La lecture en ligne aurait-elle enfin un avenir ?
Après un dernier article dénonciateur qui m'a valut des menaces d'attaque en justice de la part de Dybex à cause la photo postée, parlons d'une bonne initiative à promouvoir.
Aujourd'hui, nous allons nous intéresser à une nouvelle pratique légale très intéressante : la lecture en ligne.
Depuis la pseudo émergence des tablettes tactiles (ou « ardoises » en bon français) et des smartphones, un nouveau marché est apparu aux yeux des éditeurs de manga papier : le manga en ligne.
Le manga en ligne n'est pas tout nouveau pour la plupart des gens venant de milieux peu légaux. Depuis de nombreuses années des personnes s'adonnent à la scanlation aussi appelé scantrad. La scanlation est une pratique consistant à illégalement numériser des pages de mangas et les traduire pour les redistribuer sur le net.
L'émergence de l'internet dans le monde a permis à ce phénomène de se développer au point d'atteindre des sommets hors-normes. Parti d'un principe simple et difficilement condamnable, le scantrad voulait à l'origine faire connaître des séries qui n'étaient pas éditées et distribuées chez nous. Même si aujourd'hui certains scanlateurs gardent cette idée à l'esprit, de nombreux scantrads sont aujourd'hui purement illégaux et servent aux « fans » pour assoiffer leur manque de patience ou aux plus avares qui ne veulent pas débourser d'argent pour lire.
Les éditeurs pouvant que difficilement lutter contre le piratage ; une solution équivalente à la VOD a été imaginée pour le manga : la lecture en ligne.
La première tentative de lecture en ligne légale (hors extraits d'éditeur) lancée en France fut Manga Mode en Juin 2009. NTT Docomo, équivalent de SFR et Orange au japon, avait démarré le service dans plusieurs pays d'Europe pour l'ensemble des utilisateurs du réseau Imode. Manga Mode propose en lecture les plus grandes séries du Weekly Shounen Jump de la Shueisha comme Bleach, Naruto, Death Note ou encore Dragon Ball.
Le service n'est accessible que sur les java-phone soit une part très faible de la population mobile Européenne actuelle. Le système utilise un lecteur propriétaire qui permet de lire un format de fichier créé par l'entreprise Bitway. Ce format de fichier permet d'avoir des manga colorisés et scénarisés : plutôt que d'avoir chaque page une à une, le fichier vous présente chaque case les unes à la suites des autres.
Entre le manque d'ergonomie et le manque d'accessibilité du système, il n'a pas su séduire la population française pour le moment.
Pourquoi avoir choisi un mode de distribution aussi restreint que les java-phone ? Il faut savoir que les ayants droits japonais sont généralement relativement frileux en matière d'internet. Les simulcasts qui se sont énormément développés ces deux dernières années ont mis énormément de temps avant d'être acceptés par les japonais.
Le format de Bitway est un format qui a été élaboré avec les ayants droits japonais et l'ensemble des productions fournies sur Manga Mode sont validées directement par les japonais. Bitway n'ayant développé son lecteur seulement pour java-phone, il fut évident pour les japonais que le système ne pourrait être disponible que sur java-phone.
Pour le cas des mangas papier, les ayants droits refusent tout simplement de vendre des droits de publication en ligne des mangas. Enfin, c'était le cas jusqu'à ce qu'il y a peu.
En 2010, Square Enix (qui ne fait pas que des jeux vidéos) lance sa plate-forme de lecture en ligne : Square Enix Mangas. L'éditeur décide de court-circuiter les éditeurs papiers et de distribuer lui même les versions en lignes de mangas déjà traduits en France.
Le service n'est disponible qu'en France et uniquement sur ordinateur. Le lecteur est réalisé en Flash de chez Adobe. Il fait preuve d'une ergonomie relativement peu travaillée ce qui nous offre un faible confort de lecture. Contrairement à Manga Mode, le service demande d'être absolument connecté pour pouvoir lire le manga.
Le business model de la plate-forme ne semble pas très performant car depuis son lancement en été 2010, l'ensemble des tomes mis en ventes sont en promotion. Il faut avouer que le tome en promotion est actuellement à 4€ pièce soit plus de 50% du prix pour la plupart des volumes distribués. Ce prix est extrêmement dissuasif lorsque l'on sait que l'on pourra difficilement emmener son manga pour le lire dans le métro ou sur la plage en été.
Finalement, cette semaine, Izneo, une plate-forme de lecture en ligne de bandes dessinées lance la distribution de Mirai Nikki, série dessinée par Saikai Esuno et distribué en version papier par Sakka. Le premier tome est disponible pour l'instant en location 10 jours gratuitement et l'ensemble des tomes sont achetables à 4,99€ pièce. Vous pouvez aussi louer les autres tomes pendant 10 jours pour 1,99€.
Le service de Izneo est un peu plus attractif que celui de Square Enix : un lecteur en HTML5 (et donc sans plugin additionnel) est disponible, un achat sur le site vous permet de bénéficier du tome iPhone ou iPad. Malheureusement pour les non utilisateurs des appareils d'Apple, il n'existe pas d'équivalent sur Android.
Les applications iPhone et iPad permettent de télécharger directement les tomes pour pouvoir les lire hors ligne. Malheureusement, la lecture sur iPhone n'est pas confortable et comme pour Square Enix, les différents lecteurs, aussi bien pc que tablette ou téléphone, manquent d'ergonomie.
Le prix hors location reste excessif : 5 euros contre 4 euros chez Square Enix.
On reste encore loin d'un service irréprochable, les prix sont encore chers et les lecteurs loin d'être ergonomique, mais avec ces trois initiatives, on peut voir une évolution des services de lecture en ligne engageante. Il est fort probable que dans les prochaines années se développe un service de lecture en ligne intéressant aussi bien au niveau ergonomique qu'au niveau du prix.
Si cette pratique devient viable pour les éditeurs, il ne faudra que peu de temps pour que les simultrads, la traduction et distribution simultanée des chapitres de manga, se développent. On vient bien de voir Gate 7, le dernier manga de CLAMP, chez Kazé manga bénéficier d'une parution en France simultanée avec le Japon pendant la Japan Expo.
De plus, si cette pratique s'avoue être rentable financièrement pour les éditeurs, les ayants droits japonais seront sûrement plus enclins à fournir des licences en lecture en ligne.
Combien d'entre-vous rêvent d'un simultrad du Weekly Shounen Jump ou du Monthly Gangan Comics ?
Ecrit par le 2011-07-06 21:07:22
Je comprends mieux pourquoi le marché va mal
Ils ont eu une période d'or pendant laquelle ils ont récupéré les plus grandes licences de l'époque : Evangelion, Cowboy Bebop, Samurai Champloo, Fullmetal Alchemist... et il y en a encore beaucoup.
Comme toute apogée, elle est suivie d'une décadence. L'article d'aujourd'hui traitera de celle-ci.
Si l'on devait donner une date pour le début de cette nouvelle époque, c'est sûrement Janvier 2010. Dybex faisait le simulcasts de FMA:Brotherhood, une première pour la France qui débloqua pour les autres éditeurs la possibilité d'en faire d'autres.
En début 2010, Dybex annoncait le simulcasts de Dance in the Vampire Bund, la nouvelle production de Akiyuki Shinbou et du studio Shaft. La veille de la sortie du premier épisode sur le portail Dailymotion, une équipe de fansub pirate, la Ame-no-Tsuki, annonce que deux de ses membres sont payés par Dybex pour assurer la traduction de la série.
Ces fansubbeurs qui voulaient montrer leur e-penis aux autres en disant « hey, regardez, notre travail est reconnu par les pros » lança un scandale dans les différentes blogosphère sur la japanimation. D'un coté, on avait les autres fansubbeurs qui commencèrent à casser du sucre sur le dos de la Ame-No-Tsuki et de l'autre, les blogueurs soucieux d'un marché qui survit tant bien que mal qui trouvent la pratique intolérable.
Il faut savoir que les deux traducteurs de la Ame-no-Tsuki (nom qui ne veut rien dire de cohérent au passage) ne parlent pas vraiment japonais. Ils pensent comprendre une phrase par ci par là mais c'est tout. Pour effectuer leur traduction, les fansubbeurs ont décidé de se servir (illégalement) des sous titres de la version Crunchy-Roll qui sortait quelques heures après la diffusion japonaise. Prenez donc une équipe de traducteur non professionnels. Ajoutez le fait qu'ils ne maîtrisent ni l'anglais ni le japonais et le fait qu'ils soient issus d'un milieu pirate. Vous obtenez un fansub « légal ».
La qualité des épisodes était scandaleuse : des sous titres illisibles de 3 km de long et une traduction clairement fausse.
Dybex accumula les retards sur le « simulcast » de la série et finalement on ne pourra voir la fin qu'avec les DVD qui sortiront bien plus tard.
2010 fut aussi une très mauvaise année pour Dybex : 2 grosses sorties, 2 ratages. La première est une édition collector de la version remastérisée de Vision D'Escaflowne. Malheureusement pour les acheteurs de cette édition collector, il s'est avéré que la plupart des épisodes n'étaient pas remastérisées sur les DVD. L'éditeur a dû faire échanger une partie des DVD.
La seconde sortie fut Rebuild of Evangelion 2.22 en Blu-ray. Le Blu-ray a des problèmes de synchronisation sur certains lecteurs. Dybex a du procéder à des échanges encore une fois. Il semblerait toutefois que tout le monde n'a pas forcément eu le droit à un échange à l'heure de l'écriture de cet article.
Il est clair que les clients les plus fidèles à l'entreprise ont perdu en confiance.
Ce fut particulièrement mon cas majoritairement à cause de leur simulcast de Dance in the Vampire Bund mais aussi des coffrets Gold. Pour ces derniers, je laisserai Gemini en parler mieux que moi.
La Japan Expo 2011 fut aussi le théâtre d'une farce monstrueuse qui m'a fait perdre je pense toute confiance envers Dybex. L'entreprise avait annoncé faire des distributions de places pour le film Fullmetal Alchemist : L'étoile de Milos sur leur stand le samedi matin à 11h. Le système de distributions sera du « Premier arrivé, premier servi ». Voulant voir le film, je me suis pointé à leur stand à 9h30. Nous étions entre 20 et 50 à faire la queue à ce moment là.
Voyant le monde qui commençait à venir, un employé qui semblait chargé de la distribution des places décida d'organiser une file d'attente. Il nous dit fièrement : « Vous aurez tous une place ! » et commence à former une file d'attente en nous donnant un numéro chacun. La file s'étend sur une 30aine de mètre en dehors du stand.
À 10h30, on apprends de la part d'un autre visiteur, que finalement ce n'est plus un « premier arrivé, premier servi » mais un tirage au sort. Cela voulait dire que les personnes qui sont venus avec 2h voire plus d'avance n'auront pas forcément de place pour aller voir le film.
Dybex nous dira jamais directement avant le commencement du tirage au sort que c'est effectivement un tirage au sort.
À 11h, heure ou est censé commencer la distribution, Dybex décide d'ignorer complètement la file d'attente et commence à faire tirer au sort des tickets. Les personnes qui étaient dans les débuts de la file d'attente sont complètement oubliés et personne n'est prévenu de la supercherie.
Peu content d'avoir attendu 2h pour avoir une place qui été sensé être en « premier arrivé, premier servi », nous demandons des explications et des excuses à la personne qui a créer la file d'attente. Ce dernier nie en bloc d'avoir réalisé une file d'attente et se réfugie avec un « ce n'est pas moi, c'est les japonais ». Il n'y a eu AUCUNE actions de la part des organisateurs pour essayer de contrôler la situation qui commençait à devenir insensée : les gens ayant fait la file d'attente se retrouve tout simplement doublés par des gens qui arrivent par l'autre coté.
La seule action qu'a fait Dybex, c'est appeler la sécurité parce que la tension montait et qu'on demandait des excuses de la part du staff de Dybex. Certains tentaient d'être un minimum diplomates mais le responsable de la situation ne fera toujours rien et ne s'excusera toujours pas. Il ira jusqu'à cacher son badge pour pas qu'on puisse savoir qu'il est de Dybex ni même qui il est. D'ailleurs, si vous connaissez la personne sur la photo ci-jointe, pouvez vous m'envoyer un moyen de le contacter ?
Comment s'est soldé l'affaire ? Parmi les premiers arrivés, peu d'entre eux ont eu des places. Certains ont réussi à en avoir en allant sur d'autres stands qui respectaient les conditions énoncées à l'avance et qui n'ont eu aucun problème.
Dybex savait qu'il allait y avoir du monde, le personnel du stand disait qu'il fallait venir à l'avance parce qu'il allait y avoir du monde et que c'était du « premier arrivé, premier servi ».
Ce qui me restera au travers de la gorge, ce n'est pas de ne pas avoir eu de place pour ce film après tout j'attendrai 6 mois la sortie d'un blu-ray, qui sera je l’espère directement fonctionnel. 6 mois si Dybex décide de faire son boulot correctement bien sur. Ce que je retiendrai de Dybex, c'est que l'entreprise, de part ses dernières actions, nous pousse à aller consumer du fansub plutôt que des produits officiels.
Rien n'a été fait pour Dance in the Vampire Bund et pourtant il y avait matière à faire. Il suffit de voir Wakanim qui avait décidé de faire une traduction plus orientée fansub pour Que sa volontée soit faite mais qui a retraduit l'ensemble de ses épisodes pour corriger cette erreur.
L'édition d'Escaflowne et celle d'Evangelion 2.22, deux grosses sorties de 2010/2011 pour l'entreprise, qui sont ratées : ce ne sont sûrement pas les seules sorties de 2010/2011 à avoir un problème.
Des « fans » de Dybex me disent sur Facebook de calmer ma colère façe au foutage de gueule qu'on a eu samedi matin. Je pense qu'après tout ce que fait subir au public et au marché Dybex, on peut de droit s'énerver.
On me prétexte que Dybex est le seul éditeur humain aujourd'hui. Bizarrement, c'est le seul éditeur avec lequel je n'ai jamais réussi à parler.
Wakanim est venu jusque dans les commentaires de l'article sur Fractale et j'ai pu les rencontrer plusieurs fois.
J'ai déjà eu des échanges par mail avec Beez et j'ai parlé avec du personnel sans aucun problème sur plusieurs conventions et souvent longtemps.
J'ai pu avoir une longue discussions avec des membres de Kazé-Manga l'année dernière à la Japan Expo.
J'ai pu rire avec une des co-fondateurs de Ki-oon lors de la Japan-Expo précédente.
Suis-je un élu qui peut parler avec l'ensemble des éditeurs sans même avoir à me présenter ?
Il faut avouer que faire autant d'erreurs et autant de coup dans le dos ; il n'y a qu'un humain pour ça.
Comment Dybex pourrait-il se racheter ?
Faire des excuses publiques de la part de Dybex ou du responsable de la distribution des places.
Organiser une seconde séance pour contenter les gens qui n'ont pas eu de place malgré leur présence dès 9h du matin le samedi (c'est un peu surréaliste mais bon).
Je pensais pouvoir m'arrêter là dans cet article mais de nouveaux faits m'ont été encore reporté : La diffusion de Trigun le film pendant la JE devait être en version originale, mais suite à un problème de sous-titres, il a été diffusé en version française. Ce même problème serait d'ailleurs présent les DVD de Trigun le film vendus pendant la convention !
La box intégrale de Durarara !! serait de qualité médiocre : des fautes d'orthographes dans les sous-titres ont été reportées sur le mur facebook de Dybex.
Dybex vient aussi de déposer sur son mur facebook un article amusant pour se justifier du fiasco de samedi matin : La création de file d'attente est toujours niée et est reléguée à un comptage des personnes mise en ligne pour faciliter le compte. La décision de passer à un tirage au sort semble d'après ce « communiqué » avoir été prise par Dybex et non Square Enix. On y parle aussi d'émeute alors qu'on en était clairement très loin. Ça parle d’agression du personnel par des « fans » voulant récupérer une place sauf qu'il est omit que cet agression était une simple tentative de la part d'une connaissance de voir le badge du responsable de la file d'attente. Bref, c'est un beau concentré d’hypocrisie et de désinformation.
Merci Dybex pour votre sincérité et votre travail de qualité. On ne peut que vous féliciter.
Petit rajout suite à une remarque de @neokenji01 sur Twitter :
- Rebuild of Evangelion 2.22 souffrait aussi d'un problème au niveau du doublage français
- Cowboy Bebop édition collector souffrirait d'un mauvais encodage, je cite : " les DVD du box collector de la série : encodage honteux sur certains passages."
Encore une autre info qui vient d'arriver par Twitter. ICI et LA
Ecrit par le 2011-07-05 21:34:11
Et si on simulait ? - v3.5
Si des éditeurs annoncent encore des simulcasts pour la saison (ce qui m'étonnerait mais on est pas à l'abris d'une annonce tardive), ce tableau sera mis à jour.
N'hésitez pas à signaler toute erreur ou manque pour que je corrige ça au plus vite.
Ecrit par le 2011-04-22 23:02:15
Fractale chez Wakanim.tv
En ce vendredi 14 janvier 2011, Wakanim.tv a lancé le simulcast de Fractale, la dernière production noitaminA, qui est bien sur en cours de diffusion au Japon. Pour l'événement, le site VOD a amélioré son service. Par le biais d'un communiqué de presse, ils avaient annoncés quelques jours auparavant qu'ils allaient faire du simulcast en 1080p (ou encore « FullHD » pour les commerciaux ou 1920x1080 pour les graphistes). Ils annonçaient aussi que les épisodes seraient gratuit pendant un mois, puis qu'à terme de cette période, ils seraient accessibles en location de 48h au prix de 0,79€ l'épisode.
On a ici clairement une offre qui
semble des plus intéressantes pour du simulcast. On a un prix à
l'épisode annoncé moins cher que KZPlay (0,99€ pour 48h) et une
qualité de vidéo annoncée énorme.
Il y a tout de même un gros point noir qui nous faisait peur jusqu'à la sortie :
le simulcast de « Que sa Volonté soit faite »(Kami nomi zo shiru sekai) ne s'était pas vraiment bien passé.
Wakanim.tv utilisait alors la plateforme de partage vidéo Wat.tv pour diffuser ses vidéos. Une plateforme qui est loin d'être la meilleure dans ce qu'elle fait. En l’occurrence, plusieurs personnes se sont cassés les dents sur IRC pour réussir à lire une vidéo. Le résultat fut peu concluant pour certains. Malgré toutes ces embûches, on finit par réussir à voir la vidéo dans une qualité pas mauvaise (cela semble être du 720p).
On peut donc leur accorder le bon point de la qualité vidéo. Quid de la traduction ?
Là, ça fait mal. Même sans parler couramment japonais, la traduction faisait peur pour du « professionnel ». Si le style des sous-titres est sobre(blancs entouré d'une bordure noire) et très lisible, la qualité de la traduction laisse vraiment à désirer.
On s'est retrouvé avec des suffixes typiquement japonais (« kun », « chan » et autre joyeusetés du genre) mais aussi des notes de traduction et des refus de traduction. C'est un comble quand même de voir écrit « Yoroshiku » tel quel dans un sous titre d'une traduction française.
On peut très clairement qualifier la traduction au niveau d'un fansubbeur.
Mais oublions ce passé et intéressons nous plutôt à ce nouveau simulcast. On voit déjà qu'au staff, c'est encore le même traducteur qui fait Fractale. On craint déjà le pire.
Dès 20h, Wakanim proposait bel et bien le premier épisode de Fractale en simulcast et on a enfin pu découvrir en quoi consistait le nouveau système.
Les épisodes gratuits sont diffusés encore et toujours sur Wat.tv à notre grand dam. Par conséquence, pas de 1080p pour les diffusions gratuites mais il faut se contenter du 720p distribué très lentement par les serveurs de Wat.tv.
Pour bénéficier de la qualité vidéo qui était annoncé, il faut utiliser le service premium. C'est la partie payante du site. Comme sur un bon nombre de boutiques qui vende du produit dématérialisé, on arrive sur un système de points/crédits. Un crédit vaut 0,79€ et le visionnage d'un épisode vaut 1 crédit.
Pour pouvoir profiter du 1080p il faut donc recharger son compte en crédit, par le biais d'une interface relativement simple. On remarquera que les crédits ne peuvent pas être acheté autrement que par paquets de 5 (pour 3,99€) ou de 10(pour 7,99€) et un à la fois. C'est pas vraiment génial quand on veut juste tester la partie premium. Notez tout de même que l'achat par 10 coûte plus cher d'un centime par rapport à deux paquets de 5.
On aurait aussi aimé avoir la possibilité d'avoir une offre abonnement qui permet un accès illimité au catalogue plutôt que de devoir louer chaque épisode un à un.
Après avoir rempli le compte, on peut enfin accéder à l'interface qui permet de voir l'épisode en payant. Wakanim.tv a eu du retard pour mettre le 1080p en ligne. Ils annonçaient 3h de retard, pas très sérieux pour un lancement, mais comme ils sont encore jeunes, on peut les pardonner.
Ils profitent de ce retard pour annoncer que les épisodes suivants n'auront plus 27h de différence avec le japon mais seulement 1h (les épisodes seront donc mis sur la plate-forme, chaque jeudi à 18h).
Après avoir sélectionner un épisode, on a le choix entre 5 versions : 3 qualités différentes soit en streaming ou en téléchargement. C'est la première fois que l'on voit la possibilité de télécharger un simulcast sur le territoire français. Les utilisateurs peuvent donc récupérer des fichiers f4v qui permettent de lire la vidéo à travers un lecteur en Adobe Air. C'est dommage qu'on ne puisse pas utiliser nos lecteurs vidéos préférés surtout quand on voit que celui proposé est pauvre en paramètres configurables.
Les vidéos utilisent un DRM(Gestionnaire de droits numériques) nommé Flash Access 2.0 qui lui aussi sort de chez Adobe. C'est un DRM relativement récent qui ne semble pas avoir été contourné pour le moment. Il aurait été tellement plus intéressant d'avoir du DRM social plutôt que quelque chose d'aussi restrictif, mais bon on peut comprendre que les ayants droits n'ont pas non plus envie de voir leur vidéo gratuitement sur le net comme c'est déjà le cas avec les fansubs.
La vidéo fait tout de même le petit poids de 650mo, on peut donc s'attendre à une bonne qualité d'encodage surtout avec le support natif du h.264 de Flash.
Lorsqu'on lance la vidéo avec le lecteur fourni, on doit s'identifier sur le serveur de Wakanim par un invité de texte assez sibyllin vu qu'il n'y a que le titre « veuillez vous authentifier » et deux champs texte même pas annotés. Ça veut donc dire que malgré qu'on ait téléchargé la vidéo, il faut être connecté à internet pour la voir. Pas de Simulcast légalement dans le train dans ce cas.
La qualité de la vidéo est comme attendu superbe. On aurait pu s'attendre à des artéfacts autour des sous-titres intégrés directement dans l'image mais finalement le travail d'encodage est bon : le bruit et les artéfacts sont rares et sûrement dus au matériel fourni par les ayants droits. On a une vidéo en 30 images par seconde ce qui rend les plans avec des translation plus fluide. Bref la qualité est un très gros bonus de la part de Wakanim, en espérant que l'encodage reste de cette qualité tout le temps.
C'est dommage que le DRM demande une meilleure machine pour lire la vidéo que si elle n'en avait pas (l'opening ayant eu un peu de mal sur un core i7-Q740 avec une nvidia GT435m, configuration datant de Novembre 2010).
En ce qui concerne la traduction, on retrouve le même traducteur que pour « Que sa Volonté soit faite »(Qui a pu choisir un tel titre, à part la référence religieuse, ça n'a rien à voir avec le titre original qui lui a un sens au niveau de l'histoire) et forcément ça se ressent. Les personnages n'utilisant pas de suffixes ou de mots comme « Keikaku », on a pas eu le droit a des refus de traduction. De l'autre coté, les structure de phrases étaient vraiment bizarres et on sentait parfois que ça faisait plus transcription que traduction. S'il vous plait, Wakanim, trouvez-vous un traducteur qui fasse une traduction de niveau professionnel, pas du fansub.
On notera quand même que la bande annonce pour le prochain épisode n'est pas fournie avec l'épisode. C'est un petit plus qu'on aurait bien aimé avoir surtout qu'il aurait pu donner un peu plus envie de voir le suivant.
Bref, ce premier épisode de Fractale chez Wakanim, malgrès les quelques ratés est globalement une réussite pour ce jeune fournisseur de VOD. Ce qu'on reprochera surtout à Wakanim, c'est la traduction et le DRM qui impose une bonne configuration pour pouvoir regarder du 1080p. On espère aussi qu'au modèle du paiement à l'acte s'ajoute un abonnement illimité histoire de pas payer 2 fois sa vidéo si on se rend compte que le 1080p au final ne passe pas. Selon « Wakadmin », l'administrateur du site, ils sont en ce moment en train de voir pour du micro paiement par Allopass(appel surtaxé ou sms plus) et l'abonnement n'arrivera qu'après que le catalogue soit un peu plus conséquent.
Copyrights images : © fractale committee
Ecrit par le 2011-01-15 03:16:36
Et si on simulait ? - édition Printemps 2010
Qui dit nouvelle saison d'animés, dit nouvelle série de simulcasts. Comme pour la saison précédente, les éditeurs nous proposent des simulcasts de séries en cours de diffusion au japon.
Simulcast, Késako ? Le simulcast est un jeu de mot entre Simultané et Broadcast (émettre, diffuser en anglais). Cela signifie qu'une œuvre est diffusée simultanément sur plusieurs supports. Dans le cas de la japanimation, cela équivaut à dire que les épisodes sont disponibles légalement chez nous quelques heures après la diffusion à la télévision japonaise.
Si il est sûr que cette saison s'avère pour le moment moins riche en simulcast que la précédente, on a eu le droit à un petit lot de nouveautés.
Commençons par voir ce qui reste disponible en simulcast par rapport aux saisons précédentes. Des 7 simulcasts disponibles auparavant (La Mélodie du Ciel, Dance in the Vampire Bund, Durarara!!, Cobra The Animation, Kobato, Fullmetal Alchemist : Brotherhood et The Book of Bantorra) seulement 2 continuent leur chemin. Durarara!! ayant prévu de s'étaler sur deux saisons, il continue à être diffusé gratuitement sur la chaine DailyMotion de Dybex; de même pour la nouvelle version des aventures des frères Elric qui continuent jusqu'au moins la fin du mois de mai.
Si Dybex continue 2 simulcasts sur les 3 qu'il avait la saison dernière, il n'annonce pas pour autant de nouveautés pour compenser la fin de Dance in the Vampire Bund. En même temps vu le retard accumulé pour cette dernière série, ils ont encore 3 séries en diffusion sur leur chaine DailyMotion.
Du coté de Kazé, second éditeur à faire du simulcast en France, c'en est fini avec La Mélodie du Ciel, Cobra The Animation, Kobato et Bantorra. Pour palier au vide laissé par ces 4 simulcasts, Kazé a décidé de faire une diffusion (assez anecdotique) hebdomadaire de Honey & Clover, série inédite en France. Ils ont aussi annoncé le lancement d'un nouveau label VOD : Kazéneo. Le but de celui-ci serait de fournir aussi bien en simulcast qu'en simple VOD des titres issus de la case horaire de la chaine FujiTV : niotaminA. Le label a commencé avec deux simulcasts : Goyô et The Tatami Galaxy.
Malheureusement pour le public français, seul deux nouveaux simulcasts ont été annoncés pour cette saison. Cela m'étonnerait que d'autres soient mis en place vu que la saison est déjà bien entamée et que toutes les séries ont démarré. Il faudra donc se contenter de deux nouveaux programmes et de la continuation de deux autres.
Donc au programme des simulcasts de cette saison:
Fullmetal Alchemist: Brotherhood
Nouvelle adaptation du manga de Hiromu Arakawa. Toujours avec le studio Bones connu pour avoir fait Eureka SeveN, Bounen no Xam'd ou encore la première série Fullmetal Alchemist.
Cette fois-ci contrairement à la première série, les épisodes suivent à la lettre les chapitres du manga.
Pour les quelques personnes qui ont vécus dans un bunker antinucléaire ces dernières années, voici le synopsis de la série :
Edward et Alphonse Elric ont commis l'irréparable : ils ont tenté de ramener à la vie leur mère grâce à l'alchimie. Cette science repose sur le l'échange équivalent, pour obtenir quelque chose, il faut donner autre chose de valeur équivalente. Pensant pouvoir faire revivre leur chère maman adorée en réunissant les composants d'un corps humain, ils tentèrent de transmuter l'être perdu. Malheureusement pour eux, la transmutation a mal tournée et ils y ont laissé des cicatrices. Edward à perdu un bras et une jambe tandis que Alphonse y a laissé son corps. Bien déterminés à récupérer leur corps d'origine, les deux frères se lance dans la poursuite de la pierre philosophale.
Retrouvez l'ensemble des épisodes gratuitement sur la chaine DailyMotion de Dybex ici.
Durarara!!
L'auteur de Baccano! a encore frappé avec une nouvelle série de roman qui cette fois se passe dans le quartier d'Ikebukuro. Encore une fois, on nous propose toute une série d'intrigues qui s'entremêlent. Plongez dans un quartier de grande ville ou de nombreuses bizarreries et rumeurs circulent : un motard sans tête, un homme tellement fort qu'il lance les distributeurs de boisson sur les gens, un restaurant de sushi russe... Même si la série est largement en deçà de Baccano! Cela reste un bon moment très agréable.
Comme pour Fullmetal Alchemist: Brotherhood, retrouvez l'ensemble des épisodes sur la chaine Dailymotion de Dybex.
Goyô
De son titre original Sarai-ya Goyô, cette série est l'adaptation du manga de Natsume Ono (auteur de Ristorante Paradisio) qui paraît actuellement chez Kana.
Au détour des épisodes au rythme très lent, on nous narre l'histoire de Akitsu Masanosuke, un ronin (samurai déchu sans appartenance à un Seigneur) très timide qui cherche à survivre. Il est repéré par Yaichi qui lui propose un job de garde du corps. Acceptant l'offre, il se retrouve emporté dans une organisation qui kidnappe des enfants pour survivre avec la rançon qu'ils en tirent.
La série est disponible sur le portail VOD KZPLAY à 0,99 euro l'épisode ainsi que dans leur abonnement (à partir de 4,99 euros par mois) qui propose une douzaine de séries dont les simulcasts. Le premier épisode est aussi disponible gratuitement sur Premiere.fr.
The Tatami Galaxy
Dernier simulcast de la saison, The Tatami Galaxy ( Youjou-han Shinwa Taikei en version originale) est l'adaptation d'un roman de Morimi Tomihiko par les studios Madhouse (La Traversée du Temps, Summer Wars, Card Captor Sakura ou encore Death Note).
Partant à cent à l'heure sur un trip visuel délirant qui donnera l'impression d'être sous l'influence de champignons hallucinogènes, la série nous racontera les conséquences de la première année à l'université de « Moi »(c'est le nom du héros, c'est pas l'auteur de l'article). Partant sur une narration style effet papillon, chaque épisode racontera une nouvelle version de la première année de lycée du héros.
Seconde série du label Kazéneo, elle est elle aussi disponible sur le portail VOD KZPLAY pour le même prix que Goyô (0,99 euros pour les fainéants). Le premier épisode est lui aussi disponible gratuitement sur Premiere.fr.
Si l'on peut considérer que Dance with the Vampire Bund est encore en diffusion chez Dybex à cause du grand retard de la série, on préfèrera dire que arrivé à plus d'un mois de retard, ce n'est plus du simulcast.
Si la saison est moins florissante en simulcasts que la précédente, on se réjouit quand même de savoir que le procédé reste utilisé en France. Après tout lorsqu'une entreprise décide d'assurer la diffusion à un rythme plus rapide que les productions pirates, on ne peut que saluer l'intention. Le format est économique même si il est vrai que ça reste plus cher dans le cas de Kazé qu'un fansub. Profiter de 2 simulcasts (et une dizaine d'autres séries) pour 5 euros par mois, c'est largement accessible à toutes les bourses. On saluera la distribution gratuite de Dybex aussi même si le choix de l'équipe de production et traduction est douteux pour Dance with the Vampire Bund et que Dybex peine énormément à respecter les délais.
Ecrit par le 2010-05-01 19:53:09
Et si on simulait ?
2010 sera une année charnière pour la japanimation en France. En effet alors que notre petit public s'est habitué à acheter régulièrement des galettes avec des épisodes, les éditeurs se sont décidés à bousculer un peu nos habitudes en mettant le paquet sur les simulcasts.
C'est ainsi qu'en l'espace de quelques semaines, on a vu apparaître 4 nouveaux simulcasts chez les différents éditeurs: Cobra The Animation(Kaze), Dance in the Vampire Bund(Dybex), Durarara!!!(Dybex) et Sora no Oto(Kaze) (qui a pris le doux nom de La mélodie du Ciel en français). Ces 4 simulcasts viennent s'ajouter aux 3 précédents qui étaient déjà en cours: Book of Bantorra(Kaze), Fullmetal Alchemist Brotherhood(Dybex) et Kobato.(Kaze) (c'est vraiment bête de mettre un « . » dans un titre).
D'ailleurs, Simulcast, Késako ? Le simulcast est un jeu de mot entre Simultané et Broadcast (émettre, diffuser en anglais). Cela signifie qu'une œuvre est diffusée simultanément sur plusieurs supports. Dans le cas de la japanimation, cela équivaut à dire que les épisodes sont disponibles légalement chez nous quelques heures après la diffusion à la télévision japonaise.
On pourrait croire que c'est une tentative des éditeurs de contrer les fansubs, ou alors de faire plaisir aux fans. Toujours est-il que ça ne peut que nous rendre heureux.
Il ne reste plus qu'aux derniers éditeurs français de lancer leurs simulcasts. (Beez si tu m'entends, il y a .hack//LiNK qui arrive bientôt.) Si chacun se met à faire deux séries, les fansubs auront peu de raison de continuer et peut être que la communauté japanimation se tournera alors vers quelque chose de plus constructif que de tenter de faire une énième team de fansub qui se dit « par des fans pour des fans » alors qu'avec le nombre de pubs sur le site, on se demande si c'est pas juste pour gagner un peu d'argent tous les mois. Bref fermons cette petite parenthèse.
Les simulcasts, comment qu'on y accède ?
Selon l'éditeur le format change radicalement.
Chez Dybex, ils ont choisi de mettre leurs épisodes directement disponibles sur le net sur une chaine Dailymotion, le tout gratuitement.
Chez Kaze, c'est de la VOD, chaque épisode coute 1euros environ et si vous consommez beaucoup, vous pouvez vous abonner pour quelques euros par mois pour avoir accès à une grande partie du catalogue de KZPlay
Histoire de vous mettre un peu l'eau à la bouche, voici quelques descriptions des différentes séries simulées cette saison:
Cobra The Animation
A-t-on vraiment besoin de présenter Cobra ? Ce grand manchot blond qui fait tourner des têtes dans toute la galaxie et qui aime tout ce qu'adore un bon macho revient dans de toutes nouvelles aventures.
Dance in the Vampire Bund
Si on vous annonce que les vampires existent à la télé, vous y croirez vous ? C'est pourtant comme ça que commence la série. Mina Tepes la reine des vampires a décidé de révéler leur existence. Cela n'est pas au goût de Akira qui est toujours très mal à l'aise lorsqu'on parle de vampire; un comble lorsque la reine des vampires s'intéresse à lui.
Durarara!!!
L'auteur de Baccano! Revient encore une fois avec une histoire loufoque racontée de la même manière que dans Snatch. Cette fois-ci, tout se passe dans la banlieue de Tokyo et on parlera non plus d'un braquage d'un train mais d'un motard sans tête. Au programme, des étrangers étonnamment forts, des fous qui aiment les suicides et un étudiant au milieu de tout ça qui sait pas vraiment comment il va s'en sortir.
La Mélodie du Ciel (Sora no Woto)
Première production du projet Anime no Chikara qui a d'abord été dénigrée comme étant K-ON! Saison 2. Il se trouve qu'au final les seuls points communs aux deux séries sont la musique et le character design.
Kanata s'est engagée dans l'armée pour réaliser son plus grand rêve : Faire du clairon. Elle se retrouve alors embarquée dans une petite compagnie qui n'est formée que de 5 filles (elle comprise) dans le pays de Seize. C'est une agréable balade onirique qui oscille entre tranche de vie et science fiction.
Tout un programme pour cette saison avec 7 simulcasts disponible légalement. Le fansub va-t-il conserver sa raison d'être originale encore longtemps ? En tout cas, on peut remercier les éditeurs pour ce superbe travail, en espérant que les traductions sont vraiment faites par des professionnels et non pas par des fansubeurs sous-payés.




















