichinin iru », titre qui se traduit par « Ils étaient onze »; un petit film datant de 1986 sans grande prétention.

Pour rentrer dans la plus grande et prestigieuse école de l'univers connu, les élèves doivent passer une série d'examens très difficiles. Arrivés à la dernière épreuve de cet examen, les concurrents sont répartis en groupe de 10 et sont envoyés dans un vieux vaisseau pour survivre un total de 53 jours sans aide extérieur.

Le problème est que arrivé dans le vaisseau, le groupe d'élève que suivra le film est composé de 11 personnes alors qu'au départ, ils n'étaient que 10.

Basé dans un univers de science fiction, « Ils étaient onze » ne brille pas par son background qui n'est que brièvement expliqué au tout début du film. Je ne pense pas que l'auteur du manga original n'aurait du mal à avouer que ce décor n'est là que pour l'aider à créer la situation qui serait assez difficile à retranscrire dans notre époque.

Ce qui pourrait faire de ce film un classique que tout le monde devrait voir, c'est plutôt pour son point de vue différent du thriller américain typique de huis-clos (ou plutôt devrait-on dire « onze-clos » ici) : plutôt que de chercher sans cesse qui est la onzième personne, les personnages se décident de faire avec. Après tout, ce onzième personnage n'est pas forcément un tueur en série qui veut se venger d'un grand chagrin de son enfance que l'un des élèves lui aurait infligé sans le vouloir.

Bref, les fans d'enquête et de mystère seront autant déçu que s'ils étaient partis voir le dernier film Sherlock Holmes : ici point d'énigme dont on cherche la solution, l'objectif principal, c'est la survie dans cette carcasse de vaisseau interstellaire échouée.

Étant l'adaptation d'un manga de Hagio Moto, la mangaka qui est considérée comme la « mère-fondatrice » du shoujo, il est de rigueur qu'une romance soit de l'ordre de l'histoire. Pourtant, parmi les onze personnes présentes dans le vaisseau, aucune n'est une femme et il n'y a pas de boy's love. Autant vous le dire tout de suite, Hideyoshi n'est pas le seul !

Du point de vue de la technique et de l'équipe qui a travaillé sur le film, il est difficile de citer un nom qui soit connu ou qui vous donnera envie de voir ce film. L'animation est très moyenne surtout si on compare le film à La Contre-Attaque de Char qui est mieux animé que n'importe quelle série actuelle alors qu'il a plus de 20 ans. La mise en scène est assez typique des huis-clos intergalactique et rappellera ces épisodes de Stargate et Startrek qui utilisent le même genre d'ambiance. Les voix sont peu connues et ne brillent pas d'une interprétation hors-norme. Pour résumer ça rapidement, la production est moyenne.

Mais c'est pas pour autant que c'est un film à laisser de côté. Il est difficile de recommander ce film comme un très grand classique que tout le monde doit voir au moins une fois dans sa vie. Si par contre un jour vous tombez dessus (avec énormément de chance) et avait le temps de le visionner, je vous le recommande vivement, ne serait-ce pour voir à quoi ressemblait les premiers pas des shoujo. Ce film est un très bon passe temps qui même s'il n'a pas super bien vieilli, il se laisse regarder et apprécier.

Ecrit par le 2010-03-24 23:58:10

Bokura no Summer Wars Game

Si peu le prédisaient, l'avant-première de Summer Wars à l'UGC ciné-cité des Halles le 23 février 2010 à fait salle comble, un fait assez rare pour un film d'animation en France. Il faut dire que c'est sûrement dû à la présence de Mamoru Hosoda, le réalisateur du film et aussi d'une grosse campagne à coup de buzz de la part de Kaze, l'éditeur en France du film.

Avant d'aller un peu plus loin sur l'évènement il est de rigueur de présenter un peu mieux le contexte. Mamoru Hosoda est surement une personnalité du monde de l'animation qui vous connaissait sans pour autant en connaître le nom. Il était à l'origine un storyboarder et animateur clé chez Toei Animation, le studio qui réalise depuis un bon paquet d'années One Piece au Japon. Après avoir réalisée les deux premiers films Digimon (qui sont pas complétement les même que la version occidentale) et le sixième film One Piece, il décida de couper court son partenariat avec la Toei. Ce n'est que quelque temps plus tard qu'il se rapprocha du studio MadHouse pour réalisé un film qui est maintenant considérable comme un classique de l'animation : La Traversée du Temps (Toki wo Kakeru Shoujo en japonais).

Ce dernier était l'adaptation d'un roman classique japonais en une version un peu revisitée pour en faire un film d'animation qui fut l'unanimité chez les fans d'animation.

Pour ne pas rester sur ce succès, il décide de réaliser un second film avec le studio MadHouse, Summer Wars.

Oz est un réseau social hors norme, il est un peu l'assemblage de twitter, facebook et Second Life en un seul et unique réseau social. La plupart des grandes institutions s'y sont installées et une véritable seconde vie existe pour plus d'un milliard de gens sur le net.

Kenji Koiso a obtenu de sa camarade un petit boulot pour ses vacances : se faire passer pour son petit copain auprès de sa famille, un vieux clan japonais qui a servi dans les armées des Takeda (pas ceux de Rance). Son séjour dans le manoir de la famille se serait bien passé si les autorités ne l'avaient pas accusé d'avoir piraté OZ.

Avant même que le film soit disponible en DVD ou en Blu ray au japon, Kaze a récupéré les droits de diffusion du film en France afin de nous faire parvenir sur grand écran le chef d'œuvre de Mamoru Hosoda. Le film leur a plu et ils veulent le faire savoir en mettant le paquet sur la communication sur cet événement.

Il est vrai que le film est une superbe surprise même si on s'attendait déjà à un travail de qualité quand on connait les travaux du Mamoru. D'ailleurs connaître son parcours cinématographique est plutôt un mal lorsque l'on voit le film parce qu'il a énormément de ressemblance avec l'un de ses premiers films, Digimon Adventures : The Movie 2 : Bokura no War Game (d'où le titre de l'article). Ce film raconte le piratage de l'internet par un digimon inconnu et les digi-sauveurs viennent à la rescousse pour sauver le réseau mondial. Le scénario ressemble sensiblement à ce qui se passe dans OZ pendant le film.

Heureusement pour le public, même si les astuces scénaristiques des deux films sont semblables et que le style graphique est proche, le fait que Summer Wars ne soit pas lié à une licence et que le film soit trois fois plus long que Digimon le rend assez unique pour qu'on s'en réjouisse tout le long même si le suspense est relativement peu maintenu pendant le film si l'on connait le scénario du long-métrage Digimon.

Mis à part ce point sombre, le film est à la hauteur des attentes de nombreux publics : L'animation est tout simplement somptueuse et on cherche bien à la montrer en faisant fourmiller de partout les détails. L'humour est omniprésente grâce à la réalisation qui se permet d'utiliser les détails de l'animation pour rajouter des petits gags simples mais efficaces (mention spéciale à la carpe volante). Les geeks effarouchés ressortiront contents de ce film car il n'y a pas vraiment de grosse erreur au niveau du background en ce qui concerne le coté technique de la chose. Finalement le grand public verra un film qui lui rappellera le facebook ou myspace qu'il côtoie tout les jours avec son portable et son ordinateur. Hosoda nous a pondu ici une œuvre qui convient à tout les publics et ça s'est bien vu avec le succès phénoménal qu'il a eu au japon.

Si l'on omet la ressemblance avec le second opus des films Digimon, on a ici un film absolument fantastique. Il est à noté que c'est l'une des rares fois ou l'utilisation d'images générées par ordinateur se prête si bien à la vidéo et pourtant on a ici un des meilleurs rendus jamais vu dans de l'animation japonaise. On sent un véritable travail pour coordonner la réalisation 2D et 3D un peu comme le scénario qui coordonne internet et réalité. Les dessins sont parfaitement incrustés dans le monde en troisième dimension de OZ et l'on a du mal à différencier ce qui est fait par l'ordinateur et ce qui est dessiné au crayon. D'autant plus que certaines séquences faites à l'ordinateur ont tellement de détails que l'on peut vraiment voir que les animateurs 3D se sont fait chier pour nous pondre ce film.

Finalement, les plus philosophes d'entre nous se verront ravis par les nombreuses thématiques superbement amenées par le film qui ne nous fait pas poser de questions mais plutôt nous rappelle les petits plaisirs de la vie qu'il ne faut pas perdre. Si OZ est un peu une métaphore de l'évolution de l'internet, on voit que trop faire confiance à ce genre de réseau peut nous être fatal mais pourtant c'est pas ce que veux nous faire dire le film. Ce long-métrage cherche à nous rappeler que lorsqu'on rencontre une épreuve aussi insurmontable soit-elle, on peut toujours compter sur quelqu'un pour nous aider, et surtout la famille. Les liens qu'à Kenji avec la famille illustrée dans le film nous prouve aussi qu'une famille ce n'est pas forcément qu'un lien de sang, c'est juste une union face à l'adversité.

Au final ce film, même si il peut être vu comme une upgrade de Bokura no War Game est en fait une ode à la famille et à l'unicité plutôt qu'une mise en garde face aux méfaits des réseaux sociaux.

Après la diffusion du film dans le cinéma, le cher Hosoda a répondu aux questions des fans. Même si on a eu deux fois la même question sous une forme différente, il est a noté deux questions très pertinentes de la part de Tetho et d'un inconnu : « On voit que des Nintendo DS et aucune PSP pendant le film, pourquoi ? » et « Dans La traversée du Temps et dans ce film, on voit qu'une grande importance est attribué aux chiffres, avez vous un fétichisme ? ». Hosoda a joyeusement répondu pour la première question qu'il était ami avec Shigeru Miyamoto, le papa de Mario en ce qui concerne la première question. Pour la seconde il a avoué ne pas savoir et a raconté pleins de choses pour faire passer le temps en cherchant la réponse à la question qu'il n'a finalement pas trouvé.

On ne remerciera jamais assez Monsieur Mamoru Hosoda de s'être déplacé jusque Paris pour nous faire découvrir son incroyable œuvre et aussi d'avoir été d'une gentillesse incroyable face à la horde de fans qui voulaient avoir une dédicace après la séance. Merci aussi à Kaze et à Eurozoom de nous avoir ramené la licence en France et rendez-vous tous le 9 juin dans les salles obscures pour voir ou revoir ce somptueux film. Par contre on ne remerciera pas UGC d'avoir tenté de nous refourguer la copie HK de Hosoda, Momaru Hasado, à plusieurs reprises pendant l'évènement.

PS : Merci à Nyo pour le titre.

Ecrit par le 2010-02-25 00:22:08

Amazing Grace, I sing your song ...

La saison d'hiver 2010 est un plutôt bon cru en comparaison des saisons précédentes. Entre les différentes productions qui touchent un peu à tout les genres, la plupart des otaku trouveront de quoi s'occuper cette saison (à part peut être pour les fans de mechas mais depuis le temps qu'ils sont laissés de coté, ils ont dû se faire une raison). On pourra citer assez facilement quelques bons titres comme Durarara!!, Baka to Test to Shoukanjuu ou encore SO-RA-NO-WO-TO (renommé pour notre plus grand bien en français La Mélodie du Ciel). Intéressons nous un peu à ce dernier.

Kanata Sorami est un jeune fille qui rêve depuis qu'elle est toute petite de pouvoir jouer du clairon. Les cours de musique étant trop cher, elle décide de s'engager dans l'armée afin de bénéficier d'une instruction gratuite à l'art de la mélodie. Elle est alors assignée à une petite brigade assez particulière dans le pays de Seize. La spécificité de ce corps militaire est qu'il n'est composé que de 5 filles (Kanata comprise) et qu'elles semblent laissées comme abandonnées.

Si beaucoup de mauvaises langues annonçaient cette anime comme étant la suite de K-ON! pendant la seconde guerre mondiale, c'est parce qu'on pouvait retrouver de nombreux points communs entre les deux productions en se basant sur les visuels de présentation et le synopsis : Des filles musiciennes et des character-designs très proches.

Le premier épisode de la série aura pourtant bien montré au public que les liaisons avec la production de Kyoto Animation s'arrêtent là. En effet plutôt que de se cantonner à une série qui n'a qu'un simple scénario qui permet de mettre en place de nombreux gags, on a ici une véritable recherche sur l'univers et le scénario.

L'univers est un véritable patchwork de nombreuses cultures européennes qui ressort au final comme complètement nouvelle mais sans nous faire perdre nos repères. On observera une architecture très hispanique avec les maisons empilées les unes sur les autres aux vis-à-vis très proche au milieu d'un paysage montagneux pouvant rappeler la Suisse et pourtant le français semble être la langue de vigueur dans le pays.

Le français est d'ailleurs très bien représenté dans l'anime avec une très belle chanson dans la langue de Molière interprétée par un canadien pendant le premier épisode. Malheureusement, les textes ont une qualité très variables avec parfois des textes dans un français impeccable et sur le plan suivant une typo assez énorme en gros plan. Ce qu'on peut surtout reprocher sur les textes c'est la tendance à mettre des idéogrammes japonais par endroit sans aucune raison apparente.

Pour en finir avec l'univers de la série, si tout pense à croire que l'histoire se passe dans un monde alternatif pendant la seconde guerre mondiale, très vite les épisodes tendent vers une autre explication qui reste un mystère aux yeux des spectateurs. Dans les différents dialogues et décors de la série sont disséminés des indices sur le background qui éveillera la curiosité du public et qui lèvera un bon nombre de nouvelles questions sur l'univers. Espérons qu'il sera riche et aussi fournit qu'il le prétend avec ces indices.

L'animé ayant comme thème la musique, il lui est de rigueur d'avoir une bande son de qualité. La condition est très bien remplie avec un sublime opening de Kalafina, le groupe qui fut formé par Yuki Kajiura pour faire la bande son des Kara no Kyoukai – Garden of Sinners. Leur chanson, Hikari no Senritsu, nous berce sur une mélodie mélancolique et entrainant collant parfaitement avec l'univers.

De son coté, l'ending se veut plus standard avec une musique pop qui se veut en adéquation avec le coté de tranche de vie de la série.

Enfin, l'anime a choisi d'utiliser la musique gospel « Amazing Grace » que les otakus connaissent déjà pour son utilisation dans le 4ème opening de Eureka Seven. Une superbe version instrumentale est fournie au cours des épisodes qui ravira tout fan du genre.

Sur la réalisation technique, on se retrouve avec de sublimes décors fourmillants de détails. Des correspondances des décors avec des lieux existants ont d'ailleurs déjà été trouvées. On ne se plaindra pas non plus de l'animation qui est de très bonne qualité. Les cheveux ballants des personnages volent au vent de manière réaliste, les vêtements sont pleins de plis se formant avec les mouvements des personnages : on sent bien ici que l'animation n'est pas refilé à toute une tribu de coréens exploités.


En conclusion, même si beaucoup d'entre nous s'attendaient à voir un nouveau K-ON!, La Mélodie du Ciel nous offre un vent de fraicheur dans une industrie de l'animation qui commence à sur-utiliser les concepts qui ont marché. Même si l'on retrouve une petite dose de moé, on se rend très vite compte que ce n'est pas du tout l'objectif de la série. Comme quoi, on peut avoir des productions très intéressantes en terme d'univers et de scénario avec un peu de moé.

Ecrit par le 2010-02-11 00:00:04

Encore un anime qui fait froid dans le dos chez Deen...

Chaque personne à ses démons en ce qui concernent la japanimation et chaque nouvelle série est une occasion de tenter de les oublier... Mais parfois, c'est le contraire qui arrive : de nouvelles hantises sont créées. C'est ce qui est arrivé avec la série Princess Princess.

Le concept de cette série est simple : Dans une école de garçon, afin de calmer les hormones des élèves, le bureau des étudiants fait appel aux princesses, de charmantes jeunes filles. Jusque là tout va bien, sauf que ces princesses sont des TRAPs, c'est-à-dire des travesties pour les non-initiés.

L'anime étant classé dans la catégorie Shoujo, il ne faut pas s'attendre à une intrigue qui ravira vos instincts de mâle. Le scénario ne casse pas trois pattes à un canard et passe par tout les clichés possibles des comédies romantiques : la fête de l'école, la pièce de théâtre, le concours de chant, le rende-vous en ville... En fait, il ne manque que les bains mais heureusement pour notre santé mentale, ils n'ont pas osé.

De plus l'« action » se déroulant dans une école remplie exclusivement de membres de la gente masculine, le nombre de personnages féminins frôle les zéros. Pour compenser ce manque de féminité, les scénaristes n'ont rien trouvé de mieux que d'efféminer un paquet de garçon, histoire de ne pas avoir un monde de brutasses.

Monde de brutasses ? Le terme est complétement à côté de la plaque en fait. On se demande à quoi ça sert d'avoir des princesses pour calmer les hormones si aucun des membres masculins de cette école ne semble démontrer la présence d'un seul milligramme de testostérone dans le corps. On a à la place un character design typiquement yaoi (genre avec des homosexuels à foison) (alors que la série ne l'est pas vu que les héros sont hétérosexuels) avec de grands types blonds qui ont toujours un fond avec des roses ou autres symboles du genre afin de montrer au spectateur qu'ils sont beaux (au cas où vous ne l'auriez pas déjà compris).

Cette série semble d'ailleurs être une tentative de DEEN, le studio responsable de cette chose, d'initier les plus jeunes filles de l'audimat au Yaoisme en prétextant que les personnages sont quasiment des filles. D'ailleurs seule la jeune gente féminine pourrais apprécier cet anime car la réalisation est du niveau des épisodes de Pokémon : Quelques décors par épisodes dont un paquet très très (répétition voulue) récurrent et des plans qui peuvent excéder la minute avec juste des lèvres qui bougent. Ça bouge tellement qu'en survolant les épisodes, on peut retomber sur exactement la même image toutes les 10 secondes. Autant dire que les réutilisations d'images sont plus qu'abusées.

Ajoutez à ça, une surabondance de fonds avec juste un dégradé pour faire apparaître l'humeur du personnage.

Si vous pensiez que Higurashi no Naku Koro ni avait une animation de très mauvaise qualité, dites-vous que Princess Princess fait pire.

En résumé, si un jour vous tombez sur cette série, fuyez là ! Votre santé mentale en dépend. Vous ne ressortirez pas indemne de ce périple ! Aussi bien d'un point de vue scénaristique que de la réalisation ou du character design, il n'y a absolument rien pour plaire dans cette série. La seule utilité que l'on pourrait trouver à cette série ce serait pour caler un meuble qui ballote.


Note de l'auteur: Heureusement pour moi, je n'ai fait que survoler la série, je n'y ai pas laissé trop de santé mentale.

Ecrit par le 2010-02-03 20:24:40

Et pourtant, j'aime pas le football...

En 2008, Level 5, un développeur de jeux déjà très connus pour ses différents gros hits comme Dragon Quest VIII, Professor Layton ou encore Jeanne D'arc annonce un nouveau projet sur la petite console portable de Nintendo: Inazuma Eleven.

Inazuma Eleven est un jeu de rôle japonais comme on en voit partout dans le paysage videoludique mais qui a pour théme : le football. Oui oui, vous avez bien lu : un football-rpg.

Le principe est simple, les combats habituels d'un rpg sont remplacés soit par des petites séquences de dribble ou de tir au but soit dans le cas des boss par des matchs. Plutôt que de gérer vos quelques membres de votre compagnie d'aventuriers, vous gérez un club complet de foot.

Mais qui dit rpg japonais dit surtout grosses attaques avec 36000 effets partout (et encore dans certains jeux c'est un euphémisme). Bien sûr, celui-ci ne déroge pas à la règle.

Il faut avouer que le genre n'est pas tout à fait nouveau. En effet, il y a un bon nombre d'années est sorti sur la Super Nintendo un football-rpg qui reprenait une licence que nous connaissons tous, soit parce qu'on était assidu au club dorothée ou parce que la cinq diffusait des épisodes, j'ai nommé: Captain Tsubasa, mieux connu sous le nom de Olive et Tom (avec Tom qui n'est là que sur les premiers épisodes de la série, notons le).

Cet anime est une légende juste pour ses lois de la physique à retourner n'importe quel grec dans sa tombe. Entre le terrain qui faisaient plusieurs épisodes de long (car dans cette série on compte les longueurs de terrains en épisodes) ou encore le ballon qui se déforme à outrance lorsque l'on tire dedans, le dessin animé ne faisait pas dans la demi-mesure.

Enfin c'est ce qu'on croyait jusqu'à la diffusion de Inazuma Eleven, l'anime tiré du jeu de Level 5.


Endou Mamoru est un jeune garçon qui adore le football mais qui voit que le club de son école n'a pas assez de joueurs pour participer à un match. C'est avec l'arrivé de Gouenji, un garçon qui vient d'être transféré dans l'école Raimon que Endou se décide de reformer une véritable équipe de football afin de participer à un très grand tournoi: le Football Frontier.

L'anime se base sur un schéma très simple pour les épisodes: un épisode d'entrainement suivi d'un épisode de match. Même si le schéma n'est pas conservé systématiquement, les scénaristes ne divergent que très peu de celui-ci. Ce n'est pas plus mal car il marche très bien, les épisodes n'étant pas les même les uns après les autres, on a une très bonne illusion de non répétition même si au final la plupart sont semblables.

Mais ce qui fait la force de cette série, c'est un peu ce qu'appelleraient les anglais le « fighting spirit » ou ce que les foreurs appellent le pouvoir de la spirale : le combat toujours plus sensationnel.

Si les premiers matchs nous montrent quelques petits trucs sympathiques comme des shoots boules de feu. Après une petite dizaine de match, on se retrouve avec des coups aussi démentiels que surprenant.

Ainsi, un des joueurs sifflera pour appeler des pingouins qui l'aideront à marquer ou encore un autre se verra pousser des ailes dans le dos afin de tirer de plus haut. Autant vous dire que les effets de Captain Tsubasa, à coté c'est de la gnognotte.

Pour en rajouter une couche sur le sensationnel, les scénaristes n'hésitent pas avec des situations qui sont tellement extraordinaires qu'elles sont complétement improbables. Les équipes vont chercher dans tout les stéréotypes possibles et imaginables (voir inimaginables) comme une équipe de ninja, ou encore une équipe d'hommes de la forêt. Mention spéciale à l'équipe des otakus qui ont une technique absolument géniale pour éviter de se prendre un but.

D'un point de vue technique, il est vrai que la série n'est pas ce qu'il y a de mieux. Utilisant un rendu un peu trop assisté par ordinateur, les décors manquent un peu de vivant et font un peu trop CG. Les réutilisations d'images sont un peu trop fréquentes (mais moins souvent que dans Gundam SEED et SEED Destiny). Heureusement, les animations des grosses techniques sont bien réussies et généralement sont l'occasion d'un beau spectacle.

Même si l'anime est destiné à un jeune public de par le scénario qui ne s'aventure pas dans des thématiques matures, il est quand un très bon passe temps qui nous donne envie de s'intéresser au foot (après quoi on se rend compte que ce sport a pas vraiment changé et on préfère rester sur Inazuma Eleven). Après le visionnage de quelques épisodes, on se rend compte qu'on veut la suite non pas parce que le scénario est bourré de « cliff hanger » mais plutôt parce qu'on se demande jusqu'où iront les scénaristes.

Malheureusement pour nous, ni le jeu ni l'anime ne semblent avoir de chances de débarquer dans nos vertes contrées, les études de marchés se montrant défavorables (où alors parce qu'aucun éditeur n'a le courage de tenter une telle licence).

Ecrit par le 2010-02-01 21:52:40

Baka to Test to Shoukanjuu (L'Idiot, les Exams et les Êtres Invoqués)

Les premiers épisodes de la saison d'hiver de 2010 commencent à être diffusés sur les différentes chaines japonaises et les bilans de de début de saison vont bientôt débarquer sur une multitude de blog par ci et là. Plutôt que de vous raconter que Cobra The Animation est mauvais ou que SO-RA-NO-WO-TO n'est pas un K-ON! pendant le seconde guerre mondiale, cet article parlera de Baka to Test to Shoukanjuu (ce qui donne en français: L'idiot, les exams et les êtres invoqués).
Baka to Test to Shoukanjuu (qu'il est long ce titre) est encore une fois un exemple d'oeuvre dont la bande annonce ne donne pas la bonne impression. Alors que beaucoup pensaient que cette série serait une petite série harem/ecchi avec un peu d'action comme on en a en pagaille ces dernières années, on se retrouve avec une comédie loufoque au rythme très effréné où l'action n'est là que pour soutenir le comique. Mais avant de s'épancher plus là-dessus, il est de rigueur de fournir un synopsis de la série.

L'académie Fumizuki est une école pas comme les autres. Elle a implémenté un tout nouveau système de motivation et de récompense des étudiants. Cela consiste en plusieurs règles et modifications de l'administration par rapport au système scolaire japonais habituel.
Tout d'abord, lors de votre entrée dans une nouvelle année vous passez par une phase d'examens qui détermineront votre niveau. Tout les élèves sont répartis dans 6 classes nommés de manière "très" originale A,B,C,D,E et F. Les classes sont formées selon les scores obtenus lors de la première phase d'examens. Ainsi, la première classe, la A contiendra les personnes qui ont eu le meilleur score aux examens, le B ceux qui se situent après dans le classement et ainsi jusque F.

Jusque ici rien de très original si ce n'est que les classes sont réparties par niveaux. Si d'un point de vu pédagogique, être dans la classe A voudrait dire avancer plus vite, aller plus en profondeur dans le programme et autres détails qu'un professeur expliquerait mieux; dans la série c'est aussi synonyme d'avoir de meilleures installations. Ainsi si vous êtes dans la première classe, vous aurez le droit à une salle de classe qui ressemble plus à un salon de thé chic avec toutes les commodités pour vous rendre la vie belle. Par contre, si vous êtes dans la classe F, vous aurez le droit à de vieux équipements bon à jeter à la poubelle. Et encore, vieux équipements est un euphémisme.
Autant dire qu'être dans la dernière salle, c'est pas la joie de vivre.

Heureusement pour les élèves défavorisés, il leur est possible de regagner des lieux décents. Il existe un autre concept dans cette école: les combats d'invocations d'exams. Ces combats permettent à une classe d'en défier une autre. Le gagnant de ce combat choisi alors sa salle de cours parmi les classes qui ont participé au combat. En gros, si la classe F décide de se battre contre la A, et qu'ils gagnent, les F pourront échanger leur salle avec celle des A.
Bien sûr, ces combats ne sont pas de simples actes de violence pure. Pour se battre les élèves font appel à de petits êtres dont la force est proportionnelle au niveau de l'élève. Ce niveau est mesuré par les notes aux différents examens passés pendant l'année. Si par exemple, un élève à 80/100 en maths à un devoir, alors son invocation gagne 80 points en maths.
Yoshii Akihisa s'est lourdé complètement à son test de niveau à tel point que son professeur le traite de pire qu'idiot. Il est donc assigné à la classe F. Il découvre que les locaux sont pires qu'en mauvais état. Parce qu'il veut plaire à la fille moé de l'histoire, Mizuki Himeji, il décide d'emporter sa classe avec l'aide de son ami, Yuuji qui est délégué de classe, dans une croisade pour récupérer la salle A.

Baka to Test to Shoukanjuu (vraiment trop long comme titre) est donc une comédie complètement loufoque qui racontera les combats entre les différentes classes pour protéger leur environnement ou l'améliorer.
Si on s'arrête juste au synopsis, on pourrait n'y voir là qu'un simple shounen de combat. A la place de ça, l'humour omniprésente et le rythme très rapide du premier épisode orientent la série vers une comédie qui se rapproche plus d'un Sayonara Monsieur Désespoir que d'un énième combat de boxe de Ring no Kakero (spéciale dédicace à Binôme).
L'humour de la série est surtout basé sur de l'absurde et de la parodie avec par exemple, une séquence de transformation ressemblant étrangement à celle de Nanoha de Magical Lyrical Nanoha. Des gags sont incrusté un peu partout dans la série à la manière du prof désesperé. Et on comprends très vite pourquoi quand on voit que le réalisateur de l'anime n'est autre que Shin Oonuma(Ef), le petit protégé de Akiyuki Shinbo (Sayonara Zetsubou Sensei, Natsu no arashi, Bakemonogatari).
Par ailleurs, on voit assez vite qu'il est au commandes avec les différentes incrustations de texture dans les décors que lui et Shinbo utilisent très fréquemment (pour ne pas dire tout le temps).

Même si cet effet d'incrustation ne fait pas l'unanimité du public, il ajoute un effet de style accentuant le coté humoristique de l'œuvre. Cet effet est surtout un plus très appréciable sur l'animation qui même si fourmille de détails pourrait être meilleure. Mais heureusement, la mise en scène très dynamique cache les faiblesses de l'animation.
Baka to Test to Shoukanjuu (petite note aux personnes qui nomment les animes: faites des titres plus court s'il vous plait !) est en somme une série au concept rafraichissante qui reprend le flambeau là où Seitokai no Ichizon s'est arrêté la saison dernière: une comédie loufoque au concept innovant qui passe bien le temps. Remarquons quand même que par rapport à cette dernière, l'animation de Baka to Test to Shoukanjuu est largement meilleure.
Bref tout ça pour dire que (compléter par le long titre ici), c'est la série qui vous ramènera, chaque semaine, un petit sourire dans la stressante et déplaisante vie de tous les jours. C'est une comédie qui ne part pas excessivement dans la perversité ou le moé et qui ne manquera pas de faire rire tout le monde avec ses situations plus loufoques qu'un vaudeville.

Ecrit par le 2010-01-12 16:08:31

Boing Boing...

Beaucoup de monde, lorsqu'il regarde une série ou lit un livre s'attend à avoir une histoire pleine de rebondissements. Malheureusement pour nous, assez souvent ce n'est pas le cas car on devine rapidement où va le scénario ou on peut prédire l'histoire.
Heureusement pour nous, d'un autre coté on a toujours à faire à des ovnis qui nous fournissent notre dose de rebondissements.
Basquash! rentre dans cette dernière catégorie: c'est un anime sur le basketball.

....Ou plutôt semble l'être mais une petite différence va faire qu'on ne peux plus appeler ça du basketball: les personnages jouent à un pseudo-basket dans des robots géants aux corps ressemblants à des carcasses de vieilles voitures : les Bigfoots.

Dan J.D, aussi connu sous le nom de Dunk Mask ne supporte pas les faux matchs de BFB (Big Foot Basketball) orchestrés par les habitants de Moondash. Pour exprimer son mécontentement, à chaque diffusion de match à la télévision, il détruit toutes les télévisions de Rolling Town armé d'un ballon de basketball.
Un jour, la fédération de BFB décide de faire son premier match sur Earthdash et Dan assiste au match. Pour conforter encore plus son mécontentement, il découvre que les matchs télévisés sont parsemés d'effets spéciaux rajoutés afin de rendre le sport attrayant car le BFB est mollasson et ennuyeux.
Dan décide alors de piloter le BigFoot que Miyuki, son ami d'enfance lui a donné, afin de montrer aux joueurs de la BFB ce que devrait être du basketball. L'ère du Basquash commence; une légende est née.

Au travers de ses 26 épisodes, Basquash! continuera sur les épopées de Dan J.D dans le milieu de basketball en utilisant des éléments de scénarios sur un premier abord classiques: Chercher un remède pour une personne malade, participation à des matchs...etc. mais qui au final sont développés pour donner une dimension tout autre au scénario. Des éléments simplistes ne sont là qu'en couverture d'un scénario plus grand spectacle qui est malheureusement trop bien caché sur la première partie de la série.

La série est clairement divisée en deux partie: en effet l'équipe a été complétement changée arrivé au milieu de la série car elle ne semblait pas atteindre les objectifs requis: le scénario pas assez avancé, le character design moyen parfois très lourd. Heureusement pour le public la nouvelle équipe remonte très vite le niveau sans pour autant donner l'impression que la série n'est plus la même.

La deuxième partie de la série signe ici une remise à niveau de la série. Le character design est subtilement changé pour le rendre plus agréable; le scénario prends des avancés rapides et efficaces et surtout affiche de manière plus visible sa profondeur; les thématiques sont aussi de ce fait plus appréciable par le public.

Parlant des thématiques, lors d'un débat sur IRC, il est apparu que les thèmes de Basquash! même si complètement devant notre nez n'apparaissaient pas forcément aux yeux du public. La seconde partie nous les donne tels quels sans le cacher:
L'opposition du petit peuple au grand peuple, trop de loi tue les lois, peut-on se permettre de toucher à l'ADN humain ?, l'importance de la culture.

A la direction du projet, on retrouve une personne qui a travaillé sur quasiment tout les Macross: Shouji Kawamori. On se rends très vite compte de son implication avec la très grande présence de chansons tout au cours de l'anime. On retrouve aussi les triangles amoureux typiquement macrossien entre l'une des chanteuse, le héros et un autre personnage féminin.

Au niveau de l'animation, c'est le studio Satelight (Sousei no Aquarion, Macross Frontier) qui cherche à éblouir nos rétines et on sent le potentiel qu'a la CG dans l'animation actuelle. Un bon nombre des décors sont réalisés en 3D par ordinateur puis redessinés afin de donner un effet stylisé et propre. L'ensemble des bigfoots sont réalisés en en image de synthèse et la modélisation est extrêmement belle; pas de bouillie de polygone comme on pouvait en avoir dans certains plans de Macross Frontier. L'animation est dans l'ensemble assez moyenne même si parfois on reprochera des baisses de qualités assez inquiétantes. Heureusement pour le public, ces problèmes d'animations sont relativement bien cachés grâce au style graphique qui se veut très dynamique et propre.

Au final, même si la première partie est très moyenne (malgré que dans le contexte de sa diffusion, il est largement au dessus de la moyenne), on se surprendra à d'abord regarder la série pour son style. Enfin on dévorera les derniers épisodes pour la trame scénaristique qui semble inextricable sur le début mais qui se résoudra de manière relativement sympathique et assez inattendue (tout au moins avant le dernier épisode). Une série pleines de rebondissements aussi bien de balles que scénaristiques.

Pour information: le titre est sensé représenter le bruit que fait une balle qui rebondit.

Ecrit par le 2009-11-01 05:52:11

Ping ? ... Pong !

Imaginez un pays où pour sortir avec quelqu'un vous devez battre cette personne à un jeu. C'est la vision que nous partage Fukuchi Tsubasa dans sa toute dernière série, Takkoku!!!.

Après être dégouté par le niveau minable au ping pong des japonais, le premier ministre a décidé d'instaurer une nouvelle loi: toute personne qui a entre 10 et 18 ans se doit de gagner un match de ping pong (renommé takkoku pour l'occasion) contre l'élu(e) de son cœur pour pouvoir sortir avec. Si la personne défiée perd le match elle se voit obligée de sortir avec le challenger.
Gaku, un jeune lycéen de 15 ans revient au japon après plus de dix ans d'absence pour retrouver sa promise depuis toujours: Kako. Pour pouvoir sortir avec, il se doit de la battre au takkoku. Kako ayant passé ces 5 précédentes années à gagner les défis que tout les garçons de son école lui ont lancé, elle a acquis le titre de championne japonaise de ping pong. Malheureusement pour Gaku, elle n'arrive pas à descendre son niveau assez bas pour qu'il puisse la battre.

C'est dans une ambiance très farfelue que Takkoku!!! prends place. Ce manga signé de Fukuchi Tsubasa auteur du classique La Loi de Ueki est en parution depuis le mois d'avril dans le Shounen Sunday Super mensuellement.

Malgré sa très forte attache au ping pong, ce manga n'est pas un shounen sportif centré sur cette activité, mais plutôt une comédie romantique avec quelques ingrédients de manga de sport dedans. En effet, les matchs de takkoku ne sont qu'un prétexte pour faire avouer rapidement les sentiments des personnages et ainsi éviter la lenteur habituelle des comédies romantiques. Le systéme fonctionne bien puisqu'en 8 chapitres d'une cinquantaine de pages, on arrive déjà à un polygone amoureux bien ancré dans l'histoire.

D'un autre coté, les fans de mangas sportifs "épicés" ne sont pas oubliés. Les matchs de ping pong sont l'occasion pour l'auteur de laisser libre cours à son imagination loufoque et donc inventer des attaques aussi invraisemblables les unes que les autres.
On verra très vite des coups comme le revers takoyaki qui rend la balle tellement chaude qu'elle fait fondre la raquette si on la renvoie ou même des balles tellement puissantes qu'elles transpercent la raquette lorsque qu'on tente de s'en protéger.
Les matchs sont aussi l'occasion de créer un comique de répétition sur le fait que pendant ses dix ans à l'étranger, le héros a appris de nombreuses choses aussi impressionnantes que nombreuses.

Graphiquement parlant, pour un début de manga la qualité du dessin est très bonne même si on pourrait reprocher à l'auteur un surnombre de SD(dessin extrêmement déformé des personnages donnant souvent une image comique). Les détails fourmillent de partout ce qui permet de relire un chapitre en faisant encore des découvertes de gags en arrière plan.

Le rythme de l'histoire est rapide mais le scénario n'est pas pour autant bâclé. Les matchs durent rarement plus d'un demi chapitre et les temps morts sont peu voire pas du tout présent.

En conclusion, Takkoku!!! est une comédie romantique saupoudrée de sport complètement loufoque qui s'annonce prometteuse. Les 8 premiers chapitres sont bons et la suite s'annonce au même niveau. Des accroches scénaristiques sont déjà mises en place pour que le manga puisse se lancer dans des arcs plus long qu'un simple match de takkoku. Espérons que ce manga attirera plus l'attention que Inazuma Eleven qui n'aura apparemment jamais de traduction (et c'est bien dommage).

Ecrit par le 2009-10-14 21:24:08

Sora wo Kakeru Shoujo

La robotique et l'intelligence artificielle sont souvent vues par les gens comme des choses infâmes qui risquent de conquérir le monde et de tous nous anéantir. Heureusement, il y a toujours un scénariste de science fiction pour remettre ça en place.Sora wo Kakeru Shoujo fait parti de ce genre d'anime.

Même si le titre semble très proche de Toki wo Kakeru Shoujo (La traversée du Temps), la ressemblance avec le titre s'arrête ici. Cette fois-ci, on aborde des histoires de colonies de l'espace qui se "foutent sur la gueule"(sûrement l'expression la plus adéquate).
Dans un futur lointain, la terre est abandonnée par les humains qui sont partis vivre dans des colonies de l'espace. Shishidou Akiha, petite dernière d'une famille constituée entièrement de filles fait la rencontre de Leopard, une "brain colony" fugitive: une colonie pensant comme un être humain et ayant sa propre personnalité.

Vous êtes prié de laisser votre santé mentale et votre sérieux à l'entrée au début de chaque épisode car vous n'en aurez pas besoin. Chercher quelque chose de sérieux dans Sora wo Kakeru Shoujo, c'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin: c'est présent, mais faut vraiment le vouloir pour le trouver.
Malgré tout, les scénaristes ont réussis à trouver le moyen d'insérer de la thématique sérieuse dans leur série: "une vie parfaite sans aucun problème est-elle `bien` ?", "Doit-on laisser des intelligences artificielles penser ?" ou encore la discrimination.

Les personnages de la série sont tous plus rembarrés les uns que les autres: des colonies de l'espaces, des petits cyborgs et des boites.
Le personnage de Leopard est la plus grande trouvaille de la série. Juste après le grand succés de Code Geass R:2, Jun Fukuyama prends ce rôle et interprète une grande colonie mégalo qui s'ennuie entre deux tasses de "thé". Comme les deux séries sont de Sunrise, les rapport à Geass seront réguliers et pas caché: un symbole de Geass par ci par là, des références à Lelouch faite par Leopard ou Akiha. Un personnage qui pourrait finir sur le podium des meilleurs personnages de 2009.
D'autres colonies rejoignent l'histoire au fur et à mesure que le scénario avance. Ainsi on retrouvera aussi Xanthippe, une colonie qui aime chanter mais qui ne sait pas le faire correctement doublée par Rie Tanaka, chanteuse et doubleuse connue pour son rôle de Lacus Clyne, diva de l'espace de Gundam SEED.
Du coté des petits cyborgs, la série apporte un nouveau genre de personnages, les navimen, des petit robots spécialisés dans le contrôle de véhicule. Lorsque ceux ci prennent le contrôle d'un véhicule, ils crient "I HAVE CONTROL" de toute leurs forces.
Pour en finir avec les personnages étonnants de Sora wo Kakeru Shoujo, on ne pourra pas oublier Hako-chan et ses milliers de compagnons. Ce personnage est littéralement... une boite ! Se déplaçant en lévitant et communiquant par l'intermédiaire d'un écran sur l'avant, Hako-chan est un personnage très expressif même elle ne possède aucun atout pour.
Sur le plan musical, on retrouve un OST composé en partie par JAM Project qu'on ne présente plus pour les fans de mechas pour leur nombreux génériques aussi bien d'animes que de jeux vidéos.
Le premier générique d'ouverture donne bien la donne sur la série, comme le décrit FFenril, c'est comme "si on mettait du Maximum the Hormone sur du Fruit Basket". Un générique complètement décalé par rapport à la série interprété par Ali Project.

Sunrise a pris du poil de la bête dans les CG, finit les horreurs qu'on avait vu dans Gundam SEED et Destiny. On se retrouve avec des CG belles et bien intégrées et une animation de très bonne qualité. Les colonies, faites par ordinateur, fourmilles de détails renforçant l'idée d'un space opera qu'on s'est faite avec les différents Star-trek ou Stargate.

Sora wo Kakeru Shoujo est pleins d'ingrédients qui ne vont pas forcément bien ensemble: une comédie space opera complètement rembarrée et pleine de références mais l'ensemble s'en sort avec brio. Peut-être que le manque de sérieux de la série a eu raison d'elle. Bref, si vous cherchez une comédie rafraîchissante sortant des sentiers habituels et avec des gags originaux,Sora wo Kakeru Shoujo est fait pour vous.

Note qui n'a rien à voir avec l'article:
Il y a eu une erreur sur l'article de la Japan Expo 2009: Ce n'est pas complètement la faute de Bulle Japon pour le manque de remerciements au Baka Club.

Ecrit par le 2009-10-09 09:09:23

Menteur !

Il y a des films qui marquent à vie pour des raisons diverses. Parmi ceux-ci, on citerai bien Menteur Menteur avec Jim Carrey pour son incroyable stylo roug...bleu. Tout ça pour dire que le mensonge est un concept qui est bien ancré dans nos cultures et qui génère parfois des situations impressionnantes.

Le mensonge est le thème que semble vouloir aborder Liar Game, manga en cours de parution de Shinobu Kaitani mais en fin de compte, on se retrouve là où Yu-Gi-Oh! nous a tristement lâché : les jeux inventifs.

Kanzaki Nao reçoit chez elle un paquet qui lui indique qu'elle est invitée au Liar Game, jeu où elle peut s'enrichir. La première étape du jeu est une phase de qualification dans lequel elle joue contre un ancien de ses professeurs. Chacun des deux participants possède une somme de cent millions de yen en billets. Au bout d'un mois, celui qui aura le plus de cet argent sera le gagnant de la manche. Très vite un jeu où mensonge et paranoïa se mêlent à la partie commence.

Si le premier tome du manga semble tout indiquer pour nous parler d'une histoire où tout tourne autour du mensonge, le dramatique changement de thème du tome 2 laissera un agréable plaisir au fans de la première heure de Yu-Gi-Oh!. En effet, à partir du deuxième tome, plutôt que de faire des situations où le mensonge permet de résoudre les problèmes, l'auteur s'oriente vers des jeux ingénieux qui ont toujours une technique infaillible pour gagner et sans triche.

On découvre au travers des tomes, des jeux parfois très simple à mettre en place, qui semblent complètement hasardeux mais qui au final peuvent être l'occasion de terribles affrontements psychologiques.
On découvre alors dans le second tome, le jeu de la minorité: Une proposition est faite, tout le monde doit répondre par oui ou non et les personnes ayant répondu à la réponse minoritaire dans le sondage restent en jeu. On fait la connaissance de la roulette russe à 24 coups ou du poker à 17 cartes. Certains "jeux" classiques font même parfois des apparitions; ainsi on verra à un moment un dilemme du prisonnier.

Le casting de ce manga est le gros point noir: une série de personnages aussi stéréotypés les uns que les autres: une nunuche incapable de mentir, un type intelligent qui pense à tous et qui perds jamais son sang froid, des vilains qui sont toujours sûr de eux et de gagner jusqu'à la dernière minute. Heureusement pour le lecteur, les personnages ne sont qu'un moyen de mettre en avant des jeux ingénieux et des méthodes de gagner toujours plus surprenantes les unes que les autres.
Même si on constate un cruel manque d'originalité dans les personnages, les réactions semblent toujours bien rendues et on prends toujours un plaisir malsain lorsqu'un personnage perds au jeu en pensant qu'il l'avait dans la poche.

Liar Game, c'est un manga pour les rôlistes et fans de jeux; les fans de Yu-Gi-Oh! se jetteront dessus. S'il faut passer un premier tome assez peu convaincant, la suite de l'histoire est toujours surprenante et les jeux toujours plus inventifs les uns que les autres. Enfin un manga policier et psychologique qui ne part pas dans des histoires morbides de meurtres !

N.B.: Le Drama n'existe pas !

Ecrit par le 2009-09-06 13:04:40

Digimon - The Movie

Souvenez-vous, fin 2000, après la folie du bug de l'an 2000, débarquaient les Digimons, monstres digitaux aux capacités extraordinaires. Le succès de la série fut sans conteste lors de sa diffusion avec ses 70% de parts de marché. Et grâce à celui-ci, arrive en 2001 le film subtilement nommé: Digimon - The Movie.



Avant de parler de ce film, parlons un peu de ce que sont les Digimons. A l'instar de Pokémon, Digimon Adventures (première série de la licence) relate les aventures de jeunes enfants qui sont accompagnés de petites créatures aux pouvoirs surnaturelles. La comparaison avec le jeu phare de Nintendo s'arrête ici. Les enfants "dresseur" de Digimons sont appelé les DigiSauveurs. Leur tâche est de sauver le digimonde, le monde des monstres digitaux, de la destruction à l'aide de leurs compagnons.

Histoire de changer un peu de la méthode habituelle de critique, laissons la parole à Monsieur John Ion qui va nous donner son avis:

Ouais... Alors Digimon - The Movie, j'ai grave kiffé ! LOL ! Tout d'abord, le format en trois partie il était vachement cool, ça faisait comme si c'était les trois Pirates des Caraïbes mais en un seul film. LOL ! C'est trop bien que ça se passe avant la première série, puis après et enfin pendant la deuxième saison. Par contre j'ai pas aimé qu'on voit pas Palmon parce que je suis trop fan de lui. Wesh, les plantes c'est trop mon kif ! MDR !
J'ai trouvé ça trop réaliste en plus, les mails qui font ramer le PC et tout ça c'était super bien pensé quoi. J'parie que le scénariste il a les mêmes problèmes que moi quand il va sur le net avec les pubs pour les sites pas pour les enfants qui apparaissent partout et qui font ramer le PC.
Et puis Omnimon, il a trop super la classe ! xD. Quand il sort ses attaques avec des noms qui déchirent sa race, j'étais sur le cul ! Il est trop méga balèze ! Faut que je trouve comment on le débloque sur le jeu PS2 ! LOL !
J'ai rien compris à la troisième partie du film, mais c'était vachement cool surtout avec le digimon avec les sulfateuses au bout du bras ! LOL !
En gros, j'ai trop grave kiffé ce film ! LOL !

Merci John pour cette intervention très constructive sur ce film, on a bien ressenti ce que pouvait ressentir un jeune enfant de 10 ans en ressortant du cinéma.



Parlons maintenant de ce film de manière réellement constructive:

Tout d'abord il est à noté que le film est divisé en trois partie qui n'ont aucun liens scénaristiques. Pour cause, Digimon - The Movie est une compilation des trois premiers films Digimon: Digimon Adventures, Digimon: Bokurano WarGame et Digimon Hurricane Touchdown.
Le problème c'est que les trois mis bout à bout on dépasse les deux heures de film très facilement et pour un film destiné pour un jeune public, c'est impensable. Pour y remédier, les adaptateurs ont décidé de couper des séquences des trois films et de modifier complètement certains dialogues.
On arrive au final à un film qui ressemble plus à la mise bout à bout de trois bons épisodes de Digimon qui n'ont rien à voir entre eux. Quelques références sont ajoutés par ci par là dans les dialogues afin de faire une pseudo liaison scénaristique entre les films mais le résultat est un échec catastrophique.
Le passage du format trois films à un unique est donc ici un gros échec.



Si seulement, c'était le seul point à critiquer sur l'adaptation. Les traducteurs n'ont pas fait un travail sensationnel. Si en version originale on parle d'une surcharge du réseau à cause des mails qui fait lagguer les digimons; dans la version occidentale, on préfèrera dire que les mails font ramer le "cpu"(dit tel quel dans la version française) de l'ordinateur. Autant dire que le film perd tout de suite en crédibilité. Et le pire de l'histoire c'est que le plan pour battre le méchant perd tout son sens à cause de l'explication donnée par la version française.
Enfin, on remarque aussi l'horrible travail des traducteurs sur des passages qui deviennent complètement illogiques: "Veux-tu boire un verre ?" en version originale devient "Personne ne boit de ma limonade aux oignions" en version française.
La mére de Tai (un des héros) devient une grande psychopathe qui tente tout types de recettes de cuisine complètement farfelues pour s'amuser.
Il suffit de quelques secondes de la version originale pour se rendre compte de la qualité de l'adaptation.

Le passage à l'occident à aussi vu un changement de bande originale. Si certains passages de la version originale sont accompagnés d'une musiques orchestrale magnifique, la version française les remplacera par des petites chansons pop rock issues de la série. L'effet se ressent tout de suite sur certaines scènes qui passent de héroïques et classes à ringardes.
Et histoire de bousiller encore plus l'ambiance d'origine, tout les digimons se doivent de crier des noms d'attaques à chacun de leur mouvement. Ainsi Omnimon, qui est sensé incarner la classe, devient pitoyables avec des noms d'attaques surement imaginé en prenant deux mots au hasard.



Le seul point "positif" qu'on peut considérer dans cette adaptation c'est l'ajout de petits dialogues humoristiques qui feront sourire.

Bref pour résumé un peu ce qui ressort du film, un scénario très rapide et parfois complètement incompréhensible ou illogique. Des dialogues modifiés de A à Z perdant ainsi tout du sens original.
On tient ici un concurrent sérieux pour le palmarès pour la pire adaptation d'anime. Si vous voulez voir ces films, procurez-vous les versions originales, il y a plus à voir et c'est compréhensible. C'est bien dommage de voir une si belle animation gâchée par une adaptation horrible

Ecrit par le 2009-08-31 22:05:30

Attrapez moi ce Phantomas !

Anime ayant commencé à la saison de printemps 2009, Phantom ~ Requiem for the Phantom ~ est la seconde adaptation de la Visual Novel de Nitroplus (Chaos;Head, Saya no Uta), Phantom of Inferno. La première ayant été une série assez anecdotique d'OAV produits par Earth Create et KSS en 2004. Assez mécontent du résultat, Nitroplus retente l'expérience cette année.
Cette fois-ci, c'est Bee Train, ancienne succursale de Production I.G., qui s'occupe de la réalisation. Le studio est déjà bien connu pour ses "girls with guns" (filles armées) avec des productions comme Noir ou Madlax et ses animes de la franchise .hack (sur laquelle un article arrivera bientôt).

Phantom ~ Requiem for the Phantom ~ raconte l'histoire de Zwei, japonais qui se réveille complètement amnésique dans un bâtiment délabré. A peine sur pieds, il est attaqué par une fille masquée et armée. Après avoir immobilisé celle-ci, Scythe Master apparait, un énigmatique personnage qui lui expliquera qu'il a un talent inné pour tuer et qu'il compte l'exploiter comme il l'a fait pour Ein, la personne masquée.

A travers les mésaventures de Zwei, l'anime montre comment un simple humain devient une machine à tuer dénuée de sentiment. On verra alors la descente en "enfer" du héros qui doit finir comme assassin sans pitié aux services du Scythe Master qui lui même rend des compte à Inferno, grande organisation criminelle qui veut contrôler la mafia dans le monde.

Ce qui fait la force de Phantom dans les premiers épisodes, c'est la superbe interprétation de Miyu Irino qui semble avoir perdu son syndrome de tourette pris dans Tsubasa avec son interprétation de Syoran. Le seyuu retranscrit parfaitement la dés-humanisation de Zwei. Peu à peu, on sent les émotions s'en aller dans ses répliques pour finir par ne laisser qu'une machine.

26 épisodes à faire sombrer une personne dans la dés-humanisation, ça semble long et Nitroplus et Bee train l'ont bien compris. Le scénario n'offre pas de pause à l'exception du onzième épisode: un épisode résumé. L'intrigue de Phantom est divisée en deux grandes parties qui s'enchainent parfaitement bien. La première racontant cette transformation en monstre que subira Zwei s'étale sur les 10 premiers épisodes. La seconde qui commence sur le 12éme enclenche un grand virage dans l'ambiance de la série. L'intrigue se focalise d'abord sur Zwei dans la première partie pour ensuite s'intéresser à Inferno.

Ce changement de partie a aussi entrainé un changement d'OST. La première partie utilisera surtout des instruments à cordes afin de renforcer le pathétique (dans son sens premier) des personnages tandis que la seconde virera sur des musiques beaucoup plus rythmées. C'est un changement qui ne plaira pas à tout le monde surtout avec un nouveau thème récurrent qui rapelle un GTA:San Andreas ou un Need For Speed: Underground.

Parlant de jeu vidéo, l'intégration des CG est vraiment surprenante dans cette série. On verra de superbes moment comme le parcours d'une balle à travers des bâtiments en CG extrêment bien réalisé. Même si la géométrie des modèles utilisées semble parfois moyenne, les textures utilisés sont d'une qualité très surprenante et elles s'intègrent parfaitement dans le décor; si seulement GONZO pouvait prendre exemple là dessus.
Bee Train a su donner énormément de dynamisme aux séquences de combats jouant sur de nombreux plans et effets de caméra. Les affrontements sont souvent de grands moments s'intégrant parfaitement dans l'ambiance de la série.

S'il fallait résumer Phantom ~ Requiem for the Phantom ~, on assiste à un grand spectacle à la fois psychologique (la dés-humanisation) et énergique (les différents assassinats) avec très peu de temps morts. Une série qui se dévore sans modération.
Encore en diffusion actuellement (17 épisodes diffusés), espérons que la série continuera sur cette voie pour les 9 épisodes restants.

Ecrit par le 2009-08-02 02:17:23

Dragon Ball Evolution ou La Légende des 7 Paragraphes de PASSION

On raconte qu'autrefois lorsque la blogosphère otaku fut en danger, 1 héros accompagné de 3 compagnons surgit de l'ombre afin de réunir les 7 paragraphes de PASSION pour répandre la vérité sur le mal. Cet aventurier se nomme Naouak, grand et charismatique meneur de foule. Il était accompagné de FFenril, vieux expérimenté plus flemmard que le paresseux, Nux, l'ignorant et Lupus le Bouffon. Ensemble ils allèrent combattre l'infamie du live action.

Leur épopée commença le jour du poisson et de l'idiot dans le grand comté de Lille. On racontait par là bas que l'infâme Kinépolis passait dans ses obscures salles une prophétie contant les aventures de Goku, un lycéen qui rêve d'être normal mais que le destin poussera à sauver le monde de Piccolo. Épaulé de Bulma, Maître Roshi et Yamcha, ils partirent à la recherche des Dragon Balls, petites boules jaune/rouge ornées d'étoiles. Selon une vieille comptine, si l'on réunit les 7 boules de cristal, alors le dragon ShenlonG apparaitra et exaucera le vœu de l'invoqueur.


Les aventures des héros de la blogosphère s'annonçaient facile mais c'était sans compter les obstacles que l'effroyable James Wong avait placé sur leur chemin. Ils étaient de taille: Massacre d'un classique, Scénario bidon, Purée d'effets spéciaux infectes, Plagiat d'autres aventures et éloignement de l'original. La première des épreuves qu'ils eurent à affronter fut de connaître leurs ennemis car comme le dit si bien la prophétie « pour te connaître, tu dois connaître ton ennemi ».

Parmi les rangs adverses, on pouvait trouver Justin Chatwin qui usurper l'identité de Goku. L'illusion ne fut que trop vite brisée car Justin manquait d'expérience parce qu'il n'avait participé pratiquement que dans des opérations de routine comme l'opération Smallville. Chow Yun-Fat avait volé les papiers de Maître Roshi ( Aussi connu sous le nom de Tortue Géniale). Il parvint à conserver l'illusion plus longtemps grâce à son expérience dans des opérations de grande échelle ( Pirates des Caraïbes: Jusqu'au Bout du Monde). James Marsters a excellemment bien imité le vil Piccolo à l'aide de ses travaux épineux précédents (Buffy contre les Vampires). On notera l'affectation en cours de route de Joon Park pour prendre la place de Yamcha. Pas de nouvelles de Krillin par contre.

La seconde épreuve fut de braver les massacres de l'œuvre originale. Cette épreuve fut longue et mouvementée car James Wong avait habilement parsemé le chemin de pièges. L'un des premiers fut de fait appel à la carte maîtresse de la comédie romantique lycéenne. Plutôt que de laisser Goku dans l'ignorance, le cerveau de l'opération avait jugé bon de lui faire apprendre les bases de la vie d'emo-boy en le faisant aller au lycée (qui ont des cours de SVT pire que ceux en France). Notons d'ailleurs que c'est son Grand-Père Gohan qui l'inscrit chaque année plutôt que d'aller mourir paisiblement écrasé par un singe. Nos aventuriers n'auraient pas eu autant de mal à surmonter cette épreuve si à cela n'était pas ajouté l'anachronisme du Piccolo en Chevalier Sith connaissant la notion d'atome et possédant un aéronef high-tech alors qu'il sort d'un sommeil de 2000 ans dans un vase. Il a même réussi à trouver une petite assistante du nom de Mai (nom que l'on connaîtra seulement grâce aux parchemins d'affectations de rôle dans l'opération) qui servira à strictement rien dans l'histoire. Pour achever nos héros en beauté, le manipulateur Wong s'attaqua aux amis de Goku: Maître Roshi, Bulma, Chi Chi et Yamcha. Même si Tortue Géniale apparaît pervers au début de l'opération, le script n'a pas jugé nécessaire de conserver ce trait plus de 10 minutes. Ils ont d'ailleurs pensé qu'il serait plus opportun que sa maison se trouve sur une presqu'île au beau milieu d'une mégalopole. Bulma quant à elle ne connait plus les explosions de capsules. Celles-ci ont été remplacées par des sorte de nanomachine qui se déplient pour former l'objet contenu dans la capsule. Notons que le personnage a pris 5 ans de plus par rapport à l'original au passage. Chi Chi n'a plus du tout, tout comme Goku, le coeur pur et finalement Yamcha ne connait plus l'art du combat, et encore moins les poings du loup. Malgré ce long et fastidieux combat, les héros continuèrent leur épopée pour combattre le live action.

C'est ainsi qu'ils tombèrent face à la troisième épreuve: le scénario bidon. Tout commence sur une histoire d'amourette lycéenne de Goku qui ne peux pas se battre car il a promis à son grand père de jamais le faire. On reconnaît dans ce passage un passage typique de film américain pour teenagers le tout saupoudré de parodie de Matrix et de Fast and Furious. Très vite le très méchant Piccolo débarque avec sa petite sous fifre pour récupérer les dragons balls. Une intrigue qui casse pas trois pattes à un canard. Elle aurait pu être intéressante si il y avait eu un minimum de suspense et de rebondissements. Nos héros durent combattre les spectres de l'ennui et du manque d'originalité pour pouvoir survivre aux prémices de cette épreuve. Mais encore une fois le machiavélique Wong avait déposé de nombreux pièges supplémentaires. L'un des guêpiers les plus efficace fut une scène au milieu d'un volcan ou débarquent les sous-fifres de Piccolo, des sortes de monstres sortis directement d'un mauvais épisode de Power Rangers. Pour rajouter une couche de nanardise à cette scène, Wong a trouvé astucieux que Goku saute sur les cadavres des extraterrestres de seconde zone pour atteindre l'autre rive d'une rivière de lave. Pour finir, le grand final est plus intéressant qu'un épisode de Derrick (Paix à son ame). Les héros omettront de leur mémoire les passages du petit singe géant pour se focaliser sur un gunfight à coup de boule de feux entre un Goku Skywalker et un Dark Picollo.

Les héros ont survécu encore à énormément de pièges dans cette épreuve mais la légende étant passée de bouches à oreilles, elles ont été oubliées et ce n'est pas un grand mal.

La quatrième épreuve montra alors ses premiers crocs: les effets spéciaux. Jamais nos héros eurent vus dans leur vie autant de modifications d'images à la seconde. Ce n'aurait pas été une épreuve si les artifices étaient bien fait. Mais voilà, ceux-ci étaient tellement pitoyables (incrustations ratées, polygones visibles, animations foireuses…) que cela en devenait insoutenable.

Finalement, nos héros rassemblèrent les 7 paragraphes de PASSION et invoquèrent le dragon ShenronG. Celui-ci apparut devant eux de dos et leur énonça les paroles suivantes:

« Même si je n'ai pas le don de parole dans le film, je m'adresse à vous pour vous dire que vos aventures étaient tellement pitoyables que je ne peux accepter de vous regarder d'avantage. Étonnez moi et peut être je vous accorderai un peu de mon temps ».

Pour surprendre le dragon, nos héros dansèrent alors la Kamehameha Dance qu'ils avaient appris pendant le film. La fameuse danse qui permet d'apprendre à allumer des bougies à distance et à ranimer un Goku en plein Bad Trip. Le dragon ne put résister longtemps à cette série de mouvement stupide et explosa de rire leur accordant alors la salvation. Il leur montra la sortie du repère maléfique et obscur.


Plus jamais nos héros n'eurent envie de parler de cette horrible aventure, mais il fallait prévenir les autres humains de la menace. En plus, il n'y avait pas de poireau la-bas.

Ecrit par le 2009-04-02 22:34:57

O !

O

Il fallait bien un jour où l'autre que quelqu'un fasse la blague: cet article parlera de The Big O.

The Big O est un anime mecha noir. Il ne faut pas comprendre ici que les robots présents sont totalement noirs mais plutôt qu'on retrouve une atmosphère digne des films noirs des années 70. D'ailleurs tout est fait pour obtenir cette ambiance de la narration à l'univers.

Avant de nous pencher un peu plus sur l'analyse des thématiques de l'œuvre, un petit synopsis s'impose:

Paradigm City est une ville bien surprenante. Tout les habitants de cette ville ont perdu la mémoire il y a 40 ans. Une fois de temps en temps, un habitant a une réminiscence ou des vieux documents sont retrouvés. Ces souvenirs sont devenus des objets de valeur inestimable au point que certaines personnes sont devenus chasseurs de souvenirs.

L'histoire suit Roger Smith, un négociateur qui pilote un imposant robot, le Megadeus Big O. Cette machine que seul Roger sait piloter est un vestige datant d'avant le flashouillage de la ville.

La série débutera d'abord par une série de contrats de négoce qui se terminent généralement par un combat lent et peu gracieux entre robots géants.

Mais tout n'est pas beau dans le travail de Roger, un de ces contrats finis par lui évoquer ses souvenirs d'avant le grand lavage de cerveau. C'est ainsi que la série lance de nombreuses questions:

Que s'est-il passé il y a 40 ans ? Pourquoi le héros qui a moins de 40ans a-t-il perdu la mémoire ? Pourquoi ne voit-on jamais le soleil ? Que viennent foutre les tomates dans l'histoire ? Pourquoi pas des poireaux ? Qui est Angel ? Quels sont les souvenirs de Roger ? Quels sont les vecteurs force qui s'appliquent au cordon du téléphone de chaque preview ?

Tant de questions qui finissent par trouver leurs réponses (sauf peut être pour les poireaux et le téléphone).

Pour ce qui est des personnages, on a une distribution qui rappelle étrangement celle de Batman. Roger Smith, alias Bruce Wayne, riche type vivant dans un manoir dans une mégalopole sujette au crime.

Norman Burg, alias Alfred, le valet de Roger, qui entretient à la fois le manoir et le Big O.

Dan Dastun, alias James Gordon, le commissaire de police ami de Roger qui met en prison les méchants que arrête le héros.

R. Dorothy, alias Robin, l'androïde récupérée lors d'un contrat du héros.

Et finalement, Angel, alias Catwoman, énigmatique personnage.

Si vous avez peur d'oublier leurs noms et fonction, c'est rappelé à chaque opening.

C'est grâce à ce scénario et ces personnages bien fournis que l'anime réussi à aborder de nombreux thèmes comme la valeur des souvenirs, l'adaptation des humains, les tomates, les codes barres, la place des robots dans la société, la politique, etc.

Ce qui donne la force aux thèmes, c'est l'ambiance film noir que renvoit chaque épisode (si l'on oublie les tomates et les quelques passages humoristiques).

L'image est sombre et les lumières sont placées subtilement pour rappeler les films policiers des années 70.

L'univers de paradigm city donne parfaitement le ton avec sa ville en ruine. Le ciel est toujours nuageux ne laissant jamais passer le soleil. Bref, c'est un vrai coin de paradis que tout le monde choisit pour aller en vacances.

La narration de Roger au ton pratiquement mélancolique donne souvent envie de se tirer une balle.

On se rappelle longtemps du petit saxophone qui joue l'une des musiques les plus récurrente de l'anime. Cette mélodie colle parfaitement à l'atmosphère. La seule véritable musique ne collant pas à l'ambiance de l'anime, c'est l'opening. Mais même si il évoque pas un film noir, il est tellement entrainant que l'on pourra pas reprocher ça à Sunrise.

Je ne vais pas vous parler des cotés techniques qui ont été déjà abordés par FFenril, Gemini et Le Vengeur slippé dans leurs articles (Et aussi parce que j'ai la flemme mais chut).

Bref, Big O, c'est un film noir avec un grand robot tout gentil qui tape sur la gueule aux grands robots tous méchants et tous pas beaux. Un anime a absolument voir. C'est 26 épisodes qui se voient en un rien de temps.

Un petit conseil, vider votre stock de tomates avant de commencer l'anime.

Ecrit par le 2009-03-28 22:08:56

Critique - ef - a tale of melodies

Souvenez vous quand vous étiez encore sur les bancs de l'école et que vous appreniez une liste de symboles à travers une petite chanson: « A B C D E F G ... ». ef – a tale of melodies ne raconte pas l'histoire de la partition entre la 5éme et 6éme lettre de cette chanson.

ef a fairy tale of the two est une série de visual novels connue pour ses séquences d'introduction animées par Makoto Shinkai (Happy Shinkai Day !) réalisé par le studio Minori (Wind: a breath of heart, Haru no ashioto).

La série narrera la vie de 10 habitants de Otowa: Hiro Hirono, Miyako Miyamura, Kyosuke Tsutsumi, Kei Shindo, Yuko Amamiya, Renji Aso, Chihiro Shindo, Shuichi Kuze, Mizuki Hayama et Yu Himura.

ef – a tale of melodies est la seconde adaptation de la série par Shaft (Sayonara Zetsubou Sensei, Maria+Holic, REC) se centrant sur les personnages oubliés du premier animé (ef – a tale of memories): Shuichi Kuze, Mizuki Hayama, Yuko Amamiya et Yu Himura.

Mizuki, petite lycéenne en vacances à Otowa, rencontre Kuze, ancien violoniste revenant d'Allemagne. Yu Himura qui attend après une étrange fille, Yuko Amamiya, dans une église depuis des années, se remémore ses souvenirs.

La force de ef – a tale of melodies n'est pas son scénario mais sa narration.

Shaft laissera tout son potentiel artistique prendre le dessus sur le scénario. Ne vous attendez pas à de simples plans fixes lorsque les personnages parlent. À la place, on aura des images aidant à la compréhension du discours des personnages. On pourra citer comme exemple l'opening reprenant des couleurs au fur et à mesure que les personnages regagnent de l'espoir.

Shaft jouera avec tout les éléments possibles pour faire passer un message. Ainsi on verra que les titres des épisodes écrivent « future » à l'envers puis à l'endroit avec leurs initiales.

Avoir melodies dans le titre oblige et c'est pas pour déplaire, la bande son de l'œuvre est somptueuse. « Ebullient Future »,l'opening interprété par ELISA, restera en tête longtemps. Chaque musique correspond parfaitement à l'émotion que l'animé cherche à faire passer donnant encore plus de force au message qu'il cherche à faire passer.

Notons que l'animé est regardable sans avoir vu la précédente adaptation. On trouvera quelques clins d'œil et références mais l'histoire se centrant sur de nouveaux personnages, on ne sera pas perdu. Si vous avez l'occasion de regarder ef- a tale of memories avant, jetez vous dessus.

ef – a tale of melodies aura réussi la même prouesse que son grand frère, ef – a tale of memories. On trouvera au milieu d'un scénario peu original, une symbiose parfaite entre tout les moyens de communications pour faire passer un message d'amour et d'espoir.

Ecrit par le 2009-02-28 11:51:59

Critique - Macross: Ai Oboete Imasu Ka ?

Fait divers:

Deux hockeyeurs professionnels finissent à l'hôpital lors de la rencontre Hongrie – Bulgarie. L'un deux encore sous le choc de l'affrontement sur la glace criait « Tu t'en souviens de ma crosse !? Tu t'en souviens de ma crosse !? ».

C'est après une introduction foireuse ressemblant étrangement à celle de FFenril que Naouak introduit son article sur Macross: Ai Oboete Imasu Ka ?



L'humanité est en guerre contre les Zentradi, peuple de géants au langage mystérieux. Le Macross, gigantesque forteresse spatiale basée sur une technologie extra-terrestre, vogue à travers le système solaire pour rejoindre la terre qui est au joug des géants.

Lors d'une attaque des Zentradi, Hikaru Ichijyo, pilote de l'U.N. Spacy, se retrouve enfermé avec Lynn Minmay, Idole du Macross dans un compartiment inhabité de la forteresse...


C'est par cette mésaventure que commencera l'histoire de Macross: Ai Oboete Imasu Ka ?. De fil en aiguille, le récit nous racontera à travers le conflit entre les deux peuples les péripéties du triangle amoureux formé par Hikaru, Lynn et Misa Hayase, officier de pont et supérieure du pilote.

Le film est un mélange de thématiques qui n'ont pas forcément beaucoup de rapports entre elles: la guerre, l'amour et la culture. La première sera exprimée par le conflit entre les Zentradi et l'humanité et la seconde par le triangle amoureux au centre de l'intrigue. La dernière quant-à-elle sera véhiculée par les chansons que chantera Lynn Minmay et les interactions entre Zentradi et Humains.

Le grand final est inoubliable grâce à la sublime association de ces trois thème dans une scène à la fois épique et enchanteresse. C'est une conclusion qui paraitra loufoque au premier abord mais qui amènera à réfléchir sur les raisons de la guerre et les moyens d'y mettre un terme.

Même si Macross est l'adaptation cinématographique d'une série, on se surprendra à ne pas avoir d'impressions de résumé ou de voir des passages bâclés comme dans les adaptations de Mobile Suit Gundam ou de Neon Genesis Evangelion. C'est un exemple que devrait prendre les adaptations cinématographiques d'anime.


La culture étant un théme central du film, on a le droit à une B.O. richement fournie et sublime avec par exemples les inoubliables « Ai oboete Imasu Ka ? » et « Watashi no kare wa Pilot » qui ont été reprises dans d'autres Macross. La musique seule fait de Macross: Ai Oboete Imasu Ka? un film à absolument voir.

En ce qui concerne la réalisation de l'oeuvre, on retrouvera à la direction le duo Noboru Ishiguro (Les Héros de la Galaxie (Ginga Eiyuu Densetsu), Tytania) et Shouji Kawamori (créateur de la saga Macross ,mais il a aussi travaillé sur Escaflowne, Eureka Seven ou encore Ulysse 31) qui ont su nous fournir une animation et un scénario de qualité indubitable.


Macross: Ai Obete Imasu Ka? Fait parti de ces films qu'il faut absolument voir non seulement car c'est un monument de la japanimation mais aussi parce qu'il vous permettra de vous initier à la fabuleuse licence qu'est Macross.

Ecrit par le 2009-02-20 22:06:53

Critique - Kemeko DX

Oui mesdames et messieurs ! Pour la modique somme de 12 épisodes, vous obtiendrez en exclusivité la version deluxe de notre nouveau pack Kemeko ! Ce paquet deluxe contient, en plus de l'édition standard, du mecha, de l'ecchi, de l'épée, de la conspiration... Vous en aurez pour votre argent ! Cette remise extraordinaire nous est permise grâce à notre sponsor, Mishima Corporation. It's a Mishima !

Sanpeita Kobayashi pouvait se vanter d'avoir une vie de lycéen classique, mais c'était sans compter l'arrivée de Kemeko, petit mecha « fille » aux allures d'Asuka de Evangelion. Après avoir amené le chaos et la destruction dans la classe du lycéen, Kemeko se présenta : Elle était... La fiancée de Sanpeita.

Kemeko DX est un anime des studios Hal Film Maker déjà connus pour Mahou tsukai ni taisetsu na koto, Obân Star-Racers, ou encore Bokusatsu Tenshi Dokuro-chan ; Ils ne sont connus ni pour leurs grosses productions, ni leurs animes transcendants. Cette adaptation du manga de Masazaku Iwasaki est orchestrée par Tsutomu Mizushita (Dokuro-chan, Kujibiki Unbalance, XxxHOLIC).

Coté voix, on retrouve Eri Kitamura (Rimi Sakihata de Chaos;Head, Saya de Blood + ou encore Ami Kawashima de Toradora!) dans le rôle de Sanpeita et Chiwa Saitô (Louise Halevy de Gundam 00, Becky de Pani Poni Dash!, Subaru Nakajima de Nanoha StrikerS) dans celui de Kemeko. Mention spéciale pour Rie Kugimiya (Shana, Louise Françoise Le Blanc de la Vallière, Taiga) qui pour une fois ne joue pas le rôle d'une tsundere, une expérience qu'on aimerait bien se voir renouveler plus souvent.

En ce qui concerne la réalisation, l'animation est assez inégale, et même si l'on a eu le droit à un final sublime, on aurait préféré voir le budget un peu mieux dispersé sur les épisodes centraux de la série. On a aussi le droit a des CG absolument affreuses dont on aurait largement pu (et préféré) se passer.

La musique, quant-à-elle, remonte un peu le niveau, avec un ending qui a le pouvoir de laisser un grand sourire au premier visionnage, et qui a suffisamment marqué les esprits pour engendrer un certain nombre de parodies sur NicoNico quelques jours après le passage du premier épisode. Malheureusement, petite production oblige, cet ending a été tellement réutilisé à toutes les sauces qu'il en est devenu un gag bien trop lourd... En revanche, l'opening, lui, est une arme de destruction massive d'oreilles et de neurones : Imaginez simplement une suite de mots pris au hasard et répétés pendant 90 secondes avec un pauvre fond musical digne d'un groupe d'adolescents jouant dans un garage et vous serez encore... loin du compte.

Ce qu'on reprochera surtout à Kemeko Deluxe c'est un scénario condensé sur 12 épisodes qui est plus « bordélique » qu'une chambre d'étudiant geek névrosé atteint de la maladie de Parkinson en phase terminale.

Les points forts de la série sont bien plus durs à trouver, même si on peut souligner quelques personnages appréciables comme ceux de Misaki (Malheureusement doublée par Rie Kugimiya) et de M.M, même si au final, on ne retiendra que Kemeko, seul personnage qui n'est pas un stéréotype parfait de comédie ecchi, même si en creusant un peu, on se rend compte que ce n'est qu'une tsundere dont le coté deredere est symbolisé par le pilote hors du kemeko.

En conclusion, qu'est-ce que Kemeko DX? Un anime où chaque épisode aura ajouté une nouvelle dose d'ingrédients dans une recette étrange mais pourtant classique, dont le cuisinier, Tsutomu Mizushita, a mal calculé le temps de cuisson, rendant son plat incomestible. Un anime à servir à ceux qui ont un petit creux et surtout un estomac assez solide pour pouvoir ingérer le cœur de ce plat trop cuit, et qui auront le courage de digérer le nappage final présageant... D'une nouvelle fournée de Kemeko.

Ecrit par le 2009-02-11 22:30:32