Quand le pécheur se met à parier...
Après vous avoir présenté Akagi, Zero et Umineko no Naku Koro ni, la série « Jeux et Paris » n'est toujours pas finie ! On continue les présentations d'œuvres traitant de défis avec Gamble Fish.
Tomu est un étudiant qui vient d'arriver dans une école de riches très réputée. Celle-ci a été créée pour mettre en avant le japon et former des dirigeants. Peu intéressé par le pouvoir et les études, notre héros décide de lancer un défi farfelu à toute son école : transformer une pièce de 100 yen en plusieurs milliards de yen en l'espace de quelques mois grâce à des paris. Ces jeux d'argent devront respecter une simple condition, la somme pariée devra être le double des gains de la partie précédente. Bien décidés à lui clouer le bec, les étudiants lui lanceront des défis les uns après les autres et Tomu ne pourra pas les refuser.
Comme la plupart des œuvres de cette séquence, le fil rouge de Gamble Fish est très simple. Il est plus difficile de dire que ce scénario est un prétexte pour faire succéder des jeux comme dans Liar Game. En effet, les parties montrées sont moins imaginatives et reposent généralement sur une astuce très simple. On se retrouvera avec des jeux simplistes et connus comme le black jack ou le billard.
Malgré le fait que sur le plan scénaristique Gamble Fish est largement en deçà des autres œuvres du genre, il a l'avantage d'être bien plus adapté au grand public que les autres. L'histoire se passe dans un milieu Lycéen et les thématiques restent relativement bonnes enfants pour un manga parlant de paris.
La forte présence de fan service (images faites pour attirer le lecteur et le « ravir ») rend l'œuvre facile à lire même si parfois on tombe un peu trop dans l'excès avec les tenues trop abusés des personnages féminins.
Le rythme de l'histoire est relativement rapide comparé au genre et permet de ne pas trop s'ennuyer mais le manque de recherche dans les jeux plaira moins aux habitués de Kaiji et Liar Game.
Le dessin est l'une des forces de l'œuvre. Celui-ci est très détaillé et on voit rarement de mauvais traits ou d'incohérences dans les illustrations. Même si il rappelle les styles graphiques utilisés généralement pour du yaoi ou du shoujo, il permet aux personnages d'exprimer facilement une large palette d'expressions sans avoir à utiliser des déformations de personnages ou des indices visuels.
Le scénario de Gamble Fish est signé Aoyama Hiromi et le tout est mis en scène grâce aux dessins de Yamane Kazutoshi. Édité chez Akita Shoten, qui édite déjà entre autre les Saint Seya Lost Canvas et le très surprenant Qwaser of Stigmata, les 15 tomes de Gamble Fish ne sont malheureusement pas disponible en français actuellement.
Parfait pour se lancer dans les mangas sur les jeux et le pari, il est vivement recommandé aux novices. Les fans de Kaiji ou de Liar Game seront par contre extrêmement déçus par la simplicité des jeux montrés.
Ecrit par le 2010-04-21 20:15:49
Le Sanglot des Mouettes
Article Garanti sans spoils.
Sortons un peu du support manga et anime pour nous inviter dans un format un peu moins connu : le visual novel. Aujourd'hui, toujours dans le cadre de la séquence « Jeux et Paris », on va s'intéresser à l'un des jeux du genre qui a fait énormément de bruit dernièrement : Umineko no Naku Koro ni (raccourci Umineko parce que encore une fois c'est long comme titre).
Sous-titré « When They Cry 3 » en anglais , Umineko est la suite d'un jeu tout aussi connu qui est sorti en France sous le nom de « Le Sanglot des Cigales »(Higurashi no Naku Koro ni) grâce aux efforts de l'ami Pbsaffran. Dans Umineko, on s'éloigne de Hinamizawa pour aller sur Rokkenjima, une île toute aussi maudite que le village cité précédemment. Cet bout de terre en pleine mer est la possession de la famille Ushiromiya et même plus particulièrement de Kinzo, le chef de la famille.
Le 4 octobre 1986, toute la fratrie se réunit sur l'île comme chaque année. Alors qu'une tempête sévit, toutes les personnes présentes se retrouvent coincées sur Rokkenjima. Le sur-lendemain matin, on ne retrouvât aucun survivant.
Rokkenjima avait une légende racontant qu'une sorcière du nom de Béatrice vivrait sur cette île et aurait permis à la famille Ushiromiya de s'enrichir grâce à un prêt de lingots d'or à Kinzo. La lanceuse de sorts serait passée récupérer ses intérêts...
Les rumeurs sur la possible cause de cet incident sont multiples : l'œuvre d'une sorcière, un meurtrier en série … etc. Personne ne sait ce qu'il en est vraiment.
Umineko no Naku Koro ni est un visual novel, c'est-à-dire un roman interactif et multimédia. Plutôt que de se contenter d'un texte, le jeu utilise en plus sons et images pour faire passer son message. Généralement ce genre de jeu possède des choix pour faire avancer l'histoire dans la direction que souhaite le joueur mais dans le cas de Umineko, vous n'aurez qu'à lire sans jamais vous soucier d'avoir fait le bon ou le mauvais choix.
Le jeu commence son récit le 4 octobre 1986 et nous raconte les événements pendant ces deux jours sur l'île. L'intrigue mettra un bon bout de temps à démarrer. Devant présenter un peu moins d'une vingtaine de personnages dès le départ et faire en sorte que le joueur se souvienne d'eux, le visual novel souffre d'une introduction longue mais nécessaire pour nous faire apprécier ce qui suit.
La suite de l'histoire suit un schéma classique de film d'horreur américain : un huis clos, des meurtres à la chaine et aucune solution à l'horizon. 07ThExpansion, l'auteur, veut rendre hommage aux romans policiers classiques : les faits et manières d'opérer des personnages respectent les schémas établis par le genre et un véritable travail de détective est fait par les personnages.
Le personnage principal, Battler Ushiromiya, fera part au joueur de ses pensées et raisonnements au cours du jeu. Cherchant désespérément l'assassin, il tentera de répondre avec son intuition et sa réflexion au mystère des meurtres qui se passent sur l'île. Étant une personne très « terre à terre », il cherchera à trouver l'hypothèse la plus réaliste possible et à la démontrer. Après tout, les sorcières n'existent pas, ça ne peux pas être l'œuvre de magie; donc une personne est derrière tout ça.
Au cours du jeu, les meurtres arriveront dans des conditions assez invraisemblables qui semblent impossible pour un humain. Battler se lancera le pari de prouver que chacun des meurtres est possible se prouvant ainsi à lui même que la magie n'existe pas.
Explorant les bas-fonds de la logique, partant de principes comme celui du chat de Shrödinger, le jeu nous plongera dans le grand débat intérieur de Battler et tentera de lever le voile sur les événements du 5 octobre 1986.
Si le scénario est extrêmement bien ficelé et que l'attention au détail est omniprésente, le style de l'écriture de l'auteur est très lourd et parfois très maladroit rendant certaines séquences longues et ennuyeuses. Heureusement les multiples retournements de situations et le dynamisme des discussions des personnages rend le jeu plaisant la plupart du temps. Après tout, il n'est pas rare d'être absorbé par un livre au style très maladroit mais au scénario absolument passionnant.
D'un point de vue technique, le jeu ne brille pas par ses graphismes, qui sont très pauvres. Les fonds sont des photos sur lesquelles on a appliqué un paquet de filtres Photoshop. Les personnages sont dessinés dans un style qui est difficile à définir autrement que mauvais. Le jeu n'est jouable qu'en 800x600.
Par contre, la bande son est l'une des forces du jeu. La musique est toujours en accord avec l'ambiance et parfois même vous fera flipper. Les différents bruitages rendront l'atmosphère glauque et insupportable, donnant ainsi au public une véritable sensation de mal-être lors de la découverte de cadavres. Malheureusement, les voix des personnages ne sont pas doublés. Certains considéreront ça comme un avantage car un mauvais choix de voix aurait pu polluer l'ambiance que produit le jeu.
Ce jeu vous est présenté dans la séquence « Jeux et Paris » car le scénario du jeu repose sur le pari que se lance Battler : se prouver que c'est un humain qui est la cause de cet incident et que la sorcellerie n'existe pas. Un pari mythique dont l'issue n'est pas encore connue. Effectivement, le jeu se décompose en 8 épisodes et seulement 6 sont disponibles. Et encore moins (seulement 5) sont disponibles en anglais.
Umineko est un jeu amateur réalisé par 07thExpansion qui paraît de manière épisodique à chaque Comiket. En décembre dernier sortait le 6éme épisode et le 7éme arrivera surement au cours de l'année. Le jeu vous intéresse mais vous ne savez pas comment vous le procurer ? Le site de la traduction anglaise Witch-Hunt (qui est une traduction amateur) vous expliquera comment l'obtenir. Sachez juste que le premier épisode est disponible gratuitement en guise de démonstration. Essayez-le avant d'acheter le jeu et découvrez pendant cette bonne 15aine d'heure de jeu (une démonstration comme on en verra plus jamais dans le milieu professionnel) l'univers de Rokkenjima et de When They Cry.
Il n'est pas nécessaire de connaître Le Sanglot des Cigales pour jouer à Umineko mais certains passages pourraient vous gâcher une partie de l'histoire des premiers When They Cry.
Surtout, si vous vous intéressez au jeu, ne cherchez pas à vous renseigner dessus sur le net car c'est une très grande source de spoilers sur les chapitres les plus avancés. Une simple image peut parfois gâcher le plaisir de jeu. Si vous les commencez, préparez vous à vous jeter dessus sans vous arrêter car le suspense est une composante majeure du jeu et que le spoil peut tout gâcher.
Sachez aussi qu'une adaptation en anime existe et a été diffusé en juillet dernier. Il est vivement conseillé de faire les jeux plutôt que regarder l'anime pour de simples raisons : les jeux vont plus loin et des éléments qui pourraient être importants (comme on ne connait pas la solution tout peut l'être) sont omis.
Ecrit par le 2010-04-16 22:50:43
Zero !
Continuons la séquence spéciale « Jeux et Paris » et bougeons un peu de l'univers du mahjong pour s'intéresser à un autre manga de Nobuyuki Fukumoto: Empereur du Pari Zero (« Tobaku Haouden Zero »).
Zero sauve des gens du suicide en échange de quoi il leurs demande de prêter leurs vies pour sa cause. Agissant comme un Robin des bois des temps modernes, il vole des millions à des voleurs pour les rendre aux propriétaires originaux. Malheureusement pour lui, les malfrats prennent en flagrant délit les hommes de mains qu'il avait sauvé de la mort auparavant. Partant à leur secours, il se fait lui aussi prendre la main dans le sac. En échange de sa liberté, il doit participer à un grand concours organisé par l'homme le plus riche du Japon. A l'issue de cet épreuve sera décidé qui sera l'empereur japonais du pari.
Le nom de Zero évoque pour énormément de monde le personnage issu de l'imagination de CLAMP et habilement mis en scène par Sunrise dans Code Geass : Lelouch Lamperouge. La similarité des noms des personnages entre cet anime et Empereur du Pari Zero n'est peut-être pas anodine. En effet, les deux personnages partagent de nombreuses qualités qui font d'eux des personnages intéressants : Ils sont intelligents, fins stratèges et minutieux.
Le manga ayant commencé en 2007 alors que les aventures dans la zone 11 avaient déjà démarré, il est clair que l'utilisation de ce nom par Fukumoto n'est pas fortuite. On pourrait penser que l'auteur veut montrer ce qu'aurait pu devenir le petit Lelouch si le défi était venu à lui et que le danger de mort était plus présent que jamais.
Fidèle à lui même, l'auteur aborde encore une fois la thématique du pari et de la survie dans un milieu mal famé. Hommes à lunettes noires et « Zawa » sont encore une fois de la partie. Comme chaque manga sur le pari, le scénario ne semble être qu'un prétexte pour lancer une série de paris et jeux en tout genre dont l'objectif est de trouver la faille pour s'en sortir. Ne dérogeant pas à la règle, les défis et énigmes se succèdent à un rythme relativement rapide nous faisant ainsi oublier les abominables lenteurs de Akagi et Kaiji. Ainsi en l'espace de 8 tomes, les jeux se succèdent à un rythme assez effréné. Fort de son expérience en la matière, l'auteur explique clairement et simplement les méthodes utilisées par les personnages pour s'en sortir et les solutions sont rarement des plus compliquées. Contrairement à Liar Game, on est sur une optique de pari à sens unique : le héros contre le millionnaire. De ce fait, les renversements de situation en pleine partie sont relativement rares. De plus, ce manque de communications entre les joueurs fait plus de place aux énigmes. Plusieurs jeux sont basés sur des questions dont il faut trouver la réponse. Par ailleurs, il est très intéressant de tenter de répondre à ces défis avant les héros et ceci dans le temps imparti octroyé aux personnages du manga (vivement conseillé sur l'épreuve de la pièce triangulaire).
Malheureusement pour le lecteur, la solution n'est pas toujours devinable. Des éléments ne sont parfois dévoilés qu'au moment de l'explication. Heureusement, lorsque c'est le cas, il est généralement évident pour le lecteur que l'on ne peut pas trouver la solution avant la fin du jeu.
Même si beaucoup de concessions sont faites sur le point de vue des solutions, les jeux et paris montrés restent de bons passe-temps qui nous montreront une fois de plus l'habileté de Fukumoto à dépeindre l'instinct de survie de l'humain.
Comme à son accoutumé, les dessins sont dans un style très sec et les angles sont omniprésent. Il est difficile d'adhérer au graphisme des mangas de cet auteur mais les développements du scénario et des personnages en valent la chandelle.
Comme tout ses mangas, Fukumoto les dessine par saison. La première saison est pour le moment la seule sortie et fait un total de 8 tomes disponibles en relié pour le moment qu'au japon. Il vous faudra trouver une alternative pour pouvoir profiter de ce manga assez jouissif grâce à ses innombrables défis plus déments les uns que les autres.
Ecrit par le 2010-04-12 22:27:39
ざわ... ざわ... ざわ...
Noboyuki Fukumoto est un mangaka connu en occident pour deux choses : le fait qu'il dessine dans un style très spécial et son oeuvre phare: Tohai Densetu Akagi -Yamini Maiorita Tensai- (qu'on ne va pas tarder à raccourcir par Akagi parce que c'est quand même fichtrement long comme titre).
Akagi est un jeune garçon de treize ans qui après s'être réfugié dans un parloir de Mahjong Yakuza se retrouve plongé dans l'univers impitoyable des jeux d'argents de cette mafia japonaise. Enfin... Impitoyable pour qui ? Très vite le jeune garçon se révèle être un génie du jeu, quelqu'un capable de garder son sang-froid dans n'importe laquelle des situations et battre tous ses adversaires quelque soit le pari.
Tout en somme, le scénario est simpliste et n'est vraiment qu'un simple prétexte pour faire se succéder des parties de mahjong plus impressionnantes les unes que les autres. Comme vous avez pu vous en rendre compte si vous avez lu l'article sur le mahjong, ce jeu est basé sur de la chance et de la stratégie. Autant dire que Akagi est un manga qui recherchera par tout les moyens possibles de montrer au lecteur toutes les stratégies utilisables lors d'une partie.
Énormément de notions et concepts sont passées au crible par le mangaka afin de nous montrer la richesse du jeu. On commencera simplement avec des techniques de triches utilisées afin de récupérer le jeu que l'on veut rapidement et au fur et à mesure des chapitres on découvrira comment exploiter son adversaire pour qu'il joue dans notre main.
Bien sûr, le manga reste une fiction et donc les réactions des personnages et les techniques utilisées restent trop compliquées pour être exploitées dans de véritables parties. Après tout, jamais on ne jouera toutes ses économies ou même sa vie dans une partie de mahjong.
Dans un sens, c'est à travers le mahjong que Nobuyuki Fukumoto cherche cette fois-ci à montrer l'une de ses thématiques prédominantes : l'instinct de survie ou encore « jusqu'où êtes vous prêt à aller pour survivre ? ».
C'est pourquoi dans ce manga, il ne faut pas s'attendre à voir de la joie ou de la comédie. A la place, l'auteur s'amuse avec ses lecteurs à nous faire penser que le désespoir est fini pour nous y replonger et cette fois-ci encore plus en profondeur.
On est très loin d'un éventuel Saki que l'on pourrait qualifier de shounen du mahjong. Même si les deux mangas nous montrent des mains absolument hallucinantes, Akagi se tournera vers une approche plus parieur du jeu. Très régulièrement, les mains des joueurs seront montrées et expliquées. Généralement un dilemme apparaîtra pour le personnage entre l'instinct du parieur et les probabilités. Après tout, comment peut-on calculer les chances qu'une tuile soit défaussée lorsque des facteurs humains comme les autres joueurs rentrent en jeu ?
En fait, si la plupart des gens ont regardé Akagi, ce n'est pas pour le coté mahjong de la chose, mais pour la psychologie des personnages poussée à fond. C'est l'un des rares animes où une voix off (fait par Touru Furuya (Armuro Ray, Seya, Yamcha)) peut être considérée comme un personnage tellement elle est utilisée. D'ailleurs le style très carré de l'auteur et le dessin très simplistes des expressions fait que l'on comprend facilement l'état du personnage.
Parler des expressions des protagonistes dans Akagi sans parler des ざわ(zawa) serait un crime. Zawa est une onomatopée créée par Fukumoto pour indiqué la stupeur et l'étonnement des personnages. Si un personnage fait quelque chose d'extraordinaire, inattendu ou tout simplement énorme, tous les autres présents feront des ざわ. L'expression est tellement utilisée qu'on en compte une dizaine par chapitre de 20 pages.
Comme vous devez déjà le savoir, une adaptation en anime du manga existe. Utilisant le style de Fukumoto à la perfection pour rendre l'animation simple mais efficace, l'anime marquera surtout pour ses longueur qui ressortent plus que dans le manga. Certains épisodes étant littéralement 20 minutes d'explication de la part du narrateur de la situation des personnages, le format manga était largement mieux adapté pour Akagi. De plus, Fukumoto n'ayant pas l'habitude de finir ses mangas (enfin tout du moins pour le moment), l'anime s'arrête d'une manière assez sèche en plein milieu d'une partie laissant une fin très amère. On aurait préféré que le final soit un épisode écrit spécialement pour l'anime plutôt qu'une fin aussi net qui de plus ne permet pas de suite à l'adaptation.
En parution depuis 1992 au japon, avec 22 tomes disponibles, ce seinen n'est pas disponible en dehors du japon. A moins de se rapatrier sur les moyens illégaux, il est relativement difficile de découvrir cette œuvre.
L'anime quand à lui datant de 2005 parcourt en 25 épisodes une bonne partie de ces 22 tomes mais souffre d'une fin net et qui de plus est difficilement qualifiable de fin. Comme pour le manga, introuvable pour le moment en dehors du japon.
Ecrit par le 2010-04-09 13:07:15
Le Mahjong
Comme annoncé dans l'un des articles précédents, on commence la spéciale « Jeux et Paris » sur Home Made Naouak. Pour débuter en douceur, lançons cette série d'article par la présentation d'un jeu asiatique que vous connaissez tous sans pour autant le connaître (Le contre-sens est voulu) : Le Mahjong.
Toute personne qui a déjà perdu du temps inutilement avec des jeux sur un ordinateur à déjà joué à un jeu qui s'appelle Mahjong (ou autre variante avec Mahjong dans le nom orthographié à chaque fois d'une manière différente). Le principe est simple, des tuiles sont mises en pyramide et vous devez faire des paires avec les tuiles visibles afin de les retirer. Vous gagnez lorsque toutes les tuiles ont disparus.
Sachez que ceci n'est pas du mahjong ! C'est ce qu'on appelle le Shangai, un jeu solitaire qui utilise les tuiles du mahjong.
Le Mahjong est un jeu que l'on peut considérer comme le poker asiatique : un jeu d'argent mélangeant chance et stratégie. Originaire de chine, le jeu de Mahjong se joue avec des morceaux de bambou et d'os qui assemblés pour former des tuiles. Celles-ci se comportent comme des cartes : chacune possède une face cachée et une autre indiquant sa valeur.
Il y a 4 types de tuiles dans un set standard chinois : les couleurs, les vents, les dragons et les saisons/fleurs. Il y a 3 couleurs différentes : le bambou (sou), le cercle (pin) et le caractère (man).
Chacune de celles-ci sont déclinées de 1 à 9. Il y a ensuite 3 vents : Rouge Vert et Blanc. Un vent par direction de la rose des vents (nord, sud, est et ouest) et finalement 8 tuiles de saisons et fleurs.
A l'exception de cette dernière catégorie, toutes les tuiles sont disponibles en 4 exemplaires dans un set standard. On arrive donc à 144 pièces (4*9*3+4*3+4*4+8).
Dans un bon nombre de variantes, les saisons et fleurs sont retirées car elles ne sont que des tuiles bonus que l'on remplace aussitôt qu'on pioche.
La main d'un joueur est formée de 13 à 14 tuiles (selon le moment du jeu). Pour gagner, un participant doit avoir dans sa main 4 séquences et une paire (deux tuiles identiques).
Les séquences sont les suivantes:
brelans (pung ou pon) ou carré (kong ou kan) : Trois à quatre tuiles identiques (ex: trois dragons rouges).
Suite de trois tuiles (chow ou chi) : Trois tuiles qui se suivent (ex : 2-3-4 de bambou).
Afin de modifier leur main et pouvoir ainsi finir, les participants piochent puis défaussent chacun leur tour jusqu'à ce que toutes les tuiles disponibles aient été utilisées. Ainsi un joueur se retrouve avec 14 tuiles lors de son tour et 13 lorsque les autres jouent.
Si grâce à la dernière tuile défaussée par n'importe quel joueur ou qu'en piochant, le joueur finit sa main, il déclare mahjong ("tsumo" dans le cas d'une pioche, "ron" sur une défausse) et remporte la manche.
Voilà le plus gros des règles, après le reste des règles dépend de la variante jouée. Parmi les variantes les plus connus, on peut citer le Ming et le Riichi. Expliquer les règles des différentes variantes équivaudrait à partir dans un document d'une 20aine de page par variante autant les règles peuvent parfois être complexes.
Le Mahjong est un jeu chinois et ici on parle de truc japonais, alors pourquoi parler de ce jeu ? Dans les deux variantes qui ont été citées, il y avait le Riichi. Venant de l'anglais « Reach », c'est une version des règles qui a été créé par les japonais peu après la seconde guerre mondiale. Depuis ce temps, le riichi est devenu le poker du japon et bien évidemment, les supports d'animations et les mangas sur ce jeu ne cessent de paraître. Malheureusement pour nous les occidentaux, le Riichi étant un jeu ancré dans la culture nipponne, la plupart des récits qui parle de mahjong ne prennent pas le temps d'expliquer comment fonctionne le jeu. On se retrouve alors devant des histoires remplies de termes incompréhensibles qui auraient pu être intéressantes si on savait ce que veux dire « tenpai » ou encore « tsumo ».
Vu que cette séquence « Jeux et Paris » va parler entre autre de série de mahjong, il est nécessaire d'avoir un minimum de connaissance pour les visionner sans trop de problèmes de copréhension.
C'est quand même bien beau de parler d'un jeu, mais bon si on peut pas le tester, c'est pas très drôle. Testez le mahjong riichi sur ce jeu en anglais de gamedesign.jp, un site qui se spécialise sur des portages en flash de jeux de cartes/plateaux japonais. Lisez bien le texte en dessous avant de jouer, il vous expliquera les spécificités de la variante.
Vous devriez maintenant être en mesure de comprendre une bonne partie des animes et mangas sur le mahjong. Il ne vous restera plus que les termes japonais qui s'apprennent avec la pratique.
Si vous voulez jouer au Mahjong sur Paris, vous pouvez vous diriger vers l'Epita qui organise des sessions de jeu gratuites tous les mardis soirs et dimanches après-midis. Pour le reste de la France, il faudra se tourner vers un organisme comme la fédération française de mahjong pour trouver des joueurs.
Si vous êtes sur Lille, vous pouvez venir à l'IRL otaku du 7 mai 2010, il y aura plusieurs joueurs et l'organisation de parties de mahjong régulières sur Lille pourrait se faire à ce moment là.
Les visiteurs de la convention Epitanime pourront aussi découvrir le jeu dans la salle réservée aux jeux de société de la convention.
Ecrit par le 2010-04-08 21:33:42
Liar Game - Le Retour
En septembre dernier, on vous parlait dans ces pages de Liar Game, petite révélation manga surprenante qui nous livre une sorte de Death Note sans aucun mysticisme et surtout laissant au public la possibilité de deviner.
Liar Game est un manga pour joueur, ou plutôt pour personne qui aiment la stratégie et le jeu. Chaque arc consiste en un jeu dont l'héroïne en cherchera la solution pour le gagner et pouvoir échapper d'une dette incommensurable de plusieurs millions de yen.
Joie pour tout ceux qui ont apprécié l'œuvre toujours en cours de parution du coté du soleil levant, Tonkam a décidé d'éditer le manga en France. Le premier tome arrivera dans votre librairie préférée dès le 30 juin prochain.
Cette date de sortie n'est pas anodine : quelques jours avant la Japan Expo 2010. Cela veut dire une chose : Tonkam veut que ce manga ait du succès.
Même si le premier tome de Liar Game est loin d'être le meilleur et qu'il n'est pas en adéquation parfaite avec la suite de la série, il reste un passage très sympathique. Peu de rebondissements mais une fin de tome assez surprenante pour compenser le reste de ce premier arc qui manque de punch.
Liar Game s'est aussi doté d'une adaptation du manga en Live Action. Reprenant les arcs du manga, le drama suit bien la trame de l'histoire pendant quelques épisodes jusqu'à décider de faire des modifications assez grosses d'éléments. Un personnage se verra par exemple changer de sexe du manga au drama sans aucune raison valable.
Le 4ème arc sera lui complétement réécrit arrivé à son milieu pour finir sur une morale qui ne correspond pas aux idées que véhicule le manga tout au long des chapitres. Pire, un personnage qui été sensé rester en jeu se voit disparaître du Liar Game. Ajoutez à cela le jeu pitoyable des acteurs typique du drama japonais et la surcharge d'effets spéciaux inutiles; vous comprenez pourquoi le drama n'est pas recommandable.
Une seconde saison vient d'être diffusé et le scénario est maintenant totalement différent du manga, les personnages ne sont plus les mêmes. Heureusement, les jeux restent les mêmes et leurs solutions aussi.
Enfin tout du moins au début... Pour clôturer la seconde saison du drama, un film a été réalisé (et est depuis 1 mois dans les salles nippones) avec un « round final » inédit du manga. Espérons qu'il soit à la hauteur du manga et non pas comme la fin de la première saison.
Bref, ce qu'il faut retenir de cet article :
Avec ce billet, on rentre dans une séquence spéciale « jeux et paris », série d'articles qui va surtout rendre un hommage à un mangaka au style très spécial, Nobuyuki Fukumoto, avec la critique de 3 de ses œuvres : Akagi, Kaiji et Zero.





















